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De fausses offres d'emploi masquent des escroqueries

De fausses offres d'emploi masquent des escroqueries
14/12/16 à 11:57 par ALEXANDRE (Stéphanie)
Mis à jour le 20/05/17 à 20:11

Parrainage, vente de méthode pour trouver du travail " à coup sûr"... Face à la multiplication d'offres d'emploi piégées, la Répression des fraudes appelle à la vigilance.

Contrairement aux idées reçues, les escrocs n'hésitent plus à profiter de la détresse des chômeurs, à la recherche d'un emploi. Certaines annonces proposent des postes, des activités rémunérées ou des travaux lucratifs qui se révèlent aléatoires et hypothétiques et ne présentent en réalité aucune garantie sérieuse, notamment sur le plan de la rémunération, souligne la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la fraude).

Des offres d'emploi piégées

Parmi les différentes annonces douteuses relevées par les agents de la Répression des fraudes, figurent les ventes de guides ou de fichiers qui incitent le demandeur d'emploi à acquérir, à titre onéreux, une méthode pour gagner de l'argent, ou à s'inscrire sur un annuaire en vue d'être éventuellement contacté par une entreprise ou encore à suivre une formation ou un stage payant. Comme le souligne la DGCCRF, "les activités indiquées dans les guides ou méthodes sont souvent peu réalistes, peu rémunératrices, voire totalement illusoires".

Autre piège : les ventes ou prestations dites "à la boule de neige". Ici, l'annonce promet des gains importants, mais une mise de fonds préalable (achat d'un stock de produits ou de matériel de démonstration), qui, le plus souvent, n'est pas mentionnée dans l'annonce. Ce type "d'emploi" peut aussi prendre la forme d'un système de parrainages (les nouveaux adhérents sont incités à recruter des "filleuls", ces derniers pouvant à leur tour parrainer d'autres personnes et ainsi de suite). Cela repose sur une progression constante du nombre de recrutés arrive rapidement à saturation.

Une amende pouvant aller jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires

La mise en œuvre de tels procédés est punie de deux ans de prison et d'une amende de 300 000 € au maximum.
Le montant de la pénalité peut être porté, de manière proportionnée aux avantages tirés par l'escroc, à 10 % de son chiffre d'affaires. Il encourt également une interdiction d'exercer une activité commerciale.

Face à ces pratiques, la Répression appelle les demandeurs d'emploi à la vigilance. D'autant, qu'ils peuvent également faire l'objet d'arnaques plus classiques comme les faux entretiens, les offres d'embauches frauduleuses ou encore l'arnaque à l'actualisation de leur situation auprès de Pôle emploi... 

Stéphanie Alexandre

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Mots-clés :

EMPLOI , ESCROQUERIE , TRAVAIL




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