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Vrai ou faux ? Echappez aux piqûres de moustiques

Vrai ou faux ? Echappez aux piqûres de moustiques
Juin 2016
Le Particulier pratique n° 424, article complet.
Auteur : RISTE (Christine)

Véritable aimant à moustiques, vous en avez assez d’être persécuté chaque été. Et le moustique-tigre progressant en métropole, vous vous dites qu’il est temps de connaître les moyens efficaces pour vous en protéger. Suivez nos recommandations.

La lumière attire les moustiques

Vrai et faux

Parmi la quarantaine d’espèces de moustiques présentes en France qui s’attaquent à l’homme, seules quelques-unes sont attirées par la lumière : Culex et Anopheles, notamment. Aedes (dont fait partie le moustique-tigre) y est insensible. Quand la fenêtre d’une pièce est ouverte, les moustiques sont surtout attirés par le dioxyde de carbone (CO2) dégagé par la respiration de la personne qui se trouve à l’intérieur. S’ils détectent du CO2 (ils peuvent le faire à plusieurs dizaines de mètres), ils entreront donc que la lumière soit allumée ou éteinte. Pour fondre sur leur proie, ils suivent les radiations infrarouges émises par la personne (sa chaleur) et certaines odeurs corporelles, comme la sueur. Après un effort ou un coup de chaud, le risque de les attirer étant accru, mieux vaut se doucher et se changer rapidement. 

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Les moustiques ne transmettent pas le VIH, le virus du sida

Vrai

Un moustique n’est pas une seringue volante. Lorsqu’il pique, il n’injecte pas de sang, mais de la salive. Pour que l’insecte transmette un virus, celui-ci doit être adapté à l’espèce de moustiques considérée et pouvoir passer différentes barrières biologiques afin d’atteindre les glandes salivaires du moustique, explique Frédéric Jourdain, ingénieur au Centre national d’expertise sur les vecteurs. Ce n’est pas le cas du VIH, qui ne peut pas se répliquer dans le moustique, lequel le digère donc. D’autres virus, comme la dengue, le chikungunya ou Zika, se transmettent par l’intermédiaire de moustiques contaminés, car ils sont adaptés aux moustiques. »

Introduire des plantes dans ses repas peut éviter de se faire piquer

Vrai

Selon le dermatologue Paul Dupont, auteur de Soigner sa peau au naturel (éd. Eyrolles), « quand on a tendance à se faire piquer, c’est parce que le foie ne parvient pas à éliminer les toxines. Cela crée de l’acidité et, par conséquent, plus de CO2 émis par la sueur, ce qui attire les moustiques. Il faut donc aider cet organe en buvant, par exemple, des tisanes de romarin, de chardon-Marie ou de citronnelle. Quelques gouttes d’huile essentielle de menthe à la fin du repas, par voie orale, peuvent aussi modifier les odeurs corporelles ». Pour réduire l’émission de sueur, le praticien conseille aussi d’agir sur l’intestin : « On peut favoriser la digestion en ajoutant, par exemple, une feuille de laurier, dans les aliments. Et prendre par voie orale des produits qui vont réparer la flore intestinale, comme des probiotiques. » Si malgré cela, vous êtes piqué, une crème à base de cortisone calmera la réaction inflammatoire. « Les dermocorticoïdes contenant moins de 1 % de cortisone peuvent être achetés sans ordonnance. Si vous faites de grosses réactions, mieux vaut demander à votre médecin de vous prescrire une crème plus concentrée, qui sera plus efficace », recommande le Dr Fabien Guibal, dermatologue à l’hôpital Saint-Louis, à Paris.

Il y a des peaux à moustiques

Vrai

« Certaines personnes attirent plus les moustiques que d’autres du fait du cocktail de composés chimiques, des acides gras pour être précis, présents dans leur odeur corporelle », explique Frédéric Jourdain. Cela dit, « quand la femelle moustique, la seule qui pique, a faim parce qu’elle doit développer ses œufs, elle pique ce qu’elle trouve ! En laboratoire, n’importe quelle main placée dans une cage remplie de moustiques affamés se fera piquer », souligne le Dr Arezki Izri, chef du service de parasitologie-mycologie de l’hôpital vicenne, à Bobigny. De plus, tout le monde ne réagit pas de la même manière aux piqûres de moustiques. Quand la piqûre provoque de gros boutons et des démangeaisons intenses, la victime a le sentiment d’être systématiquement piquée. Chez une personne peu sensible, les piqûres pourront passer inaperçues, et elle aura l’impression de ne jamais se faire piquer.

Des remèdes naturels calment les démangeaisons

Vrai

Si vous avez été piqué, Sylvie Hampikian, auteur de Soins naturels des 4 saisons (éd. Terre vivante), préconise d’« appliquer sur les piqûres une goutte d’huiles essentielles de citronnelle, de géranium rosat, de menthe poivrée ou de lavande vraie ou aspic. Le vinaigre, le jus de citron, le poireau ou l’oignon sont également efficaces. Certaines plantes peuvent aussi être malaxées afin d’en extraire le jus : le basilic, les feuilles de cassis, le cerfeuil, le persil, la sauge, la mélisse, la menthe, les fleurs de souci, le thym, le romarin ou la lavande. Tous ces remèdes naturels sont utilisés pour leurs propriétés anti-inflammatoires et/ou antiprurigineuses ».

Je peux être allergique aux piqûres de moustiques

Faux

Avant d’aspirer le sang, la femelle y injecte un peu de salive, qui le liquéfie afin qu’il ne coagule pas dans sa trompe. « La piqûre stimule les défenses immunitaires, qui sécrètent de l’histamine, la substance produisant les démangeaisons », explique le Dr Guibal. Selon sa sensibilité, la personne aura un œdème et une irritation plus ou moins importants. « Une réaction impressionnante ne traduit pas la dangerosité de la piqûre. On peut effectivement être sensible aux piqûres de moustiques, mais on ne peut pas à proprement parler d’allergie. Ces piqûres ne déclenchent pas d’urticaire ni un choc anaphylactique comme le venin d’une abeille ou d’un serpent pourrait le faire », précise le Dr Guibal. Par ailleurs, la salive du moustique n’étant pas un allergène, il n’y a aucune raison de se faire désensibiliser. « Ainsi, un traitement à base d’antihistaminiques est inadapté », conclut le dermatologue.

Je ne risque d'être piqué qu'en fin de journée

Faux

Si Anopheles et Culex piquent plutôt la nuit, les moustiques-tigres attaquent, eux, toute la journée, avec un pic d’agressivité en début de journée et en fin d’après-midi. « Le moustique-tigre est très agressif. Vous ne vous en débarrassez pas d’un revers de la main, précise Frédéric Jourdain. Il vient, il pique. 48 heures après une piqûre, une fois qu’il a digéré son repas de sang et pondu ses œufs, il repique. Et il est souvent présent en nombre, ce qui en fait une véritable nuisance. » Dans la journée, les moustiques-tigres piquent davantage à l’ombre qu’au soleil. Le vent freine un peu leurs attaques, car les flux d’air les empêchent de voler correctement. Faire tourner un ventilateur ou mettre la climatisation en marche est déjà un bon moyen de se protéger quand on est à l’intérieur, même si cela ne suffit pas.

Les lotions répulsives cutanées utilisent toutes le même principe actif 

Faux

Quatre principes actifs chimiques entrent dans la composition des répulsifs cutanés vendus en France : le citriodiol, l’icaridine (ou KBR 3023), l’IR 3535 et le DEET. Ces molécules repoussent le moustique en l’irritant ou en perturbant son système sensoriel, ce qui ne lui permet plus de repérer ses proies. Vous êtes réellement protégé durant environ 4 heures (les fabricants sont souvent optimistes sur les packagings). Selon les tests de l’UFC-Que Choisir, les produits à base de DEET sont les plus efficaces (une concentration à 30 % suffit). Ils sont donc recommandés dans toutes les zones où les moustiques risquent de transmettre des virus entraînant des maladies mortelles. L’efficacité de l’icaridine est « correcte ». Celle de l’IR 3535 dépend « de la composition du produit : un répulsif qui contient 20 % d’IR 3535 peut être très efficace, un autre qui en contient 25 % peut ne pas l’être. Celle du citriodiol est éminemment variable, en fonction de la formulation ». Il faut toujours respecter les indications d’utilisation du fabricant. Sur le site invs.sante.fr, vous pouvez consulter le Bulletin épidémiologique hebdomadaire sur les recommandations sanitaires aux voyageurs (à paraître en juin) qui fournit des informations très détaillées sur tous les produits du marché. Enfin, l’UFC-Que Choisir engage à renoncer aux répulsifs cutanés naturels à base de plantes (extraits, huiles essentielles), car « ils ne protègent pas ».

Les émetteurs d'ultrasons éloignent les moustiques

Faux

Les moustiques sont insensibles à ces vibrations émanant d’objets ou d’applications pour smartphones. Quant aux bracelets antimoustiques, « que leur principe actif soit chimique ou à base de plantes, ils sont inefficaces parce qu’ils ne permettent pas une protection de tout le corps. Ils vont protéger la partie du poignet où ils sont placés, mais pas les mollets », explique Frédéric Jourdain. Les huiles essentielles (à ne pas mettre sur les zones exposées au soleil, car elles peuvent être photosensibilisantes), elles, n’éloignent les moustiques que durant 20 min au maximum, selon le Haut Conseil de la santé publique. L’UFC-Que choisir (test de juillet-août 2015) est encore plus catégorique : « Qu’elles soient dans les bracelets, les bougies, les sprays, les diffuseurs ou les plaquettes, les essences de plantes, ça ne marche pas contre les moustiques. »


Mots-clés :

INSECTICIDE , PARASITE




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