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Le job vacuum, une nouvelle méthode pour inciter le salarié au départ

Le job vacuum, une nouvelle méthode pour inciter le salarié au départ
12/11/14 à 08:33 par ALEXANDRE (Stéphanie)

Pour se séparer d'un collaborateur, les entreprises recourent de plus en plus au job vacuum, methode consistant à pousser un salarié à démissionner en lui retirant ses missions.

Un nom est enfin posé sur une pratique qui se répand. Le "job vacuum", nouvelle méthode de harcèlement démissionnaire, est de plus en plus utilisée par les entreprises qui souhaitent se séparer d'un collaborateur, selon l'Institut du Salarié. À la différence du "burn out", conséquence d'un "trop plein" de travail, le job vacuum, relève au contraire, un "plus assez", mais les symptômes et les conséquences sur le salarié sont similaires.

Qu'est-ce que le job vacuum ?

Le scénario est bien rodé et c'est souvent le même. Sur une période de 3 à 6 mois, les missions, responsabilités et prérogatives confiées au salarié diminuent, voire disparaissent. Cela peut également se faire de façon plus sournoise et lente, ou de manière plus brutale. Il s'agit notamment des cas où l'employé voit petit à petit le périmètre de ses fonctions se rétrécir, ou lorsqu'il est nommé sur un projet mort-né. À terme ce salarié n'est même plus convié aux réunions... En réalité, l'objectif poursuivi par l'entreprise ou le manager est bien de pousser le collaborateur à la démission, pour qu'il soit à l'initiative de son départ. L'entreprise a tout à gagner de ce type de démarches, tant en interne qu'en externe, pour ne pas ternir son image. Compte tenu de la nature de la méthode, le job vacuum touche majoritairement les femmes cadres, avec une certaine ancienneté (5 à 15 ans).

Comment réagir ?

Lorsque l'on voit une absence ou un manque flagrant de travail s'instaurer, il faut rapidement réunir les preuves de la déliquescence de son poste : changement d'organigramme, diminution du nombre de mails, absence d'invitation aux réunions, perte de missions et de responsabilités. Dans premier temps, les salariés qui en sont victimes doivent essayer d'échanger avec leur hiérarchie pourcomprendre les raisons des changements et discerner le temporaire du définitif. Si la situation perdure, il ne faut pas hésiter à contacter le médecin du travail.

Dans la majorité des cas, la rupture avec l'entreprise est inévitable, peu de retours en arrière sont possibles. Le salarié doit doncessayer de tirer le meilleur parti financier de cette situation, en négociant une rupture conventionnelle pour son départ.

Stéphanie Alexandre

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Mots-clés :

DEMISSION , HARCELEMENT MORAL , SALARIE , TRAVAIL




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