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4 robots cuiseurs multifonctions : recruter un aide-culinaire étoilé

4 robots cuiseurs multifonctions : recruter un aide-culinaire étoilé
Janvier 2014
Le Particulier Pratique n° 397, article complet.
Auteur : COUNE (Isabelle)

Tous les robots cuiseurs multifonctions sont capables, à la fois, de battre, mixer, hacher, moudre, émulsionner, pétrir, et de cuire. Ils se différencient les uns des autres par leur ergonomie et leur encombrement. Par ailleurs, certains ne râpent pas les carottes et ne tranchent pas les concombres. D’autres ne font pas de jus. Ces appareils se distinguent également par leurs modes de cuisson : l’induction garantit une montée en température rapide, au risque de brûler les aliments ; la résistance directe ne permet pas toujours le rissolage, mais est idéale pour concocter des compotées car elle facilite l’évaporation de l’eau. Nous avons répertorié les principaux robots cuiseurs du marché et analysé leur mode de fonctionnement. Nous vous présentons la spécificité de chacun.

Thermomix TM 31 de Vorwerk : un commis à tout faire

Ce pionnier des robots cuiseurs multifonctions (il existe depuis 1971) est un matériel à part sur le marché. Son mode de vente – uniquement lors de démonstrations à domicile par des conseillers de la marque – vise à fédérer les utilisateurs autour de l’univers Thermomix, cultivant ainsi le sentiment d’appartenir à un club.

Une formule club

Après l’achat, le conseiller revient chez le client pour l’aider à prendre l’appareil en main. L’utilisateur peut également suivre des cours de perfectionnement et il reçoit des cadeaux lorsqu’il organise une démonstration culinaire chez lui. Il a accès à la newsletter, à l’espace recettes sur le site internet, à la page Facebook, à l’application pour iPad et iPhone. L’abonnement à un magazine trimestriel lui est offert. Vorwerk édite aussi, chaque année, un livre de recettes (de 30 à 45 €).

Un appareil compact

Après utilisation, tous les accessoires se rangent sur le robot : le bol s’enclenche sur sa base, le fouet et le couteau entrent à l’intérieur, la spatule se glisse dans son anse et le cuit-vapeur (Varoma) se place sur le dessus. Un atout dans une petite cuisine.

Pas de rissolage

La puissance du moteur permet de broyer tous les légumes et aliments durs (pour confectionner une bisque de crevettes, par exemple) et d’obtenir des textures très fines (purées). Suivant la vitesse de rotation choisie, vous aurez un minestrone, un mouliné de légumes ou un velouté. Le moteur tournant dans les deux sens, il est possible d’inverser le sens de rotation du couteau et de transformer l’appareil en mijoteuse sans changer d’accessoire : le côté non coupant pousse alors simplement les légumes. Quand le robot est réglé sur la fonction pétrin, les lames tournent, alternativement, cinq fois dans un sens et dans l’autre, en marquant un temps d’arrêt pour oxygéner la pâte. Ce modèle comprend une balance de cuisine (qui pèse par tranches de 5 g). Quant à la température de cuisson, elle varie de 37 à 100 °C, ce qui est trop faible pour saisir les aliments. Elle ne monte pas à plus de 112 °C en cuisson vapeur, de façon à éviter la perte des vitamines.

Tout réapprendre

Les recettes traditionnelles ont été adaptées au robot afin de faire gagner du temps à l’utilisateur. Ainsi, la pâte feuilletée, pétrie avec du beurre congelé et pliée selon une technique spéciale, se prépare en quelques minutes, puis est mise à reposer au réfrigérateur. Le sorbet, à base de fruits surgelés, est prêt à être consommé en 2 min, au lieu des 45 nécessaires avec une sorbetière. Il faut donc changer ses habitudes et tout réapprendre en suivant les préconisations du fabricant. Les utilisateurs un peu expérimentés pourront tester la cuisson à quatre étages de différents aliments vantée par les démonstratrices : le premier niveau au fond du bol, le deuxième dans le panier et les deux derniers dans le Varoma, qui possède un plateau vapeur. Après quelque temps, ils sauront s’affranchir des propositions culinaires de la marque.

De la soupe pour quatre

Comme beaucoup de robots cuiseurs, le Thermomix ne remplace pas une centrifugeuse pour l’extraction des jus ni une mandoline : les amateurs de carottes râpées devront se contenter d’une brunoise de légumes. Il a le mérite d’avoir une balance de cuisine, même si elle n’est pas assez précise pour la pâtisserie. L’appareil a tendance à être bruyant au-delà de la vitesse 2. Enfin, la faible capacité du bol (2 litres) limite le nombre de convives : il n’est guère possible de préparer une soupe pour plus de cinq personnes.

Supercook Delimix de Siméo : la mémoire en plus

Le Supercook Delimix a été mis sur le marché en toute fin d’année 2013. C’est le dernier-né de sa catégorie. Ce robot fera le bonheur des geeks. Son module de commande à écran LCD, baptisé Yumi, possède une carte mémoire SD d’une capacité de 2 gigaoctets (Go) qui permet à l’utilisateur d’enregistrer ses propres recettes et de les avoir toujours sous la main.

Recettes à télécharger

Le Yumi se détache du corps du robot et se manipule comme une petite tablette, à la différence près que ce boîtier est muni de vrais boutons, plus faciles à manier qu’un écran tactile lorsqu’on a les mains grasses. La carte mémoire SD amovible se place dans le lecteur de l’ordinateur. L’utilisateur se connecte, sur la plate-forme Web de Siméo, à son espace personnalisé (le numéro de série du robot sert d’identifiant) et télécharge ses recettes parmi les milliers qui lui sont proposées. La carte mémoire SD en comprend déjà 36, préenregistrées et préréglées. Elle peut en contenir jusqu’à 895.

Guidage et partage

L’utilisateur est guidé étape par étape pour réaliser les préparations, la dernière phase étant prise en charge par le mode auto de l’appareil. Bien sûr, il peut reprendre la main pour cuisiner ses créations. Il a également la possibilité de partager, sur le site internet, ses propres recettes avec les autres membres de la communauté. Le plat proposé est alors testé par une équipe en interne avant d’être mis en ligne. Dans son espace personnel, l’utilisateur a accès au service après-vente et à la foire aux questions. Un livre de recettes est tout de même fourni avec l’appareil.

Réglages personnalisés

Le mijotage se réalise soit avec le fouet, soit avec le couteau réglé à la vitesse 1 (en rotation très lente, il ne coupe pas les aliments). Le fouet peut être utilisé uniquement aux vitesses de 1 à 4. La température varie de 40 à 130 °C, ce qui est suffisant pour cuire à la vapeur, rissoler et porter à ébullition. L’appareil est pourvu d’un plateau vapeur en plastique comprenant deux niveaux, de quoi cuire sur quatre étages. Un autre plateau vapeur, en porcelaine, sera proposé en option en milieu d’année.
Le Yumi permet de personnaliser les paramètres du robot : déterminer une durée de cuisson après laquelle l’appareil passera automatiquement en mode veille ; paramétrer le volume des bips émis lors de sa mise sous ou hors tension, lorsque le robot atteint la température souhaitée ou que le temps est écoulé. Le Supercook Delimix ne possède pas de balance de cuisine, mais une balance électronique de précision amovible est offerte à l’occasion de son lancement dans le commerce.

Companion de Moulinex : un professeur de cuisine

Ce robot a la particularité d’avoir des programmes automatiques.

Un mode auto facile

Vitesse de rotation, température et durée de cuisson sont préprogrammées pour cuire à la vapeur, préparer des sauces, des soupes, des mijotés, des pâtes et des desserts. Pour utiliser ces programmes automatiques, il faut consulter le livre de cuisine fourni, qui compte 300 recettes, et suivre les instructions étape par étape pour chacune d’elles : mettez tel ingrédient, mixez à vitesse 11 pendant 20 secondes, ajoutez tel autre ingrédient…, puis lancez le mode auto. Impossible de rater le plat !

Manuel pour les experts

L’utilisateur a la possibilité de reprendre la main en passant en mode manuel. C’est alors lui qui ajuste la vitesse de rotation, la température et la durée de cuisson. Même lorsque le programme automatique est lancé, il peut arrêter la machine à tout moment. La température est réglable par paliers de 5 °C, jusqu’à 130 °C, de quoi faire rissoler des viandes. En plus des 12 vitesses, deux autres, intermittentes, remuent les aliments pour éviter qu’ils n’accrochent pendant le mijotage ou le maintien au chaud.

Sécurité antichute

La marque a développé des accessoires spécifiques à chaque usage. Cela implique d’avoir suffisamment de place pour les ranger, car ils peuvent se loger à l’intérieur du bol uniquement si le panier vapeur est sorti. Le Companion n’a pas de fonction mandoline ni de balance de cuisine. Un accéléromètre contrôle et réduit la vitesse du moteur si l’appareil bouge trop afin d’empêcher qu’il ne tombe.

Une équipe conseils

Le site internet permet à l’utilisateur de se créer un compte personnel, de s’inscrire à une newsletter et de joindre par e-mail le service d’assistance clients consacré à cet appareil – une équipe en interne a été formée à l’emploi du Companion. Moulinex envisage d’ajouter d’autres services dans le courant de l’année pour accompagner les utilisateurs.

Cooking Chef de Kenwood : un bon pâtissier, et bien plus

Ce modèle est, avant tout, un robot pâtissier sur lequel se greffent une trentaine d’accessoires qui le transforment en véritable laboratoire culinaire.

Tout un laboratoire

Dans sa version Premium, le robot est vendu avec un bol multifonction et six disques, pour râper, émincer ou tailler en julienne, et un blender pour mixer et hacher. En verre borosilicate, il résiste à de grands écarts de température, permettant d’enchaîner des préparations très froides, puis très chaudes sans attendre. Il faut acheter les autres accessoires (de 30 à 140 €).

Un matériel encombrant

Ce matériel exige de la place pour le ranger. De plus, le robot ne cuit pas et ne mixe pas dans le même récipient, ce qui oblige à transvaser les préparations, et donc à salir beaucoup d’ustensiles. Les accessoires de pâtisserie, en acier inoxydable, reproduisent le mouvement que l’on fait à la main.

Pour 2 comme pour 10

Le large bol en inox d’une capacité de 6,70 litres (3 litres à chaud) permet aussi bien de cuisiner pour 10 personnes (il est possible de monter en neige 16 blancs d’œufs en une fois) que de préparer d’infimes quantités. Grâce à la cuisson par induction, très précise, la température (elle va de 20 à 140 °C) se règle au degré près : par exemple, 20 °C pour ramollir du beurre, 25 °C pour laisser lever une pâte au levain, 83 °C pour la coagulation du jaune d’œuf d’une béarnaise ou d’une crème anglaise. Le Cooking Chef possède six modes de cuisson : à basse température (85 °C), à la vapeur (le panier est fourni), saisir, rissoler, mijoter et bouillir.

Conseils et cours

Un site internet est consacré à l’appareil, ainsi qu’une newsletter et une page Facebook. L’espace de démonstration Cook & Coffee, à Paris, dispense des cours gratuits.

Isabelle Coune


Mots-clés :

ROBOT DE CUISINE




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