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Améliorer la ventilation naturelle avec un extracteur motorisé

Mai 2013
Le Particulier Pratique n° 390, article complet.
Auteur : COUNE (Isabelle)

Un extracteur au moins dans chaque pièce humide Une ventilation intermittente ou permanente Des extracteurs récupérateurs de chaleur

La pose d’un extracteur électrique individuel améliore la ventilation si celle-ci est insuffisante. Une bouche de ventilation motorisée permet de maîtriser le débit de renouvellement d’air dans chaque pièce technique en aspirant l’air vicié et en le rejetant directement à l’extérieur. 

Un extracteur au moins dans chaque pièce humide

Encastrer à la place de la sortie d’air dans les pièces humides (donc en partie haute), l’extracteur permet d’accélérer la circulation générale de l’air dans le logement. Il faut alors que les portes soient détalonnées et qu’il y ait des entrées d’air dans les pièces principales. Ce système, à la différence d’une vraie VMC, évite le passage de gaines à travers le logement, mais exige d’installer un extracteur dans chaque pièce humide, ce qui est parfois gênant, car certains modèles sont encombrants, inesthétiques ou bruyants. Cela dit, de gros progrès ont été faits. Il faut juste bien choisir son appareil, qu’il fonctionne par intermittence ou en permanence. 

Une ventilation intermittente ou permanente

Les extracteurs non permanents constituent le gros du marché. Ils peuvent être branchés sur l’interrupteur électrique. Certains ont un arrêt minuté. Les plus élaborés sont pourvus d’un détecteur de présence, de dioxyde de carbone et d’un capteur d’humidité. Les industriels proposent aujourd’hui des modèles de forme carrée et aux façades en aluminium brossé (série Discressio d’Autogyre) ou en chrome brillant (Air déco d’Acova). Le choix de l’appareil s’effectue en fonction du débit souhaité. Celui-ci se calcule en multipliant le volume du local en mètres cubes par le nombre de fois où l’air doit être renouvelé chaque heure (de 6 à 10 fois dans une cuisine, de 8 à 12 dans une salle de bains). Certains extracteurs fonctionnent en permanence. Atlantic en a conçu de très silencieux : de 16 à 18 dB(A) mesurés à 3 m, sur la plus faible vitesse, pour la gamme VPI S. Une hotte de cuisine à évacuation – Autogyre, par exemple, en commercialise toute une gamme – peut aussi faire office d’extracteur dans la cuisine. 

L’installation d’un extracteur individuel nécessite moins de travaux que celle d’une VMC, qui exige un gainage dans toute la maison, mais n’est pas toujours moins chère : pour chaque appareil, comptez entre 120 et 200 €, auxquels s’ajoute le coût de leur raccordement électrique. À condition que les portes soient détalonnées, le système Airea d’Atlantic (que le fabricant qualifie de “ventilation mécanique répartie” [VMR]) permet de recréer une circulation d’air proche de celle obtenue avec une VMC. Il peut être raccordé à l’extérieur ou à un conduit. Il en est de même de la “VMC répartie” d’Aldes, qui existe en version mono (pour une seule pièce) ou multi (un appareil extra-plat, pouvant se dissimuler dans un faux plafond, se relie à plusieurs pièces humides, puis est raccordé à l’extérieur). 

Des extracteurs récupérateurs de chaleur 

Les appareils les plus élaborés fonctionnent sur le principe du double flux. Ils apportent de l’air neuf et extraient l’air vicié, dont les calories sont récupérées, puis rejetées dans la pièce. Plus chers qu’un simple extracteur et encore peu connus, ils permettent, à condition que le logement soit isolé, de réaliser des économies d’énergie. Ainsi, le Mono DF d’Atlantic récupère jusqu’à 75 % de l’énergie. Munies de filtres qui retiennent la pollution et les pollens, les bouches Twit de France Air (955 €) et ComfoReno 50 de Zehnder (550 €), fonctionnent en deux temps : l’air chaud vicié extrait de la pièce traverse l’accumulateur d’énergie en céramique, où jusqu’à 91 % de son énergie thermique sont récupérés. L’air extérieur est ensuite insufflé dans la pièce en réutilisant l’énergie accumulée. À intervalles réguliers – de 30 à 120 secondes, selon le réglage choisi lors de l’installation –, le ventilateur passe de l’extraction à l’insufflation. Ces deux appareils s’encastrent directement dans le mur. Le double flux ne requiert pas d’entrée d’air sur les fenêtres, mais les bouches doivent être installées par paires afin de permettre l’équilibre de l’air – qui circule entre les pièces en passant sous les portes – dans le logement. En été, les bouches peuvent être programmées en mode ventilation pour refroidir les chambres durant la nuit. 

Siegenia Aubi, marque allemande distribuée en France par Norellagg, propose une large gamme d’extracteurs adaptés à chaque pièce du logement : l’Aeroplus (651 €), avec contrôle d’humidité, pour la salle de bains et les pièces humides ; l’Aerovital (1 281 €), muni d’un filtre à pollen et d’une isolation acoustique, pour les pièces de vie. Ces appareils récupèrent plus de 70 % de la chaleur sortante. 

Isabelle Coune


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