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Chauffage : comment payer moins cher

Chauffage : comment payer moins cher
Mars 2013
Le Particulier n°1083, article complet.
Auteur : FRASNETTI (Pascal)

En moyenne, les ménages consacrent 2 000 € par an au chauffage. Un budget qui ne cesse d’augmenter. Et la hausse prévisible des prix de l’électricité nucléaire et des énergies fossiles ne devrait pas inverser cette tendance. Dans ce contexte, toutes les pistes pour réduire la facture sont à explorer.

Fin novembre 2012, Delphine Batho, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, a lancé un débat national sur la transition énergétique. Son comité d’experts devra, avant l’été, faire des propositions au gouvernement, afin de réduire la part du nucléaire de 75 à 50 % dans la production électrique d’ici à 2025, comme François Hollande s’y était engagé pendant la campagne présidentielle. Ces propositions déboucheront sur une loi au mois d’octobre. Quelles que soient les modalités retenues, il faudra, d’une part, développer les énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque…), qui produisent de l’électricité à prix élevé, et, d’autre part, financer le démantèlement des plus anciennes centrales nucléaires (pour un coût d’environ 500 millions d’euros par centrale). De plus, la mise en place, sur les sites existants, de nouvelles règles de maintenance plus exigeantes pour renforcer la sécurité, suite à la catastrophe de Fukushima, a un coût non négligeable : jusqu’à 5 € par MWh, selon un rapport remis en juillet 2012 par le Sénat (1 MWh = 1 000 kWh, soit environ 10 % de la consommation domestique annuelle).

Une électricité toujours plus coûteuse

Par conséquent, l’électricité, qu’elle soit produite par une centrale nucléaire ou une source d’énergie renouvelable, va voir son tarif croître au cours des années à venir. Dans son rapport, le Sénat estime que la facture d’électricité des Français augmentera de 49 % en 9 ans. Soit une hausse d’environ 4,5 % par an. Jusqu’à la fin des tarifs réglementés, prévue en 2015, l’État peut, en dernier recours, fixer le prix de l’électricité et du gaz, grâce à ses participations dans EDF (84 %) et GDF Suez (36 %), les deux sociétés qui le distribuent en exclusivité. Mais, même s’il cherche à protéger le pouvoir d’achat des Français, il aura bien du mal à contrôler l’envolée des prix.

L’envolée du pétrole renchérit le prix des combustibles fossiles

Les ménages chauffés aux énergies combustibles n’ont guère de raisons d’être plus optimistes. Le prix de ces énergies est lié à celui du pétrole, dont le cours augmente du fait de la demande croissante des pays émergents. De fin 2002 à fin 2012, le prix du baril a été ainsi quasiment multiplié par quatre. Issu du raffinage du pétrole brut, le fioul domestique affiche une hausse de 143 % sur 10 ans, tandis que le prix du propane – un gaz de pétrole liquéfié – gagnait 75 %. Quant au gaz naturel, aussi largement dépendant du prix du baril, son cours a augmenté de 63 % sur la même période selon le site de conseil en économies d’énergie, quelleenergie.fr. Pour les utilisateurs de ces énergies, la facture est devenue salée.

Réduire la dépense énergétique est donc désormais une priorité pour les ménages français, quel que soit leur mode de chauffage. S’ils déboursent, en moyenne, 2 292 € par an en énergie domestique (baromètre Sofinco, février 2012), ce chiffre cache des disparités. Les familles aux revenus les plus modestes peuvent y consacrer jusqu’à 25 % de leurs ressources, et se trouver ainsi en situation de précarité énergétique. Pour faire baisser la facture, la solution la plus efficace consiste à améliorer l’isolation de son logement (voir Coût du chauffage : il est urgent d’isoler sa maison) et à changer ses équipements de chauffage devenus obsolètes. Une chaudière neuve à condensation permet, par exemple, d’économiser de 10 à 15 % sur votre consommation de fioul. Il est aussi possible de réaliser des économies en faisant jouer la concurrence. Depuis le 1er juillet 2007, les marchés du gaz et de l’électricité sont libres. Les usagers ont donc la possibilité de s’abonner auprès du fournisseur de leur choix. Et, jusqu’en 2015, ils peuvent revenir au tarif réglementé d’EDF ou de GDF Suez sans restriction (loi du n° 2010-607 du 7.6.2010), et sans frais (art. L. 121-89 du code de la consommation). Il n’existe aucune période d’engagement ni délai, pour résilier son contrat. Le nouveau fournisseur se charge des démarches et vous n’aurez aucune coupure d’énergie, le gestionnaire de réseau (ERDF pour l’électricité, GRDF pour le gaz) assurera la transition. Malgré tout, seuls 6,7 % des particuliers sont passés à la concurrence pour l’électricité et 11 % pour le gaz. Pour ces énergies, comme pour le fioul ou le propane, il est pourtant possible de faire baisser son budget en changeant de fournisseur.

 


Mots-clés :

CHAUFFAGE , CHAUFFAGE INDIVIDUEL , ELECTRICITE , FIOUL DOMESTIQUE , GAZ NATUREL , PHOTOVOLTAIQUE , PRIX




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