Toute l’information juridique et patrimoniale
pour prendre les bonnes décisions
Accueil > Immobilier > Travaux > Un entretien préventif... hebdomadaire ou saisonnier

Un entretien préventif... hebdomadaire ou saisonnier

Juillet-Août 2012
Le Particulier Pratique n° 381, article complet.
Auteur : FRANCISCO (Sylvie)

 

L’entretien d’une pelouse est facilité si vous tondez au bon moment, à la bonne hauteur, avec un matériel en bon état. La fréquence de tontes dépend de la saison et des espèces semées.

Tondre au plus juste

Durant le printemps et l’automne, périodes de croissance soutenue, les professionnels conseillent une tonte par semaine pour les pelouses de sport et jeux et de détente et d’agrément, deux fois par semaine pour celles d’ornement, une fois par jour pour les greens de golf. Les mélanges “sport et jeux”, “détente et agrément” et “ornement fin” estampillés label Rouge sont constitués de semences de nouvelle génération, à croissance ralentie. Ils vous dispensent donc d’une tonte sur quatre (nouvelles variétés de ray-grass anglais) ou d’une sur trois (nouvelles variétés de fétuque élevée) par rapport aux mélanges standard, qui contiennent des semences ordinaires. Quant aux mélanges “ornement très fin” label Rouge, ils contiennent exclusivement des espèces à croissance lente (agrostide, fétuque rouge gazonnante ou demi-traçante, fétuque ovine durette).

La tonte se pratique sur des brins bien secs, avec des lames parfaitement affûtées : une coupe nette limite le risque de maladie. Si le haut des brins jaunit et que des filaments blancs apparaissent sur cette partie haute le lendemain de la tonte, il faut aiguiser la lame de la tondeuse.

D’après certains professionnels, une pelouse d’ornement est d’autant plus belle qu’elle est tondue ras (de 1 à 3 cm de hauteur). Encore faut-il que les espèces et les variétés semées supportent les tontes fréquentes et sévères sans dépérir, sachant que le développement des racines est proportionnel à la longueur des brins. Une pelouse de détente et d’agrément ou de sport et jeux se tond, en général, à 5 cm de haut, mais elle résistera mieux aux piétinements répétés et à la sécheresse si vous la laissez pousser plus (8-10 cm ; au-delà, les brins s’affaissent, et la tondeuse peine à se frayer un chemin). Dans tous les cas, ne coupez pas plus d’un tiers du brin par tonte. Si vous avez trop tardé, récupérez la hauteur voulue en plusieurs fois. Autre point important : afin de ne pas asphyxier les brins en place et le sol, ramassez les déchets des tontes, sauf s’ils ont été hachés finement avec une tondeuse mulcheuse. Si ces tâches vous rebutent, adressez-vous à une entreprise d’espaces verts ; elle vous proposera un contrat d’entretien annuel adapté à vos besoins et à votre budget.

Nettoyer en surface et aérer en profondeur

Avec le temps, les déchets des tontes et des élagages, les feuilles mortes et autres débris s’accumulent. En outre, à force d’être piétiné, le sol se compacte, et ce d’autant plus qu’il est riche en argile. Les brins d’herbe finissent par être asphyxiés à leur base, les nouvelles racines peinent à se développer, les échanges d’air et d’eau avec le sol sont contrariés. Conséquence, la pelouse se dégarnit, se feutre, est concurrencée par les adventices et la mousse. Il faut l’aider à se régénérer en la scarifiant et en l’aérant avec des outils appropriés. La scarification est à effectuer deux fois par an, à l’automne et à la fin de l’hiver, sur un sol légèrement humide ; s’il est sec, arrosez-le 1 ou 2 jours avant. Tondez assez court pour évaluer l’état du terrain, ramassez les déchets des tontes. Réglez la profondeur de pénétration des lames du scarificateur en fonction de la nature du sol et du degré de dégradation de la pelouse. Les lames doivent trancher l’enchevêtrement des racines superficielles et des brins morts, les racines des adventices, la mousse s’il y en a. Scarifiez toute la surface, en croisant les passages si la pelouse est très abîmée. Celle-ci peut, à la fin de l’opération, avoir l’air complètement retournée. Ne vous inquiétez pas, les traces de scarification disparaissent au bout d’un mois. Terminez en passant le râteau à pelouse. Au besoin, effectuez un semis de regarnissage, que vous couvrirez d’un peu de terreau ou de terre avant de passer le rouleau et d’arroser en pluie fine. L’aération, effectuée en février-mars dans l’idéal, nécessite un rouleau à dents ou des planches à clous fixés sous vos chaussures, voire un aérateur semi-mécanique si le terrain est vaste.

Arroser moins mais mieux

Une pelouse est plus ou moins gourmande en eau suivant les espèces semées et vos exigences esthétiques. En climat océanique, certaines restent vertes tout l’été sans arrosage, d’autres jaunissent temporairement, d’autres encore se dessèchent et ne repoussent jamais. Dans les régions à climat méditerranéen, privilégiez les espèces résistantes à la sécheresse – fétuque élevée, rouge demi-traçante ou ovine durette, qui composeront au moins 50 % du mélange –, surtout si vous arrosez peu en période estivale pour limiter la dépense ou parce que vous êtes absent. Attention, ces espèces sont sensibles au piétinement.

Dans tous les cas, vous économiserez de l’eau en arrosant moins souvent – une fois par semaine suffit dans la plupart des régions –, mais copieusement : de 4 à 5 litres d’eau au mètre carré. Cela permet, en outre, aux racines de se développer dans le sol pour aller chercher l’humidité là où elle se trouve, et non juste en surface. Arrosez le soir ou la nuit, surtout pas en pleine journée. Enfin sachez que plus vous tondez court, plus votre pelouse a besoin d’eau.

Sylvie Francisco


 


Mots-clés :

JARDIN PRIVATIF , JARDINAGE




Outils pratiques :
Indices & chiffres

Bannière Choix patrimoniaux

Préparer votre retraite
Faites appel à un expert pour anticiper et compléter vos futurs revenus

Recommandé par

Votre adresse est conservée par le Particulier, pour en savoir plus / se désinscrire

Bannière Tous simulateurs 1000*104

Bannière e-Particulier