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Sud-Est : l'activité commence à s'essoufler

Juin 2012
Le Particulier n° 1074, article complet.
Auteurs : VALIN-STEIN (Valérie), SABARLY (Colette)

En Rhône-Alpes, malgré une hausse des prix de 8,9 % l’an dernier dans l’ancien, Lyon intra-muros résiste plutôt bien au ralentissement général de l’activité. « Il est difficile d’y voir clair, car on assiste à des mouvements erratiques. Des transactions se réalisent encore à des prix fous, de l’ordre de 6 000 €/m², pour des emplacements de premier plan », indique Pierre Albépart du Crédit foncier. On parle même d’une vente à 10 000 €/m² sur le très chic boulevard des Belges ! Hormis ces exceptions, les prix se stabilisent, y compris dans les secteurs recherchés. C’est, par exemple, le cas autour du parc de la Tête d’Or, où les valeurs avaient considérablement grimpé l’année dernière (+ 8,7 %) et où les logements se vendent, aujourd’hui, entre 3 000 et 5 500 €/m². À Bellecour ou aux Célestins, le mètre carré se négocie de 4 500 à 5 000 €/m² et autour de 4 000 € à Ainay. Les secteurs de Montchat et de Montplaisir ont également connu une forte hausse l’an dernier (+ 11,8 %), mais les prix semblent, désormais, marquer le pas. Dans le neuf, « l’activité reste assez satisfaisante et s’emballera sans doute en fin d’année avec l’afflux d’acheteurs avant la suppression du Scellier, mais on peut s’attendre à un repli des transactions de l’ordre de 10 à 15 % », observe Pierre Albépart. De fait, les stocks se reconstituent et les prix se stabilisent à 4 300 €/m². Un montant qui peut, toutefois, être largement dépassé dans les meilleurs quartiers. Ainsi, les prix du programme Ogic, construit sur le site des anciennes prisons Saint-Paul et Saint-Joseph et qui accueillera un campus universitaire et 110 logements, oscilleront entre 5 000 et 5 600 €/m2. Attention, cette relative bonne santé du marché lyonnais ne concerne pas le Grand Lyon. « En périphérie, l’activité est incontestablement plus atone, confie l’expert du Crédit foncier, les acquéreurs ayant des budgets serrés. » 

L’Auvergne confrontée à la crise

À Saint-Étienne, le marché prend la crise de plein fouet et les prix chutent légèrement : – 0,1 % pour les appartements et – 1,2 % pour les maisons. Le mètre carré coûte environ 1 300 € dans l’ancien et 2 740 € dans le neuf. « Les banques découragent même leur clientèle d’acheter », déplore Karine de Araujo, responsable d’une agence ERA Immobilier locale. À Clermont-Ferrand, l’activité résiste mieux. « Nous manquons de biens à vendre, mais les acquéreurs sont très hésitants et reviennent parfois sur un compromis déjà signé », indique Gilles Espinasse, responsable Orpi dans la ville. L’année dernière, une hausse de 5,4 % a été enregistrée dans l’ancien, portant le prix moyen à 1 600 €/m². Le neuf, quant à lui, a progressé de 2,5 % et affiche une valeur moyenne de 3 050 €/m². « Si les prix des appartements se stabilisent, ceux des maisons baissent », poursuit Gilles Espinasse. Grenoble n’est pas non plus épargné par la crise. « On a, d’un côté, des acquéreurs très frileux qui rencontrent des difficultés pour financer leur projet et, de l’autre, des propriétaires qui renâclent à vendre leur bien dans un contexte de baisse des prix », constate Amélie Debarnot, responsable d’une agence Century 21. 

Le littoral méditerranéen continue de flamber

En Avignon, « les primo-accédants se sont raréfiés et les investisseurs paient souvent comptant », note Linda Lhermite, gérante d’une agence ERA Immobilier. À Marseille, si l’activité s’est bien tenue en 2011, elle s’essouffle. « De 15 appels par jour, nous sommes passés à 5 », confie Laurence Le Guilloux, responsable de l’agence Laure Immobilier. Dans le neuf, les derniers chiffres de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) font état, en un an, d’une baisse des réservations de 35 % et d’une baisse des valeurs de 0,4 %. Sur la Côte d’Azur, « les évolutions observées au 1er trimestre devraient permettre à l’activité du marché de l’ancien de ne pas chuter de plus de 20 %, à condition, toutefois, que les vendeurs amorcent une stabilisation des prix », indique Pierre Laurent, le président de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) Côte d’Azur. Mais la modération espérée n’est pas d’actualité. À Nice, les prix ont grimpé de 6,82 % entre le 1er trimestres 2011 et le 1er trimestre 2012, portant le mètre carré à 4 254 €. La hausse a atteint 8,29 % à Cannes, 2,45 % à Antibes et 5,11 % à Menton. Conséquence de cette envolée des prix, les délais de vente s’allongent.


Mots-clés :

ACCESSION A LA PROPRIETE , ILE-DE-FRANCE , LOGEMENT NEUF , MARCHE IMMOBILIER , PARIS , PRIX , PROVINCE




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