Toute l’information juridique et patrimoniale
pour prendre les bonnes décisions
Accueil > Argent > Assurance vie > Fonds à formule : toutes les promesses ne se valent pas

Fonds à formule : toutes les promesses ne se valent pas

Fonds à formule : toutes les promesses ne se valent pas
Avril 2012
Le Particulier n° 1072, article complet.
Auteur : LEROUX (Eric)

Des garanties plus ou moins étendues sur le capital et une promesse de participation à la hausse des marchés boursiers : les fonds à formule sont conçus pour attirer les épargnants peu enclins à prendre des risques. Mais attention on n’y gagne pas à tous les coups…

Echaudés par trois crises boursières en 10 ans, les épargnants sont de moins en moins disposés à prendre des risques avec leur capital. Ils recherchent en priorité des investissements qui ne leur feront pas perdre d’argent et leur procureront le meilleur rendement possible. Les banques l’ont bien compris et lancent régulièrement des campagnes de commercialisation de fonds censés répondre à cette attente : les fonds à formule. En une douzaine d’années, ils se sont largement répandus et rares sont les établissements financiers qui n’en ont pas en catalogue. Ces produits ont deux particularités : ils accordent une garantie, totale ou partielle, sur le capital, et promettent une participation aux hausses de la Bourse. Ce gain potentiel est déterminé par une formule de calcul préétablie, d’où le nom de « fonds à formule ». 

La garantie sur le capital n’est pas toujours totale

Très complexes à l’origine, les fonds à formule ont souvent été vendus à des épargnants peu avertis des risques qu’ils présentent – le fonds Bénéfic de la Banque postale a défrayé la chronique au début des années 2000 et a valu à l’établissement financier d’être condamné en justice (voir le n° 1036 du > La garantie sur le capital n’est pas toujours totale. Très complexes à l’origine, les fonds à formule ont souvent été vendus à des épargnants peu avertis des risques qu’ils présentent – le fonds Bénéfic de la Banque postale a défrayé la chronique au début des années 2000 et a valu à l’établissement financier d’être condamné en justice (voir le n° 1036 du Particulier, p. 22). Mais ces produits ont évolué et se sont simplifiés, notamment sous l’impulsion de l’Autorité des marchés financiers qui a mis un frein à la commercialisation des fonds aux formules absconses. Désormais, on trouve dans les assurances vie, les Plans d’épargne en actions ou les comptes-titres, des fonds offrant, par exemple, 75 % de la hausse du CAC 40 (l’indice phare de la Bourse de Paris, qui regroupe les 40 plus importantes sociétés françaises cotées) ou d’un panier d’actions de grandes entreprises, tout en garantissant le capital au bout de 7 ou 8 ans en cas de chute des marchés financiers. D’autres types de fonds, de plus en plus répandus, promettent un gain financier fixé à l’avance, de l’ordre de 7 % à plus de 10 % par an, à condition qu’un événement déterminé se réalise, par exemple une hausse d’un indice boursier. Ceux-là, très séduisants a priori, ne sont généralement pas garantis, mais seulement « protégés ». La nuance est de taille : cette protection, qui permet de récupérer au moins le capital investi dans le pire des cas, n’est accordée qu’à concurrence d’une baisse limitée d’un indice (de 40 ou 50 %). Si la chute est de plus grande ampleur, il n’existe plus aucun filet de protection et l’épargnant perd une partie de son épargne. Cette nouvelle génération de fonds est plutôt vendue par les banques privées ou les gestionnaires de patrimoine, alors que les fonds à formule, dotés d’une garantie totale sur le capital (une fois déduit les frais d’entrée), sont fréquemment proposés dans les établissements financiers grand public. 

Bien évaluer la prise de risque

Sous l’appellation de fonds à formule se cachent donc des produits différents, qui ne doivent pas occuper la même place dans votre patrimoine. De plus, à l’intérieur de chaque famille de fonds, les niveaux de protection et de participation à la hausse sont très divers. D’où l’importance de bien identifier les forces et faiblesses de ceux que vous propose votre conseiller, afin de mesurer précisément l’attrait des promesses au regard des risques encourus.

Mais difficile de savoir à l’avance si la prise de risque vaut la peine. Le succès de ces fonds dépend de la réalisation du scénario prévu par la formule, en général une hausse des marchés boursiers. Depuis plusieurs années, ils ont fait de nombreux mécontents qui ont gagné moins avec ces produits qu’avec un simple placement sans risque. Mais comme le fait remarquer Yannick Rollin, spécialiste des fonds structurés chez Amundi, « les produits lancés en 2003, dans des conditions de marché assez proches de celles d’aujourd’hui, ont pu engranger des performances de 7 à 10 % par an lors de leur arrivée à échéance ». Si vous voulez mettre une dose d’actions dans votre patrimoine sans affronter le risque de perte, c’est le moment de parier sur ce type d’investissement, vu le niveau des marchés boursiers. À condition d’être prêt à bloquer votre capital plusieurs années (voir encadré ci-contre).

Mots-clés :

ASSURANCE VIE , PLACEMENT FINANCIER




Outils pratiques :
 

Bannière Choix patrimoniaux

bannier la lettre des placements

Forum bannière

Préparer votre retraite
Faites appel à un expert pour anticiper et compléter vos futurs revenus

Recommandé par

Votre adresse est conservée par le Particulier, pour en savoir plus / se désinscrire

Bannière Tous simulateurs 1000*104

Bannière Simulateur Assurance vie 300*250

Bannière e-Particulier