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Le marché parisien est plus sélectif

Mars 2012
Le Particulier n° 1071, article complet.
Auteurs : SABARLY (Colette), VALIN-STEIN (Valérie)

Paris est un marché de pénurie où la demande est structurellement supérieure à l’offre. Pour cette raison, les agents immobiliers s’attendent à une stabilisation des prix avec encore, au cas par cas, de légères hausses possibles pour les biens les plus recherchés comme les appartements familiaux clairs, calmes et à proximité des commerces. Toutefois, les autres logements, ceux présentant des défauts ou dont les prix avaient grimpé sous l’effet de modes éphémères devraient baisser. « Les prix parisiens ont perdu 6,3 % au 4e trimestre 2011. Mais cette baisse a essentiellement touché les biens qui avaient profité de la hausse de ces dernières années d’une façon exagérée », analyse Gilles Ricour de Bourgies qui préfère d’ailleurs parler de « réajustement ou de correction plutôt que de baisse ». Et de citer en exemple « les appartements situés dans des petites rues adjacentes de la rue de Flandres, dans le XIXe arrondissement, qui s’étaient envolés jusqu’à 8 000 €/m² sous prétexte qu’à vol d’oiseau ils n’étaient pas très loin du canal de l’Ourcq ! » De même, les logements du quartier des Épinettes dans le XVIIe arrondissement ou des Abbesses dans le XVIIIe ; deux secteurs qui, aux dires de certains professionnels, « avaient atteint les niveaux de prix de la Plaine-Monceau », pourraient, cette année, enregistrer des chutes de 5 à 10 %. Même correction dans le secteur, un peu ingrat, de la porte de la Chapelle. « Pour la première fois depuis plusieurs années, nous y avons vendu un petit appartement pour moins de 5 000 €/m² », constate Martial Bozon, responsable de trois agences Laforêt à Paris. Dans le quartier « bobo » du canal Saint-Martin, les prix devraient, quant à eux, se stabiliser. Plus avertis, les acheteurs vont, selon Alain Champagne, responsable de plusieurs agences Solvimo dans le cœur de la capitale « faire davantage attention à la qualité des biens ». « L’écart de prix entre un appartement présentant de piètres prestations et un autre en offrant de bonnes avait diminué, ce qui est courant dans un marché tendu. Cet écart va de nouveau s’accentuer en 2012 », explique Jérôme Bost. Ainsi, le “souplex”, une sorte de duplex inversé, dont la partie basse est en réalité une ancienne cave aménagée, devrait voir son prix baisser. « Le sous-sol ne va plus être valorisé comme le rez-de-chaussée », anticipe Alain Champagne. Cette prise de conscience devrait également toucher le marché du haut de gamme. En île-de-France, la baisse ne devrait pas excéder 5 %, mais il n’est pas exclu d’assister à des décrochages. « Cela pourrait être le cas dans les quartiers de Clichy-la-Garenne qui avaient flambé pour atteindre les niveaux de prix du XVIIe arrondissement », confie Gilles Ricour de Bourgies.


Mots-clés :

FRANCE , MARCHE IMMOBILIER , PARIS , PRIX , TAUX DU PRET




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