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Aménager une cabine d'ascenseur

Aménager une cabine d'ascenseur
Décembre 2011
Le Particulier Immo n° 281, article complet.
Auteur : JUERY (Françoise)

L’aspect de la cabine participe à l’image de l’immeuble. Et si, pour certains, l’ascenseur demeure un objet d’angoisses, c’est une raison supplémentaire pour atténuer la sensation de confinement en soignant son aménagement. Voici nos conseils pour faire les bons choix.

Les clés
La gamme des matériaux et décors disponibles est plus large que la sélection proposée par les ascensoristes.
Il est possible d’obtenir des devis raisonnables, à condition de savoir décrypter une tarificaton opaque.

Copropriétaire dans un immeuble équipé d’un ascenseur installé après le 27 août 2000, vous avez forcément eu en mains au moins un devis émanant d’un ascensoriste, visant à réaliser les premiers travaux de mise en conformité de votre appareil, rendus obligatoires par la loi Urbanisme et habitat et ses décrets d’applications (voir LPI n° 203). Vous avez peut-être été surpris de trouver en annexe au devis, ou en « option conseillée », la rénovation de l’aménagement intérieur de la cabine. Pour un montant oscillant généralement entre 5 000 et 10 000 E. Un chiffre impressionnant, s’agissant de l’aménagement d’un espace occupant souvent moins de 1 m2 au sol… pourtant relativement modeste – et souvent négociable – comparé aux dizaines de milliers d’euros à investir pour assurer l’ensemble des travaux de sécurité imposés par la loi avant le 3 juillet 2013.

Faut-il rejeter d’emblée la proposition de votre ascensoriste ? Pas si sûr. D’après Isabelle Panhard, directrice d’études à l’Institut CSA, il ne s’agit pas d’un investissement sans retour. « à notre surprise, témoigne-t-elle, l’enquête que nous venons de réaliser pour le compte de la Fédération des ascenseurs révèle que pour les usagers, la notion d’insécurité arrive au second plan et que l’ascenseur est d’abord perçu comme un ­équipement positif, car générateur de confort, de lien social et de valorisation des immeubles. Pour 83 % des sondés, il constitue une marque de standing. Mais sa seule présence ne suffit pas : plus il est harmonieux et bien intégré au bâti, plus il valorise l’immeuble », conclut-elle.

Certes, les ascensoristes y trouvent leur compte. La rénovation de la cabine constitue, de fait, la seule partie visible de travaux pour lesquels certains copropriétaires ont dû parfois débourser plusieurs milliers d’euros chacun. Par ailleurs, les marges commerciales sur cet aménagement sont confortables. Si les majors de l’ascenseur fabriquent eux-mêmes les cabines neuves, pour ce qui est de la rénovation, ils recourent en effet très majoritairement à la sous-traitance. Les ascensoristes signent des contrats cadres avec des entreprises locales, appliquant alors aux devis de leurs clients un coefficient substantiel. Pour s’en convaincre, il suffit de se référer au prix public d’un kit d’habillage type (voir p. 28) fourni aux mesures d’une cabine de quatre personnes (300 kg), soit 1 500 E HT. Sachant que l’assemblage et la pose de ce kit en cabine demandent une quinzaine d’heures de main-d’œuvre, à raison de 50 à 70 E de l’heure, la facture totale devrait s’établir autour de 2 500 E. Or, les devis présentés par les ascensoristes pour cet équipement d’entrée de gamme, s’échelonnent en moyenne entre 4 000 et 7 000 E, le chiffre ayant tendance à être directement proportionnel à la taille de l’entreprise consultée.

Recourir directement à une société spécialisée

Si vous ne désirez pas débourser de telles sommes, vous pouvez tenter de vous adresser directement à une société spécialisée. On en dénombre à peine une vingtaine dans tout l’Hexagone et elles ne sont pas toujours faciles à débusquer (voir carnet d’adresses p. 29). Vivant à l’ombre des ascensoristes donneurs d’ordres, chacune traite de 200 à un millier de cabines par an. Certaines vous réserveront un accueil qui peut paraître déconcertant : sollicitées pour l’établissement d’un devis, elles déclineront et vous renverront vers l’ascensoriste sous contrat pour la maintenance de votre appareil. D’autres vont accepter, mais elles en référeront systématiquement à l’ascensoriste concerné avant de vous adresser le devis et prendront soin d’intégrer la marge de ce dernier dans leur chiffrage. Pourquoi de telles pratiques ? Outre le fait que ces sous-traitants ne souhaitent pas mécontenter leurs principaux commanditaires, ils ne prendront pas le risque d’essuyer des déboires si un composant mécanique ou électronique de l’ascenseur se trouvait endommagé au cours de leur intervention. Un argument d’ailleurs largement mis en avant par les ascensoristes eux-mêmes pour dissuader les propriétaires de traiter en direct avec un aménageur de cabine. Une dernière raison, indépendante de la volonté des ascensoristes, est invoquée par Thierry Perreton, directeur de l’entreprise Bérault Lacroix : le défaut de promptitude des syndics quant au règlement des factures, un délai de six mois n’étant pas exceptionnel. 

Quelques sociétés acceptent pourtant de présenter des devis ne comportant que leur propre marge. C’est le cas d’Ardeca, initialement aménageur de cabines, qui a élargi son champ d’intervention jusqu’à devenir… ascensoriste, afin d’échapper aux diktats du secteur. « Pour nous prémunir contre le risque de devoir endosser la responsabilité d’une détérioration, nous prévoyons un état des lieux contradictoire, en présence d’un technicien de l’ascensoriste titulaire du contrat, avant et après notre intervention », explique Patrick Bourgeois, commercial chez Ardeca. D’autant que si le nouvel habillage de la cabine a entraîné une modification de son poids, il faut procéder à un rééquilibrage. Un point sur lequel insistent, à juste titre, les ascensoristes, sachant qu’il y va de la sécurité des usagers. « Une opération très simple, tempère Metin Yagci, dirigeant d’AK Métal, consistant à recalibrer le contrepoids en fonction du poids du nouvel habillage, le plus souvent en ajoutant une gueuse, soit environ un quart d’heure de travail. »

Du prêt-à-porter au sur-mesure

Outre le coût réduit de la prestation, s’adresser directement aux sous-traitants permet de sortir des sentiers battus. Les ascensoristes proposent en effet des sélections de matériaux et d’accessoires réduites, sachant pertinement qu’un trop vaste choix peut poser des problèmes d’approvisionnement et susciter l’indécision, voire la dissension entre les copropriétaires. 

Pourtant, il est tout à fait possible de sortir des standards inlassablement égrenés dans les devis : sols revêtus de caoutchouc ou de granit reconstitué ou imité, parois verticales habillées de panneaux de stratifié, décor imitation bois ou marbre, maintenus à l’aide de ­profilés Inox et main courante assortie. David Tirard, directeur du marketing d’Oberflex, fabricant de panneaux en bois naturel stratifié, décomplexe rapidement les propriétaires d’ascenseurs dont les choix seraient dictés par le critère du coût des matériaux : « Comme le savent bien nos clients maîtres d’œuvre (souvent des architectes), un panneau décoratif fourni et posé sera facturé au client final entre 200 à 300 E/m2. Or, le coût du revêtement seul se situe, pour les agenceurs, entre 5 et 30 E/m2 (hors revêtements métal). On aura compris que l’essentiel du coût réside dans la main-d’œuvre – préparation en atelier et pose sur le site – et qu’il est inutile de se censurer sur le choix des matériaux. » Quant aux finitions et aux coloris possibles, ils sont eux aussi très variés et permettent la reprise des matériaux et des teintes du hall de l’immeuble ou, en tout cas, une harmonisation entre les divers éléments du décor des parties communes.

Les fervents de la tradition seront rassurés d’apprendre que les ascenseurs à l’ancienne, avec leurs cabines en bois massif à portes vitrées et portes ­palières grillagées, peuvent être restaurés à l’identique et dans le respect des normes imposées réglementairement, par des menuisiers agenceurs. « Il est toujours possible de réassortir les essences de bois existantes, explique José de Macedo chargé ­d’affaires chez Vildieu, qui traite de 500 à 700 cabines par an, tous styles confondus. Les panneaux à remplacer seront fabriqués à partir d’un contretype et ceux qui pourront être conservés subiront un ponçage, puis ils seront teintés pour obtenir la nuance souhaitée. L’ensemble recevra une triple couche de vernis polyuréthanne. » Aux aspirations plus contemporaines, les architectes et décorateurs apporteront de multiples réponses, par exemple des panneaux de verre coloré (Saint-Gobain, AGC), une option haut de gamme ou, au contraire, des astuces pour petits budgets : Hilal Djalek, architecte à l’agence DGM a ainsi choisi dans un immeuble de Levallois-Perret, en région parisienne, de se contenter de rhabiller les panneaux de stratifié d’origine avec un revêtement souple en PVC (Strataflex), après dépose puis repose de la main courante. Résultat : un budget réduit au quart de ce que demandaient les ascensoristes consultés pour le remplacement complet des panneaux de stratifié. 

Tendances actuelles

Comme en matière de décoration, il existe des tendances et des modes pour l’aménagement d’une cabine d’ascenseur, qu’il s’agisse des parois verticales, du sol, de l’éclairage, ou des accessoires.

Les parois

Le matériau le plus courant demeure le stratifié, employé sous forme de panneaux maintenus en place à l’aide de profilés en aluminium ou Inox. Parfois désigné sous la marque la plus répandue, Polyrey (mais il en existe bien d’autres, voir p. 28), le stratifié, le moins coûteux des matériaux dans sa version finition synthétique, a d’autres atouts : doté d’une bonne résistance au feu, il accepte sans broncher la chaleur d’une cigarette appliquée sur sa surface et la plupart des graffitis s’effacent à l’acétone. Outre une multiplicité de finitions bois imitant des essences variées (avec une mention spéciale pour la loupe d’orme, qui remporte un vif succès, au risque de lasser dans l’avenir), il adopte aussi des effets écorce, métal, toile, crocodile… 

Les revêtements Inox ont également leurs adeptes. Les ascensoristes les conseillent surtout dans les immeubles exposés au vandalisme, mais certains apprécient leur aspect contemporain et « technique ». Très résistant aux chocs, l’Inox est, en revanche, sensible aux rayures et plus coûteux que le stratifié. Surtout si l’on s’écarte de la traditionnelle finition brossée au profit de certaines finitions gravées moins usitées, telle que l’option « lin », reproduisant la trame de la toile, « damiers », ou le « grain cuir », ce dernier étant le plus répandu.

Le sol

Un habillage fait aujourd’hui florès : le granit reconstitué, ou son imitation en grès cérame, tous deux plus résistants que la version naturelle. La finition brillante de ces matériaux, souvent à l’unisson avec celle du stratifié habillant les parois verticales, séduit les décisionnaires. Et pourtant, ce n’est pas forcément le revêtement le mieux adapté à l’usage qui va en être fait : les ascenseurs se muant quelquefois en monte-charge par le fait de déménageurs improvisés (deux déménagements sur trois s’effectuent sans recours aux professionnels), le risque de casse est réel. Surtout si la pose n’est pas parfaite : « Il faut, notamment, employer impérativement une colle avec deux composants créant une sorte de sous-couche souple permettant une certaine absorption des chocs et des vibrations de la cabine », souligne José de Macedo. En cas d’usage intensif de l’ascenseur, il est certainement plus raisonnable ­d’opter pour un sol PVC ou caoutchouc. La tendance pour ce dernier matériau est la finition « ardoise », qui présente un léger relief rappelant celui de la pierre naturelle mais décliné en coloris variés et vendu en dalles de dimensions standard ou en grande dimension, permettant une pose sans raccord. Reste la solution la plus élémentaire : le tapis-brosse, en coco naturel ou en fibre de Nylon, découpé sur mesure (une douzaine de coloris en fibre naturelle et une trentaine en Nylon chez Tapisbrosse.com). Amovible, d’un coût dérisoire, il est facile à nettoyer et à remplacer et présente l’avantage de retenir les salissures avant de pénétrer sur les paliers. Attention cependant, les tapis de sol épais peuvent entraver la progression des roues d’un fauteuil roulant ou la marche d’une personne peu valide. Il faut donc les choisir de faible épaisseur. Ils ont aussi, comme tous les tapis, la réputation d’être source d’allergies en raison de leur capacité à capturer la poussière. Ce que leurs fabricants réfutent catégoriquement, faisant valoir qu’ils évitent, au contraire, sa dispersion dans l’atmosphère.

Le plafond et l’éclairage

Les faux plafonds des ascenseurs faisant la plupart du temps office de luminaires, deux matériaux sont privilégiés, de manière quasi exclusive, pour les élaborer : le stratifié, percé de manière à encastrer des spots, ou le métal. On utilise de l’aluminium, de l’Inox naturel brossé ou gravé, ou encore de la tôle peinte qui, perforée selon différents motifs (le modèle « galaxie » semble recueillir une majorité de suffrages…), laisse filtrer la lumière dispensée pas des tubes fluo, des réglettes ou des pavés à leds. Les leds sont de plus en plus courants et tendent à remplacer peu à peu les lampes fluocompactes qui, aux dires des aménageurs, ne tiendraient pas leurs promesses de durabilité. Basculants ou non, les faux plafonds doivent permettre un accès facile aux lampes, afin que leur remplacement puisse être assuré directement depuis la cabine, et être fixés solidement. Mieux vaut éviter les vis autoforeuses, qui risquent de lâcher si la cabine subit une forte secousse. Dans certains immeubles, il est prudent de prévoir des spots à capuchons antivandales, résistant aux chapardeurs. « Quelle que soit la solution retenue, mieux vaut éviter les matériels “propriétaires”, comme les spots de forme carrée, exclusivité de tel ascensoriste qui ne pourront être remplacés par leur équivalent circulaire si la copropriété change de prestataire », avertit Jérôme Bailleul, dirigeant de l’entreprise d’agencement Arnaud Devos.

La main courante et les plinthes

Barre d’appui obligatoire, au moins sur l’une des parois de la cabine, pour répondre à la norme NF 81-70 (voir p. 25), la main courante doit respecter des spécifications très précises et se trouver à 90 cm du sol. Les plinthes sont généralement assorties à la main courante : le plus souvent en Inox, mais aussi en laiton ou en bois massif, l’aluminium étant délaissé en raison de sa moindre résistance.

Le miroir

A minima, prévoyez un miroir de taille réduite, conformément à la norme « accessibilité », qui fera office de rétroviseur permettant aux personnes en fauteuil roulant de visualiser les obstacles situés derrière elles. Mais, le plus souvent, il occupe la hauteur d’une demi-paroi. Double objectif : atténuer la sensation d’exigüité et dissuader les tentations de vandalisme, en dirigeant l’attention des usagers sur leur propre reflet. Les miroirs occupant une pleine paroi sont un parti pris décoratif séduisant mais, dans ce cas, pour éviter la confusion optique chez les personnes souffrant d’altérations visuelles, il faut prévoir une haute plinthe au sol (30 cm au minimum, selon la norme). Les miroirs ont généralement une épaisseur de 6 mm et doivent être doublés d’un film anti-éclats évitant les blessures en cas de bris. 

Une bâche

Même si, en principe, les ascenseurs ne doivent pas être empruntés en tant que monte-charge, mieux vaut être pragmatique et prévoir une bâche aux dimensions de la cabine, en vue des déménagements ou emménagements (à laisser entre les mains du gardien ou d’un membre du conseil syndical). Dans ce cas, installer des plinthes sous plafond permettant l’accrochage des œillets de la bâche ou des perforations pour accueillir les crochets de la bâche.

Le panneau de commande

Généralement en Inox, il n’est pas inclus dans le volet du devis portant sur l’aménagement de la cabine. Il apparaît, selon les cas, soit dans l’énumération des travaux indispensables pour répondre aux exigences de l’échéance 2013 : la « précision d’arrêt » imposée par la réglementation (respect d’un écart maximal de 2 cm entre le seuil de la cabine et le palier de chaque niveau lorsque l’appareil est à l’arrêt) entraîne souvent, en effet, l’obligation de changer l’armoire de manœuvre. Ce qui induit à son tour le changement de la « boîte à boutons » ; soit dans la liste des « modernisations conseillées » : par exemple, l’obligation de disposer d’une téléalarme pour demander des secours en cabine oblige à installer une nouvelle platine pour l’accueillir. « Dans ce cas, il est esthétiquement plus satisfaisant de regrouper toutes les commandes sur un seul panneau. Mieux vaut alors se ménager la possibilité d’encastrer d’éventuels nouveaux dispositifs en choisissant un panneau toute hauteur », fait valoir José de Macedo. à noter que par exception, une société comme Ardeca, à la fois ascensoriste et aménageur, propose, si elle est sollicitée uniquement pour l’agencement d’une cabine, d’installer également le panneau de commande à un tarif particulièrement attractif.

Une réglementation difficile à décrypter

Outre la réglementation relative à la sécurité anti-incendie, l’aménagement d’une cabine doit, dans certains cas, prendre en compte les règles issues de la loi du 11 février 2005 dite « loi sur l’accessibilité » qui a introduit dans le Code de la construction un nouvel article L. 111-7 : « Les dispositions architecturales, les aménagements et équipements intérieurs et extérieurs des locaux d’habitation (…) doivent être tels que ces locaux et installations soient accessibles à tous et notamment aux personnes handicapées quelque soit le type de handicap, notamment physique, sensoriel, cognitif, mental ou psychique… » Tandis que l’arrêté du 1er août 2006 (article 7-2) précise que « Tous les ascenseurs doivent pouvoir être utilisés par les personnes handicapées. Les caractéristiques et la disposition des commandes extérieures et intérieures à la cabine doivent, notamment, permettre leur repérage et leur utilisation par ces personnes. Dans les ascenseurs, des dispositifs doivent permettre de prendre appui et de recevoir par des moyens adaptés les informations liées aux mouvements de la cabine, aux étages desservis et au système d’alarme. à cette fin, les ascenseurs doivent être conformes à la norme NF EN 81-70 relative à l’accessibilité aux ascenseurs pour toutes les personnes y compris les personnes avec handicap, ou à tout système équivalent permettant de satisfaire à ces mêmes exigences. » 

Cette norme européenne ne concerne, en principe, que les constructions neuves qui doivent disposer de cabines d’une largeur minimale de un mètre, dotées de portes de cabine et palières automatiques à coulissement horizontal, mais elle est censée s’appliquer aussi dès qu’un élément complet d’un ensemble fait l’objet d’un changement et l’énoncé de la norme précise qu’elle « peut être utilisée comme guide pour la modernisation des ascenseurs existants ». Il s’agit donc plus d’une recommandation que d’une obligation stricto sensu. Néanmoins, l’article R. 111-18-8 du Code de la construction et de l’habitation stipule que « les modifications, hors travaux d’entretien, apportées à la signalisation palière ou en cabine d’ascenseur doivent permettre de recevoir, par des moyens adaptés, les informations liées aux mouvements de la cabine, aux étages desservis et au système d’alarme ». Des nuances qui ne sont pas toujours faciles à décrypter et sur lesquelles les ascensoristes jouent parfois en préférant ne retenir que le caractère obligatoire.  

Concrètement, cette norme s’applique essentiellement à la boîte à boutons : le positionnement des commandes doit permettre leur utilisation par des personnes de petite taille ou se déplaçant en fauteuil roulant de même qu’aux personnes malvoyantes et malentendantes (voir notre schéma p. 25). À noter que les platines à boutons d’appel situées sur chaque palier doivent, elles aussi, répondre à des prescriptions similaires permettant leur identification et comporter des témoins d’activation et d’enregistrement visuels et sonores.

De l’avis des professionnels, ascensoristes comme aménageurs, ces normes d’accessibilité trouvent assez rapidement leurs limites dans la pratique : « Les mains courantes sont accusées d’être trop encombrantes dans un espace restreint, les personnes de grande taille sont contraintes de se pencher parfois inconfortablement pour atteindre les commandes et les signaux sonores et synthèses vocales se voient désactivés au bout de quelques semaines par les professionnels, à la demande des occupants des locaux voisins des ascenseurs qui les perçoivent comme des nuisances sonores »… 

Françoise Juéry


Mots-clés :

ASCENSEUR , COPROPRIETE , TRAVAUX




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