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Mettez votre épargne à l'abri de la crise financière

Mettez votre épargne à l'abri de la crise financière
Octobre 2011
Le Particulier n° 1065, article complet.
Auteurs : FERRON (Aurélien), LEROUX (Eric)

La crise financière n’a pas tout balayé sur son passage. Il existe de nombreux placements qui permettent de faire fructifier vos économies en toute sécurité. Voici ceux qu’il vous faut privilégier.

Croissance en berne, crise de la dette publique de certains États occidentaux, fragilité supposée des banques… La zone de turbulences traversée cet été par les marchés boursiers met à mal la confiance des épargnants dans le système financier. Pour autant, la sécurité des produits de trésorerie (livrets d’épargne, comptes à terme, Sicav monétaires ou fonds en euros des assurances vie) n’est pas menacée. Ces placements sont garantis, selon les cas, par l’État, la banque ou l’assureur. Il faudrait une défaillance en chaîne des établissements financiers, provoquée par des retraits massifs de leurs clients, pour qu’ils ne puissent plus faire face à leurs engagements. Un risque qui semble très faible.

Profitez de la hausse des taux de la plupart des placements sans risque

Il existe donc encore des produits sûrs pour protéger votre épargne. De plus, après 2 ans de rendements modestes, ils ont repris des couleurs. Les craintes liées à un regain d’inflation dans la zone euro ont conduit la Banque centrale européenne à relever ses taux directeurs. Ceux-ci sont passés de 1 à 1,50 % depuis le début de l’année, entraînant l’ensemble des taux courts (Euribor, TMM, voir p. 92) sur lesquels sont indexés la plupart des placements sans risque. En outre, les nouvelles normes de solvabilité imposées aux banques (accords de « Bâle 3 ») incitent ces dernières à attirer l’épargne pour renforcer leur bilan et afficher un niveau de capitaux propres conforme à la réglementation. Conséquence : même si leurs rendements restent modestes, la plupart des produits sans risque rapportent plus qu’en 2010, à commencer par le Livret A dont le taux est passé de 2 à 2,25 %, le 1er août dernier.

Des valeurs refuge traditionnelles peuvent décevoir

Quelques placements considérés comme refuge en cas de crise ne sont pas adaptés à la période actuelle. C’est le cas de l’or dont le cours, à 1 800 dollars l’once (31,10 g), a grimpé de plus de 50 % en un an et a été multiplié par près de six en 10 ans. Une hausse telle que nombre d’experts estiment que sa marge de progression est désormais limitée. C’est aussi le cas des fonds obligataires, investis dans des parts de dettes d’États ou d’entreprises. Ils font courir un risque non négligeable de perte en capital dans la mesure où leur cours évolue à l’inverse des taux d’intérêts. Si les taux augmentent, ces fonds verront leur cours baisser.
Il est tout de même possible, en privilégiant les supports présentés pages suivantes, d’obtenir un gain de plus de 2 %, et jusqu’à 4 % sur l’année, net d’impôts, soit davantage que l’inflation et sans prendre de risque. Attention, les rendements des revenus de patrimoine et de l’épargne vont être rognés par la hausse de 1,2 point des prélèvements sociaux (voir p. 10) qui devrait s’appliquer dès l’imposition des revenus de 2011. Les rendements net de prélèvements sociaux indiqués dans les pages suivantes en tiennent compte.

Remplissez en priorité vos livrets réglementés, simples et sans frais

 Sûrs, sans frais, simples d’utilisation et exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux, les livrets réglementés arrivent en tête des produits à privilégier pour placer son épargne de précaution. Des livrets d’autant plus attractifs qu’ils ont vu augmenter leur rémunération récemment : le taux du Livret A est ainsi passé de 1,25 % début 2010 à 2,25 % le 1er août dernier, de même que le taux du Livret de développement durable (LDD), systématiquement identique à celui du Livret A. Quant au Livret d’épargne populaire (LEP), réservé aux contribuables peu imposables, il rapporte 0,50 point de plus que le Livret A, soit 2,75 % depuis le 1er août 2011.

L’épargne est protégée de l’inflation

L’autre atout de ces livrets réglementés est qu’ils offrent une solide garantie pour préserver le pouvoir d’achat de l’épargnant. L’inflation est, en effet, prise en compte dans la formule de calcul du taux de rendement du Livret A. Celui-ci ne peut être inférieur à l’évolution de l’indice des prix constaté sur 12 mois, augmenté d’un quart de point (0,25 %). Lorsque l’inflation atteint près de 2 %, comme c’est le cas depuis le printemps 2011, le Livret A ne peut donc rapporter moins de 2,25 %, niveau auquel il se situe depuis le 1er août dernier. Seuls bémols : le taux du Livret A n’étant revu – sauf cas exceptionnel – que deux fois par an, en février et en août, il peut exister un léger décalage entre la hausse des prix constatée et l’augmentation du rendement garanti. Autre inconvénient : on ne peut placer d’importantes sommes sur les livrets réglementés, les versements étant toujours plafonnés.
Même s’ils sont fiscalisés, certains plans d’épargne logement (PEL) peuvent aussi s’avérer de très bons placements pour vos liquidités. Attention, ce n’est pas le cas de ceux ouverts depuis le 1er mars 2011 : ces PEL ne rapportent en effet que 2,50 % brut par an (2,16 % après prélèvements sociaux) et à condition de les conserver au moins 4 ans (voir p. 92).

D’anciens PEL peuvent encore rapporter 2,83 à 3,89 % net

En revanche, les épargnants titulaires d’un PEL plus ancien, et qui comptent le clore dans les prochains mois, peuvent le mettre à profit pour y placer leur trésorerie s’ils n’ont pas déjà atteint le plafond de versement de 61 200 €. Cette opération est intéressante avec les plans ouverts entre le 1er juillet 2000 et le 11 décembre 2002 dont le rendement s’élève à 4,50 % brut (3,89 % net après prélèvements sociaux), compte tenu de la prime d’État qui cesse d’être versée au-delà de 10 ans. Hors prime d’État, ou avec un PEL ouvert entre le 12 décembre 2002 et le 31 juillet 2003, le rendement brut s’élève à 3,27 % (2,83 % net). Pensez à vérifier à quel moment le PEL va atteindre son douzième anniversaire. À cette date, les intérêts versés seront soumis à l’impôt sur le revenu. Votre ancien PEL ne rapportera alors plus que 2,21 % net. Enfin, sachez que le retrait des sommes placées sur un PEL entraîne automatiquement sa clôture.

Utilisez les livrets bancaires et parts sociales en complément

Toutes les banques proposent à leurs clients, en complément des livrets réglementés, des livrets bancaires aux versements non plafonnés. La plupart ne sont guère attractifs : selon les établissements, leur rémunération est actuellement comprise entre 1,25 et 2 % brut, soit de 0,84 à 1,35 % net, bien moins que l’inflation. Effectivement, ces livrets sont soumis aux prélèvements sociaux de 13,50 % et à l’impôt sur le revenu. Si l’épargnant opte pour le prélèvement forfaitaire libératoire, ses gains seront amputés de 32,50 %.

D’excellents livrets dans certaines banques régionales

Certains établissements proposent toutefois d’excellents livrets dont il serait dommage de se priver. Réservés aux clients ayant atteint les limites de versement sur leur Livret A ou leur Livret de développement durable (LDD), ils sont souvent rémunérés à un niveau proche de celui du Livret A (beaucoup ont ainsi vu leur rendement grimper au 1er août dernier). C’est notamment le cas au Crédit mutuel île-de-France où le « LDD Triplex » propose un taux de 3,28 % brut (soit 2,21 % net). Sachez tout de même que ces produits très attractifs ne sont généralement proposés que par des banques régionales (les conditions sont différentes selon les caisses), et non par de grands réseaux comme BNP Paribas, LCL ou la Société générale (voir tableau ci-dessus). Par ailleurs, leur plafond de versement est limité, souvent à quelques milliers d’euros. Il faut aussi noter que les livrets bancaires sont d’autant plus attractifs que leur détenteur n’est pas (ou peu) imposable. S’il choisit de réintégrer ses gains dans ses revenus (sans opter pour le prélèvement forfaitaire), un contribuable non imposable ne subit que les prélèvements sociaux de 13,50 %. Pour un rendement brut de 3,28 % (tel que celui du livret Triplex du Crédit mutuel Île-de-France), le gain réel est alors de 2,84 % net.

Plus de 3 % net grâce aux parts sociales

Dans les banques mutualistes (Banques populaires, Caisses d’épargne, Crédit mutuel et Crédit agricole), il existe une autre solution envisageable : les parts ­sociales. Équivalentes à une action, elles donnent droit à un intérêt distribué chaque année au printemps, après la clôture des comptes. Il dépend des résultats, mais s’avère, en général, supérieur aux taux à court terme. En 2011, la rémunération versée sur les comptes de 2010 a atteint entre 2,80 et 3,50 %, selon les établissements et les caisses locales. Un revenu d’autant plus attrayant que les parts sociales, assimilées à des dividendes, bénéficient d’un régime fiscal de faveur : les intérêts sont soumis aux prélèvements sociaux (prélevés à la source) pour la totalité de leur montant et à l’impôt sur le revenu après application d’un abattement forfaitaire de 40 % et d’un abattement fixe de 1 525 € pour une personne seule (3 050 € pour un couple). Un célibataire peut ainsi percevoir jusqu’à 2 541 € d’intérêts chaque année sans payer d’impôt (5 083 € pour un couple). Par exemple, si le rendement versé par les parts d’un établissement atteint 3,20 %, un épargnant a donc la possibilité d’y investir près de 80 000 € sans impôt.

Attention aux conditions de remboursement des parts

Intéressante pour placer une épargne à moyen terme, cette solution n’est pas toujours indiquée si vous êtes susceptible d’avoir rapidement besoin de votre argent. Chaque caisse locale pouvant imposer ses propres règles, il est indispensable de bien se renseigner sur les conditions de récupération des fonds. Les Caisses d’épargne, par exemple, n’autorisent le remboursement des parts qu’une fois par an. Par ailleurs, rares sont les établissements permettant à leurs clients d’investir la somme qu’ils souhaitent. Ils n’ont pas toujours des parts à vendre et l’investissement y est souvent plafonné.

Jonglez avec les superlivrets pour profiter des promotions

Si votre banque ne propose pas de livrets à taux majorés, ni de parts sociales, ou si vous avez atteint le plafond de versement, les superlivrets offrent une solution de choix pour vos liquidités. Il s’agit de comptes sur livret bancaire proposant des taux séduisants en promotion. En général, ils sont distribués dans des établissements pratiquant la vente à distance (essentiellement sur internet) qui ne vous demanderont pas de souscrire d’autres services bancaires. Pour attirer les clients, ces derniers accordent des taux de rendement promotionnels attractifs, souvent de 4 à 5 % par an, soit de 2,70 à 3,38 % net, déduction faite du prélèvement forfaitaire libératoire de 32,50 %. Mais attention, ces taux élevés ne sont valables que durant quelques mois et ils s’appliquent à des montants plafonnés. Une fois passée la période de promotion, le rendement chute souvent aux alentours de 1,20 % net. Ces superlivrets perdent alors une bonne partie de leur charme, comme le montrent les simulations dans le tableau ci-dessus. La promotion offerte en septembre par ING Direct (4,50 % brut) n’est ainsi valable que 3 mois. Ensuite, le taux du livret chute à 1,75 %. Sur une année, 10 000 € placés ne rapporteront donc que 243,75 € avant impôt (164,53 € après, en cas d’option pour le prélèvement forfaitaire libératoire), soit nettement moins que s’ils étaient placés sur un Livret A classique, rémunéré à 2,25 % net. Car le gain se serait alors élevé à 225 €.

Les promotions sont réservées aux nouveaux clients

Vous pourrez tout de même profiter à plusieurs reprises des taux promotionnels, en déplaçant régulièrement vos capitaux d’un établissement à l’autre afin d’encaisser des rémunérations majorées. Mais cela représente beaucoup d’énergie pour des gains souvent modestes. Et cette stratégie ne peut se pérenniser. Car les promotions sont réservées à la première ouverture d’un compte et les couples mariés détenteurs d’un compte joint ne peuvent en profiter qu’une seule fois. Reste qu’avec une demi-douzaine d’établissements pratiquant ces taux majorés sur des périodes de 3 à 6 mois, il est possible de passer environ 2 ans à l’abri.

Soyez prudent avec les fonds à formule

La Bourse, sans les risques : c’est la promesse des fonds à formule. Rien d’étonnant donc à ce qu’ils figurent parmi les produits les plus vendus. Leur particularité est d’assurer la restitution de 100 % des sommes placées (si le fonds est à capital garanti), déduction faite des frais d’entrée, en cas de chute des marchés financiers et de permettre de profiter d’une éventuelle hausse de la Bourse, selon des formules mathématiques pas toujours compréhensibles. En revanche, l’investisseur doit accepter de bloquer son argent au moins 18 mois et jusqu’à 8 ans selon le fonds, sous peine de subir de lourdes pénalités de sortie anticipée et une éventuelle moins-value. Attention, car non seulement ces produits ont comme inconvénients d’immobiliser l’épargne et de proposer une performance aléatoire, mais les gains sont souvent limités.

La performance n’a rien de garanti

Nous avons ainsi calculé, dans une précédente enquête (voir le n° 1036 du ­Particulier, p. 20), que seuls 27 % des fonds garantis arrivés à échéance en 2008 avaient réalisé une performance annuelle supérieure à 5 %. Un gain imposable à 32,50 %, si le fonds a été acheté via un compte-titres. Toujours selon notre enquête, dans 23 % des cas, le gain avait même été inférieur à 1 %. Mieux vaut éviter ces produits si vous souhaitez une rémunération certaine. Ils sont uniquement envisageables pour tenter de gagner davantage qu’un livret bancaire, sur de petites sommes.

Tirez parti des fonds en euros des assurances vie de plus de 4 ans

Malgré l’érosion de leur rendement attendue cette année (voir p. 14), les fonds en euros des contrats d’assurance vie sont des supports très intéressants pour gérer vos liquidités. C’est même une solution idéale avec un contrat ayant plus de 8 ans d’ancienneté. À compter de ce délai, les retraits échappent à l’impôt sur le revenu dans la limite de 4 600 € d’intérêts par an (9 200 € pour un couple). Seuls sont dus les prélèvements sociaux de 13,50 %. Dans l’hypothèse d’un fonds en euros ayant un rendement (net de frais de gestion) de 3,50 %, la rentabilité réelle s’établit à 3,03 %, bien davantage que n’importe quel livret bancaire. Un contrat ayant une ancienneté comprise entre 4 et 8 ans offre aussi un support intéressant. Les retraits sont alors imposés à 15 % et le rendement net atteint 2,50 %.

Privilégiez les contrats sans frais d’entrée

Gérer ses liquidités sur un fonds en euros n’est cependant avantageux qu’à trois conditions. D’abord, les versements ne doivent pas entraîner de frais. C’est notamment le cas avec les contrats distribués sur internet par Altaprofits, Mes-Placements ou Linxea (voir le n° 1063 du Particulier, p. 34). Si vous avez un contrat classique, vous pouvez essayer de négocier les frais sur versement. Ce sera d’autant plus facile que l’épargne placée y est importante. Deuxième condition : le jour où vous souhaitez récupérer votre épargne, veillez à ne pas en retirer l’intégralité. Car le contrat serait alors clos et l’assureur ne verserait, en guise d’intérêts, que le taux minimal garanti prévu par le contrat, soit environ 2 %, avant fiscalité. Si le contrat reste ouvert, en général, l’intégralité du rendement effectivement réalisé par le fonds est versée en début d’année suivante (c’est ce que prévoient les contrats multisupports ne comportant pas uniquement un fonds en euros). La dernière condition est liée à votre objectif lors de la souscription du contrat. S’il est destiné à une transmission et que vous avez dépassé 70 ans, il faut éviter d’y effectuer tout versement suivi d’un retrait, car cela diminue fortement les avantages successoraux attachés à l’assurance vie.

Ne recourez aux Sicav monétaires qu’en dernier ressort

Cela fait déjà près de 3 ans que les Sicav monétaires ne rapportent plus grand-chose. En 2010, la plupart d’entre elles ont à peine grimpé de 0,50 %, soit bien moins que l’inflation. Cela s’explique : leur performance est, en effet, directement liée au niveau des taux courts de la zone euro (Euribor, TMM, voir p. 92), eux-mêmes dictés par les taux directeurs fixés par la Banque centrale européenne (BCE). Or, la BCE a longtemps privilégié des taux très bas, afin de soutenir l’économie. Même si les taux ont actuellement tendance à remonter, du fait de la crise de confiance et du manque de liquidités sur les marchés, les Sicav monétaires ne devraient guère rapporter plus de 0,80 % l’année prochaine. Un rendement qui chute même à 0,54 % après impôts. Depuis la suppression, début 2011, du seuil de cession des valeurs mobilières, les plus-values de Sicav détenues sur un compte-titres sont intégralement taxées à 32,50 %. Ce placement est donc la dernière brique à mettre en œuvre pour placer vos liquidités, après avoir fait le plein de toutes les solutions plus rentables.

L’épargne est rémunérée quotidiennement

Les Sicav monétaires présentent cependant quelques avantages : elles permettent d’investir des sommes importantes (les versements ne sont pas plafonnés) et la rémunération est calculée quotidiennement. Il est ainsi possible d’y mettre à l’abri l’épargne placée dans son compte-titres et d’obtenir une plus-value, même si les sommes n’y sont restées que quelques jours. Il est toutefois indispensable de souscrire un fonds pour lequel la banque ne facture ni droits d’entrée, ni droits de garde.

La catégorie monétaire court terme est la moins risquée

Vérifiez également si le fonds appartient bien à la catégorie « monétaire court terme », créée le 1er juillet dernier par l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour la distinguer des « monétaires », légèrement plus risquée (voir le n° 1063 du Particulier, p. 10). Nous vous indiquons dans le tableau page 34 les fonds répondant à ces différents critères qu’il est possible de souscrire pour quelques euros de mise minimale dans les principales banques françaises.

Souscrivez un compte à terme pour son rendement fixe dans le temps

Vous n’avez pas besoin de votre argent avant 3 mois, 6 mois ou un an ? Vos liquidités peuvent alors être investies dans des comptes à terme (CAT). Ce placement revient à prêter de l’argent à sa banque : celle-ci vous verse un intérêt, prédéfini en fonction de la durée
du compte et des taux d’intérêt du marché monétaire. Ce taux n’est pas très attractif sur de courtes durées (un superlivret offrira beaucoup plus en période de promotion), mais, si vous bloquez votre épargne un ou 2 ans, en revanche, le rendement promis est bien supérieur à celui qu’offrent actuellement les autres placements de court terme (voir tableau ci-contre). De plus, il est possible d’investir des sommes très importantes sur ces comptes. Le compte à terme de VTB Bank propose, par exemple, une rémunération de 3,25 % brut, sur un an (2,19 % net, après ­prélèvement forfaitaire libératoire de 32,50 %), soit un taux proche de celui du Livret A, mais sur une somme non plafonnée. Sur 3 mois, en revanche, la rémunération du compte n’est que de 2,35 % brut (1,59 % net).

Ne vous engagez pas sur de trop longues durées

La rémunération est garantie certes, mais il existe une contrepartie : le taux déterminé à l’origine n’est pas réévalué par la suite. Ainsi, en cas d’augmentation des taux d’intérêt à court terme, à partir desquels sont fixés les taux des comptes à terme, vous risquez de vous retrouvez avec un compte moins rentable que ceux nouvellement lancés. Cela doit donc vous inciter à ne pas y miser sur une période supérieure à un ou 2 ans, et seulement à condition d’avoir trouvé une offre vraiment concurrentielle. Ce peut être le cas dans votre banque. Mais vous trouverez parfois des conditions plus avantageuses dans les établissements spécialisés dans la vente à distance de comptes à terme (voir tableau ci-dessus).

Ouvrez plusieurs comptes

Enfin, veillez à conserver votre compte jusqu’à son terme sous peine d’être pénalisé. En cas de retrait avant le terme du compte, le rendement promis est souvent réduit de 0,5 à 1 point et risque alors de tomber, après impôts et prélèvements sociaux, en dessous des taux des comptes sur livret. Il est donc judicieux d’avoir plusieurs comptes à terme de durées différentes. En cas de besoin d’argent imprévu, vous pourrez ainsi puiser dans l’un sans toucher aux autres.

Dossier réalisé par Aurélien Ferron et Éric Leroux


Mots-clés :

BANQUE , COMPTE A TERME , FONDS A FORMULE , LIVRET D'EPARGNE , PLACEMENT FINANCIER , SICAV




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