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Opter pour des lames qui réduisent les fréquences de traitement

Juin 2010
Le Particulier Pratique n° 358, article complet.
Auteur : COUNE (Isabelle)

Un traitement ; à cœur plutôt qu’en surface ; l’enjeu de la mise en œuvre.

Hormis les essences exotiques, naturellement résistantes aux insectes et aux champignons, le bois doit toujours être traité. L’autoclave constitue une solution économique et très courante. Les bardages autoclavés sont généralement garantis 10 ans. L’ajout d’un colorant brun en autoclave, qui pénètre dans le bois, stabilise la teinte dans le temps. Passer une couche de saturateur sert alors uniquement à obtenir un aspect homogène. Il en est ainsi de la collection Natur de Silverwood, qui associe la couleur et l’aspect naturel du bois massif. Sa finition incrustée sous vide et son traitement anti-UV dispensent de l’entretien habituel des bardages. De plus, les arêtes arrondies optimisent la durée de vie du film de protection.

Un traitement à cœur plutôt qu’en surface

Silverwood propose aussi la gamme de bardages Classic traités marron. Ce procédé permet de réaliser, dans un même cycle de production, une pigmentation marron du bois et une préservation en autoclave de classe 3 ou 4. Le matériau ainsi préservé présente une résistance aux UV et aux intempéries supérieure à celle que procurent les colorants, grâce à la fixation des pigments, insolubles dans l’eau, à la surface du bois. Des essais de vieillissement accéléré ont montré que la pigmentation résiste plusieurs années. Au bout d’un an, en fonction de l’exposition de la façade, la couleur marron laisse progressivement place à une teinte marron-miel, caractéristique du bois traité soumis aux intempéries. Les essences européennes telles que le sapin et le pin rouge du Nord offrent un bon rapport qualité/prix. Ce bardage se décline dans ces deux essences et en cinq profils (Louisiane, Montana, Moutiers, Biseau et Claire-voie) pour répondre aux spécificités régionales. Il profite, en outre, d’un effet de gamme puisque l’industriel propose des lames de terrasse en pin rouge du Nord traitées de la même façon. L’offre est ­complétée par un produit de finition pour l’entretien des bardages et le traitement des coupes et des percements lors de la pose.

L’enjeu de la mise en œuvre

Au-delà des traitements, une mise en œuvre dans les règles de l’art est garante de la durée de vie du bardage. Pour être posé, celui-ci doit être parfaitement sec. Il faut impérativement ménager sous le bardage une lame d’air de 22 mm d’épaisseur au minimum, réalisée avec des tasseaux en bois (classe 3) ou une ossature en aluminium. Ces tasseaux sont fixés une fois que le mur a reçu un pare-pluie afin d’assurer l’étanchéité de la façade – sauf si le mur est déjà étanche, recouvert d’un enduit hydrofuge par exemple. Les lés du pare-pluie doivent se recouvrir. Le bardage doit démarrer à 20 cm du sol pour être protégé des eaux de rejaillissement quand il pleut. Une grille placée sous cette première lame empêche les rongeurs de s’introduire tout en permettant à l’air de circuler. L’entraxe des tasseaux dépend du type de bardage choisi.
Différentes poses sont possibles, en fonction de l’esthétique que vous recherchez pour votre façade. Pour obtenir un bardage horizontal ou en diagonale, les tasseaux sont fixés à la verticale. Poser les lames à la verticale est plus délicat, car cela implique de disposer les tasseaux à l’horizontale, ce qui ne permet pas de ventiler suffisamment les façades exposées aux intempéries. Il est alors préférable d’opter pour un double liteaunage, c’est-à-dire de croiser les tasseaux. Les fixations s’effectuent avec des pointes en inox spéciales, qui ne s’oxydent pas.

Traiter les points sensibles

Chaque fabricant fournit des accessoires pour traiter les angles. Le tour des fenêtres nécessite un soin particulier. Si la menuiserie est ajustée sur le nu de la façade (cas des hublots, où le bardage se termine contre le cadre de la fenêtre), il faut retraiter les coupes et veiller à l’étanchéité. Si la fenêtre est en retrait, le “précadre” dans lequel elle s’inscrit doit être protégé, soit en habillant les tableaux et le linteau avec des éléments de bardage coupés à dimension et en utilisant une bavette en zinc ou autre métal inoxydable pour la partie basse ; soit en faisant un entourage complet en métal et en prévoyant un rejet d’eau loin de la façade pour éviter les ruissellements sur le bardage.


Mots-clés :

BOIS , BRICOLAGE , ENTRETIEN , FACADE , MATERIAU DE CONSTRUCTION




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