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Aides auditives : bien s'équiper à moindre coût

Aides auditives : bien s'équiper à moindre coût
Juin 2010
Le Particulier n° 1050, article complet.
Auteur : FERRON (Aurélien)

De très nombreux malentendants hésitent encore à s’équiper d’aides auditives. Sur un marché florissant, les prothèses restent chères, mal remboursées et pas toujours efficaces. Voici nos conseils pour trouver un appareillage correct et tenter de diminuer la facture.

Les tarifs dissuasifs, une prise en charge a minima par la collectivité et une déficience trop souvent considérée comme honteuse, associée au handicap et au grand âge : voilà sans doute pourquoi si peu de malentendants font le choix de porter une aide auditive. Parmi les 5 à 6 millions de déficients auditifs recensés en France, seul un petit million serait appareillé. Une proportion bien faible si on la compare aux taux d’équipement atteints au Royaume-Uni ou dans certains pays nordiques (Danemark, Norvège), où plus d’un tiers des malentendants disposeraient d’une prothèse auditive, à en croire une étude menée au niveau européen par France Presbyacousie. Cela n’empêche pas les affaires d’être florissantes. Selon le Snitem, syndicat regroupant les fabricants de dispositifs médicaux, il s’est vendu plus de 460 000 aides auditives en France en 2009, soit 6 % de plus que l’année précédente et près de 2 fois plus qu’il y a 10 ans. Un marché qui se partage, depuis 30 ans, entre audioprothésistes indépendants, parfois regroupés sous enseignes (Audition Conseil, Audition Santé, Entendre…) et les magasins ouverts par des multinationales de l’audition (Amplifon et Audika).
L’une des faiblesses de la profession ? « Des rentes de situation, une sous-productivité des réseaux de distribution et, parfois, des pratiques commerciales abusives. » Ces reproches émanent du Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM), dans un avis rendu en 2008. « Le marché est sclérosé par l’attentisme de la profession », regrette Christian Py, président d’Audition mutualiste, un réseau de 300 centres géré par la Mutualité française. Au cœur du débat, l’éventuelle pénurie d’audioprothésistes (il y en aurait 2 300 à 2 500 en France, selon les sources) qui, pour beaucoup, serait l’une des principales causes des prix élevés et du sous-équipement de la population. Une opinion contestée par les principaux syndicats d’audioprothésistes, arguant qu’une meilleure densité professionnelle ne serait pas gage de baisse de prix, et qu’il n’y a aucun délai d’attente pour obtenir un rendez-vous auprès d’un professionnel. Reste que nombre d’enseignes peinent à recruter.
Pourtant, les enjeux sont de taille. Tout comme la vue, l’audition baisse fatalement avec l’âge : alors que la surdité est relativement rare chez les jeunes (0,2 % des enfants de moins de 10 ans, selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, Drees) et reste modérée jusqu’à 40 ans, elle est très prononcée chez les personnes âgées (deux tiers des malentendants ont plus de 60 ans). Dans 95 % des cas, les premiers signes de surdité se manifestent à partir de la cinquantaine (on parle de presbyacousie) : baisse de la perception des sons aigus puis difficulté de compréhension en milieu bruyant et intolérance aux sons forts. Chez une personne âgée, l’altération progressive de l’audition peut ainsi rapidement aboutir à une absence de communication, un repli sur soi, voire, à partir de 75 ans, à une augmentation du risque de développer des troubles cognitifs de type Alzheimer. Voici donc un tour du marché qui donne une idée plus précise du coût d’une aide auditive.

Pour un même équipement, les prix varient du simple au double

Non reconnus comme des professionnels de la santé, les audioprothésistes n’ont aucune obligation d’afficher leurs tarifs dans leur magasin. Ils sont d’ailleurs très peu nombreux à le faire. Et nous n’avons trouvé sur internet que deux audioprothésistes indiquant les tarifs pratiqués, appareil par appareil
(www.laboratoires-unisson.com et www.maison-appareil-auditif.com). Malgré l’obligation, depuis novembre 2008, d’émettre des devis (lire encadré page ci-contre), la transparence tarifaire n’est donc toujours pas au rendez-vous.
Pour vous permettre de mieux appréhender le coût d’un appareillage, nous vous dévoilons, en exclusivité, p. 70-71 les prix des aides auditives, en fonction de leur performance et du distributeur, des données inédites recueillies par Santéclair (voir p. 70). Résultat de notre enquête : il faut compter 1 680 €, en moyenne, pour une seule aide auditive, les prix moyens s’échelonnant de 1 287 € pour une prothèse d’entrée de gamme à 1 927 € pour l’appareillage le plus sophistiqué. Et si vous souhaitez acheter une prothèse pour chaque oreille (solution préconisée par les professionnels dès lors que la surdité est bilatérale), les prix sont multipliés par 2, soit 3 360 € à débourser. Mais ce n’est pas tout : pour un même appareil, les prix peuvent varier du simple au double. C’est ainsi que le Widex Flash FL-9, par exemple, est vendu 833 € dans une boutique de Saint-Étienne, contre 1 128 € à Marseille et jusqu’à 1 650 € dans une enseigne du VIIIe arrondissement parisien. D’importantes disparités que l’on peut tout aussi bien constater au sein d’une même ville !

2 350 € non pris en charge pour une paire de prothèses

Vu les tarifs pratiqués, mieux vaut regarder de près les aides financières dont vous pouvez bénéficier. Ne comptez pas trop sur la Sécurité sociale : pour les plus de 20 ans, celle-ci ne rembourse que 129,81 € (65 % de la base de remboursement de 199,71 €), quel que soit l’appareil acheté et le niveau de la déficience auditive (le remboursement peut aller jusqu’à 910 € pour les moins de 20 ans). S’y ajoutent des prises en charge partielles des frais d’entretien pour 23,80 € par an ainsi que pour le changement d’accessoires (3,20 € l’embout auriculaire, 3,45 € l’écouteur, 6 € le microphone…). Des remboursements, là encore, insuffisants. À titre d’exemple, la durée de vie d’une pile est comprise entre une et deux semaines, pour un prix unitaire moyen d’1 €, soit un coût de revient annuel pouvant dépasser 50 €. Quant aux embouts ou écouteurs, leurs prix excèdent souvent 50 € l’unité. Comme pour une paire de lunettes ou une prothèse dentaire, vous ne pouvez donc essentiellement compter que sur votre complémentaire santé. Il ne faut pas, là non plus, trop en attendre : selon une étude menée en 2007 par la Drees, 50 % des contrats du marché remboursent moins de 375 € par oreille. Et, logiquement, les plus protecteurs sont les plus chers. Pour bénéficier d’un remboursement supérieur à 500 €, il faut privilégier les versions haut de gamme des contrats, qui coûtent jusqu’à 3 000 € par an pour un couple de retraités. Sauf à bénéficier d’autres aides spécifiques (lire encadré p. 73), c’est donc à peine 30 % du coût de la prothèse qui sera remboursé, soit un coût final moyen pour le client de 1 175 € (2 350 € pour une paire). Rien d’étonnant, donc, à ce que nombre de malentendants choisissent de ne pas s’équiper, de différer l’achat ou de n’acheter qu’une seule prothèse alors qu’une paire aurait été préférable…

Des spécialistes du discount cassent les prix

Les malentendants à la recherche des prix les plus bas sont alors contraints de faire le tour des professionnels de leur ville. Dans certains départements, la tâche est plutôt ardue. Selon le recensement opéré par la Drees, au 1er janvier 2010, seuls 5 audioprothésistes étaient installés dans le Gers ou le Lot et seulement 3 dans la Creuse, les Hautes-Alpes et en Haute-Marne sur un effectif global de 2 352 professionnels. Difficile, dans ces conditions, de faire jouer la concurrence… Pour tenter de diminuer la facture, différentes solutions commencent à émerger, avec, tout d’abord, l’apparition d’enseignes discount comme Optical Center. C’est d’ailleurs chez ce distributeur que l’on trouve les tarifs les plus bas, selon les données recueillies par Santéclair (lire p. 70-71), avec des prix inférieurs de 26 % à la moyenne nationale. Depuis son lancement sur le marché de l’audition en 2007, la marque – auparavant centrée sur l’optique – a équipé en matériel auditif plus de 130 centres répartis en France. Mais seuls 83 sont d’ores et déjà opérationnels. Les autres ? « Ils pourront fonctionner dès que l’on aura réussi à trouver des audioprothésistes », assure une porte-parole du groupe, l’objectif étant de disposer de 300 centres proposant à la fois des lunettes et des aides auditives. Déplorant « le manque de concurrence empêchant une baisse des prix », le groupe de distribution Leclerc s’est lancé dans la bataille tarifaire. Il a
inauguré, en mars 2009, son premier centre d’audition en banlieue rouennaise avec l’objectif ambitieux de comptabiliser une centaine de boutiques en 2010 aux côtés de ses espaces d’optique, et avec des tarifs que l’enseigne estime être inférieurs de 30 % à ceux du marché.

Les réseaux d’assureurs tirent aussi les prix vers le bas

S’adresser à des discounters n’est pas le seul moyen de réduire la note. La seconde solution consiste à s’adresser aux assureurs ou aux mutuelles ayant mis en place des réseaux de professionnels. Comme ils le font déjà auprès d’opticiens et de chirurgiens-dentistes, les organismes complémentaires nouent des partenariats avec des audioprothésistes, via des structures spécialisées, les professionnels s’engageant à proposer le tiers payant aux assurés concernés mais, surtout, à respecter une grille tarifaire. Pour l’heure,
Santéclair a constitué le réseau le plus performant, à disposition des 6 millions d’assurés bénéficiant d’une complémentaire santé Allianz, Maaf, MMA ou de la Mutuelle générale de la police. Les 248 audioprothésistes partenaires dénombrés à la fin avril, appartenant à une enseigne ou indépendants, proposent des tarifs inférieurs de 40 %, en moyenne, au prix du marché, et garantissent même une économie supplémentaire si le client équipe ses deux oreilles. Santéclair a ainsi calculé que le coût final pour ses assurés tombe à 533 € par prothèse via son réseau, contre plus de 1 100 € en dehors. Par exemple, le modèle Widex Flash FL-9 précédemment cité est facturé au maximum 705 € dans le réseau Santéclair, contre 1 191 € en moyenne hors réseau ; le Siemens Pure 700 HG coûte 1 291 €, contre 1 992 € chez  la concurrence, et le modèle Starkey Destiny 1 200 HG est vendu 1 162,50 €, contre 1 930 € hors réseau. Autre conséquence appréciable pour le confort de nombreux malentendants atteints d’une surdité bilatérale : plutôt que d’équiper une seule oreille, 95 % des assurés, grâce à ces prix réduits, optent pour un double appareillage.
Les autres initiatives similaires nous semblent, en revanche, moins probantes. Pionnier sur ce créneau, Carte Blanche, une filiale de Swiss Life travaillant aussi pour le compte du Groupe Henner-GMC ou de Solly Azar, revendique ainsi un réseau de 800 centres s’engageant à ne pas facturer plus de 1 350 €, 1 520 € ou 2 050 €, selon le niveau de surdité et la technologie de l’appareil. Une grille tarifaire qui ne se situe toutefois pas substantiellement en deçà des prix du marché. En phase de réflexion pour restructurer son offre, Itélis (bénéficiant aux clients d’Axa ou de Mutuelle Mieux-être) ne propose, pour sa part, que des tarifs négociés ou des remises de l’ordre de 10 à 15 % auprès de grandes enseignes comme Audio 2000 et Audika. D’autres grands réseaux comme Sévéane (Groupama et Pro BTP), pour l’instant uniquement présent sur les secteurs de l’optique et dentaire, envisage aussi d’investir celui de l’audition.

L’aide auditive n’est pas toujours la solution miracle

S’il est performant, l’appareillage se révèle souvent bénéfique. Selon le Guide de l’audition*, un ouvrage rédigé par un collectif de patients et de professionnels, mieux vaut privilégier un appareillage des 2 oreilles (lorsque les degrés de déficience sont proches), quitte à acheter un modèle moins onéreux, tout en se méfiant des dernières nouveautés, dont l’adaptation n’est pas toujours maîtrisée par l’audioprothésiste, et en gardant en tête que les appareils les plus discrets ne sont pas nécessairement adaptés à chacun. La satisfaction du malentendant n’est, en effet, pas toujours au rendez-vous. Certes, les anciens audiophones, disgracieux et sifflant, ne sont plus vraiment de mise. En une douzaine d’années, les appareils analogiques (les ondes sonores sont transformés en signaux électriques envoyés à un amplificateur) ont quasiment disparu de la circulation, au profit de technologies numériques (le son est codé informatiquement). Cette nouvelle génération de prothèses, gérée par microprocesseur, offre des réglages plus précis (tout s’effectue par ordinateur), en amplifiant par exemple davantage les sons faibles que les sons forts, ou en privilégiant la correction de certaines fréquences. Sont également apparus des systèmes antisifflement (ou antilarsen) performants, des micros « directionnels », permettant d’être moins parasité par les bruits extérieurs ou encore des modèles avec « embout ouvert » (souvent dénommé « contour open »), de discrets contours d’oreille présentant l’intérêt de ne pas obstruer le conduit auditif, à la différence des appareils intra-auriculaires qui ont tendance à provoquer une sensation d’oreille bouchée avec un effet d’autorésonance de sa voix. Plus récemment, sont même apparus des modèles sans piles (il suffit de les placer dans un chargeur pendant la nuit) ou dotés du Bluetooth, un mode de connexion sans fil permettant de relier son appareil à son téléphone portable, sa télévision ou un ordinateur compatible. Tous ces progrès, largement mis en avant par les fabricants, doivent toutefois être relativisés. Selon une enquête menée l’an dernier par l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, le port de prothèses auditives améliore l’écoute de conversation en lieu calme pour plus de 75 % des personnes interrogées. En revanche, les résultats se révèlent insuffisants (pour plus de 30 % d’entre eux) pour l’écoute de la télévision, en conversation de groupe ou dans un lieu public. Tous les professionnels interrogés reconnaissent d’ailleurs que 20 à 30 % des malentendants venant faire l’acquisition d’une aide auditive, finissent par ranger leur appareil dans un tiroir pour ne plus jamais l’en sortir.

Le prix payé inclut de nombreuses prestations

Pour tenter d’éviter cet écueil, il ne faut pas hésiter à se montrer exigeant auprès de son audioprothésiste. Il est, en effet, seul responsable de la réussite de l’appareillage, soumis à une simple prescription préalable d’un médecin oto-rhino-laryngologiste (ORL). À l’issue de la première visite, durant laquelle l’audioprothésiste doit tester votre audition (des sons, des mots, des seuils de tolérance aux sons forts…), examiner les conduits auditifs et évaluer vos besoins, le professionnel doit vous remettre un devis comportant idéalement plusieurs appareils. S’ensuit une phase de tests et de réglages de l’appareil choisi, qui peut durer entre 4 et 6 semaines. « Si les résultats ne sont pas satisfaisants, il ne faut pas hésiter à demander à tester un autre appareil ou à changer d’audioprothésiste », conseille Jacques Schlosser, président de Surdi 13, une association de malentendants des Bouches-du-Rhône. La caution généralement demandée doit alors être restituée, seul restant à votre charge le coût de l’embout placé dans l’oreille (pour un contour d’oreille) ou de la coque, réalisée sur mesure, pour un appareil intra-auriculaire, soit moins d’une centaine d’euros.
Le suivi est tout aussi important que la phase de réglage. Il faut ainsi savoir que le prix facturé par l’audioprothésiste ne couvre pas que l’équipement, mais qu’il inclut aussi une série de prestations associées, « indissociables » de l’appareil (définies dans l’annexe de l’arrêté du 31.10.08 et obligatoirement inscrites en annexe du devis, voir encadré p. 69). À en croire différents intervenants du secteur, le coût d’achat de la prothèse auprès du fabricant ne représente que 25 à 35 % du montant total de la facture finale. Soit bien moins de 600 € pour un appareil commercialisé 1 680 €, prix moyen relevé dans notre étude. Le différentiel, élevé, devrait donc être justifié par le service après-vente associé. Même si certains audioprothésistes se gardent bien de le rappeler à leurs clients (ce n’est toutefois pas le cas chez Amplifon, Entendre ou dans le réseau de professionnels mis en place par Santéclair, entre autres), ils doivent, au minimum, les accueillir 3 fois la première année puis 2 fois par an les suivantes pour des contrôles d’efficacité et des nettoyages d’appareil gratuits. Seul les consommables, piles ou embouts, pouvant être payants. Et ce, durant la vie de l’appareil, son renouvellement intervenant tous les 5 ans environ. Sans remettre en cause l’utilité de ces prestations de suivi, le fait de les inclure dans le prix payé au départ n’est pas sans effets pervers. Il est ainsi impossible, en France, d’acheter une aide auditive chez un professionnel puis de procéder aux réglages et au suivi chez un autre. En cas de déménagement, il faudra trouver un professionnel compréhensif qui acceptera d’effectuer le suivi. Des associations de malentendants regrettent aussi ce qu’elles considèrent comme une « prime au mauvais appareillage » : des personnes non satisfaites renonceront à porter l’appareil et ne reviendront plus voir l’audioprothésiste alors que ce dernier aura encaissé des prestations jamais effectuées.

Vers un plafonnement des prix ?

Mais la situation semble devoir s’améliorer à l’avenir. Les professionnels finalisent actuellement un projet de « norme européenne » sous l’égide du Comité européen de normalisation (l’équivalent de l’Afnor à l’échelle européenne), dont nous avons pu consulter une version de travail. Si elle apporte peu d’éléments sur l’aspect qualitatif de l’appareillage (la norme est d’ailleurs très critiquée par les associations de malentendants), cette certification à laquelle pourront prétendre les professionnels devrait permettre d’éviter les pratiques les plus douteuses en imposant des contraintes sur les conditions d’accueil du malentendant et les équipements dont doit disposer le professionnel. Quant à l’État, il vient de dégager 52 millions d’euros pour un plan en faveur des personnes sourdes et malentendantes pour, notamment, instaurer un dépistage systématique des troubles de l’audition pour les jeunes et à partir de 60 ans. Les pouvoirs publics se sont même déclarés prêts à augmenter le montant du remboursement des aides auditives avec en contrepartie, c’est une hypothèse de travail, l’instauration de prix de vente plafonnés sur certaines gammes de prothèses. Les discussions débutent ces jours-ci.

Aurélien Ferron

*Guide de l’audition, tome I (14,85 €) et tome II (16,85 €). Pour se le procurer : Guide de l’audition, BP 9, 92201, Neuilly-sur-Seine cedex.


Mots-clés :

PRIX , PROTHESE AUDITIVE , QUALITE , SURDITE




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