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Les promesses de l'épilation définitive

Mai 2010
Le Particulier Pratique n° 357, article complet.
Auteur : RISTE (Christine)

Le poil, perçu comme un signe de virilité, incommode les femmes presque tout au long de leur vie. Si, dès l’adolescence, elles lui déclarent la guerre pour des raisons esthétiques, à la ménopause, où la pilosité des zones hormonodépendantes (parties du visage où seuls les hommes ont de la barbe, ventre, partie supérieure externe des cuisses, poitrine) peut se développer, l’enjeu va au-delà des critères de beauté.

Une pilosité excessive peut, en effet, avoir des répercussions psychologiques négatives à ce moment clé de la vie. D’autant que plus les femmes auront eu recours à la pince à épiler, à l’épilateur électrique ou à la cire sur ces zones au cours de leur vie, plus le poil repoussera, car toute traction exercée sur ce dernier stimule le bulbe, la zone matricielle du poil.
Qu’elles soient utilisées pour détruire des poils hormonodépendants ou non, les épilations au laser et par électrocoagulation (électrolyse), qui promettent d’être définitives, sont-elles la solution miracle pour venir à bout de nos poils ? Pour répondre à cette question, il convient, tout d’abord, de comprendre le mode de fonctionnement de ces deux techniques.

Laser ou électrolyse ?

La technique au laser comme celle par électrolyse reposent sur la destruction de zones anatomiques responsables de la repousse du poil. L’épilation par électrolyse consiste à détruire ce dernier par l’envoi d’un courant haute fréquence. Pour cela, le médecin manipule un stylet prolongé d’une sonde thermique d’une épaisseur de deux dixièmes de millimètre. Cette sonde, introduite dans le poil, coagule la papille : elle la détruit à haute température. Le praticien, armé d’une pince à épiler, retire ensuite la totalité du poil, qui se détache sans effort. Cet acte est technique, car certains de nos poils poussent de biais à l’intérieur de la peau. Il faut alors bien suivre leur implantation pour atteindre la papille. 
Dans le cadre d’une épilation au laser, un faisceau lumineux très puissant, composé d’une lumière rouge ou infrarouge, est projeté sur le poil, dont la mélanine absorbe la lumière et la transforme en chaleur. Le follicule pileux, porté à très haute température, est détruit. Vu son mode de fonctionnement, le laser n’est indiqué que si le poil contient de la mélanine ; il est fortement contre-indiqué si la peau est bronzée, car la mélanine de la peau réagit comme celle du poil et occasionne des brûlures. “Tous les types de peaux peuvent être traités, y compris les peaux noires, mais le poil doit être brun ou noir. Il n’y a pas de résultat sur les poils blonds, blancs ou roux”, précise Dominique Debray, médecin lasériste. Pour le patient et les praticiens, une protection oculaire est indispensable.

Un traitement en plusieurs séances, plus ou moins longues

L’une et l’autre technique d’épilation n’est efficace que sur les poils en phase anagène (de croissance), car à ce moment-là le bulbe est rattaché au poil, et donc accessible. En phase télogène (de stabilisation) et catagène (d’involution), le poil, qui reste malgré tout pris dans la peau, est séparé du bulbe. La pousse des poils n’étant pas synchronisée – seule une partie des poils d’une zone est en phase anagène –, il est impossible de les détruire tous en une séance. D’où des traitements qui nécessitent plusieurs passages (de 4 à plus de 10, selon la zone et l’âge de la personne).
Le laser balayant une zone avec son faisceau lumineux, il faut prévoir un quart d’heure par petite zone (aisselles, visage, petit maillot), 30 min pour une demi-jambe et jusqu’à 2 h pour la “totale” (jambes complètes, maillot et aisselles). L’épilation par électrocoagulation exige un temps de passage beaucoup plus long, car le praticien, qui travaille poil par poil, en enlèvera, en moyenne, 200 par demi-heure. Un premier passage pour une demi-jambe peut ainsi prendre, selon la pilosité de la personne, de 3 à 11 h. Les prix varient en fonction de la technique utilisée et de la durée de la séance (voir l’encadré p. 61).
La durée du cycle pilaire et celle pendant laquelle les poils sont en phase anagène déterminent le nombre de séances nécessaire et les délais d’attente entre chacune d’elles. Ainsi, les poils axillaires et pubiens féminins, dont le cycle est de 12 à 18 mois, sont en croissance pendant 3 à 4 mois. Le cycle pilaire des cuisses étant plus court et les poils restant en phase anagène moins longtemps, il faut davantage de séances. Dans tous les cas, après une séance au laser, vous êtes, a priori, tranquille pendant un bon mois.

Une épilation (presque) définitive

En multipliant les séances, aboutit-on à une épilation vraiment définitive, comme le promettent les deux méthodes ? Non, mieux vaut parler d’épilation de longue durée. L’épilation est quasi définitive sur les zones du corps où la pilosité est stabilisée, ce qui n’est pas le cas de toutes. Ainsi, chez les femmes, de nouveaux poils poussent naturellement sur le bas du visage vers la trentaine et à partir de la ménopause. Chez les hommes, la pilosité des épaules et du dos peut apparaître vers 30 ans et se développer jusqu’à 45 ans. Si le traitement a eu lieu avant cet âge, il n’empêchera pas l’évolution de la pilosité programmée génétiquement et par les hormones. Il pourra même l’accélérer.
L’efficacité de l’épilation est également fonction de l’âge : plus on est jeune, et moins on obtient de bons résultats, surtout avec le laser : ils seront très mauvais avant 15 ans, aléatoires avant 20 ans, excellents à partir de 30 ans et généralement complets vers la quarantaine. Autrement dit, les jeunes patients devront se tourner de préférence vers l’épilation électrique. Le plus préoccupant, avec le laser, ce sont les stimulations engendrées par le passage du faisceau sur les zones hormonodépendantes. Si la ­communauté scientifique constate ces stimulations (dans 100 % des cas sur certaines zones comme le dessous des oreilles), elle peine à les expliquer. L’âge est un facteur de risque important de stimulation sur ces zones hormonodépendantes. Plus on est jeune, plus le risque de stimulation est élevé. L’épilation par électrocoagulation est alors la seule qui soit indiquée.

Christine Riste


Mots-clés :

COSMETIQUE , DEPILATOIRE , HYGIENE CORPORELLE




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