Toute l’information juridique et patrimoniale
pour prendre les bonnes décisions
Accueil > Immobilier > Investissement locatif > Comment orienter vos placements en 2010 ?

Comment orienter vos placements en 2010 ?

Comment orienter vos placements en 2010 ?
Janvier 2010
Le Particulier n° 1044, article complet.
Auteur : PELLEFIGUE (Marie)

Après le krach de la fin 2008, l’année 2009 s’annonçait difficile. Les politiques de relance menées par les États conjuguées aux interventions massives des banques centrales ont permis d’éviter le pire. Pour 2010, une croissance économique molle risque de freiner la rentabilité de votre épargne.

La crise des crédits immobiliers subprimes survenue aux États-Unis en 2007 a plongé la finance mondiale dans l’une des plus graves crises de confiance de son histoire (voir les n° 1031 et 1032 du Particulier, p. 20 et 22). Par voie de conséquence, le resserrement des conditions de crédits bancaires consentis aux particuliers a retourné le marché immobilier et une récession mondiale sévère a touché toutes les économies de la planète. L’année 2009 s’annonçait donc très difficile sur tous les plans. Finalement, 12 mois plus tard, le bilan n’est pas aussi catastrophique que la plupart des professionnels le pensaient. Après s’être effondrés, les marchés boursiers mondiaux ont progressé en moyenne de 15 à 20 % depuis le début 2009. Et d’autres placements, notamment les produits à court terme (surtout durant le 1er semestre 2009), ainsi que les fonds obligataires ont permis de mettre l’épargne à l’abri avec une rentabilité correcte, voire même de réaliser de belles plus-values. Cette relative embellie pour ces placements est, en grande partie, due au succès des politiques budgétaires adoptées par tous les États, appuyées par les politiques monétaires interventionnistes des principales Banques centrales. « La réaction des autorités a été rapide et massive, avec des soutiens importants à la croissance, via la mise en place de plans de relance de l’économie », explique Yves Maillot, directeur de l’investissement et de la gestion actions chez Robeco Gestions. « Les Banques centrales, quant à elles, ont toutes abaissé leurs taux d’intérêt entre 0 et 1 % et acheté massivement des obligations d’États, pour permettre aux établissements financiers et aux États eux-mêmes de se financer à moindre coût », ajoute-t-il. Grâce à ces mesures, les pires scénarios ont été évités. « Cela dit, nous avons tout de même traversé une crise historique qui a fait disparaître entre 2 et 10 ans de croissance de l’outil industriel », précise toutefois Romain Boscher, directeur de la gestion à Groupama AM.
Même si le spectre de la dépression économique semble s’éloigner, 2010 ne se profile pas pour autant comme une année de franche reprise. Beaucoup de spécialistes s’interrogent encore sur la force et la durée du léger rebond enregistré fin 2009. « En 2010, la croissance économique sera molle, mais elle sera tout de même positive », pronostique Romain Boscher. Propos confirmés par Yves Maillot, qui précise toutefois que « si les États occidentaux devraient connaître quelques frémissements de croissance, cette dernière sera, en revanche, plus forte dans les grands pays en voie de développement, comme le Brésil ou la Chine ». La raison de ce léger mieux ? La plupart des États ont préféré laisser leurs économies sous perfusion de fonds publics au premier semestre 2010, en prolongeant leurs mesures d’aides – de type prime à la casse, pour soutenir le secteur de l’automobile, ou aides fiscales en faveur de l’accession à la propriété, pour éviter l’effondrement du secteur immobilier. « Par rapport au début de l’année 2009, l’économie va mieux, mais lorsque les mesures de soutien s’estomperont, à partir de la mi-2010, le principal moteur de la croissance cessera en grande partie d’être alimenté », craint néanmoins Stéphane Cadieu, directeur de la gestion à Federal Finance. En outre, l’effet pervers de ces politiques budgétaires est qu’elles créent de très forts niveaux de déficits publics et accroissent la dette des États, déjà colossale auparavant. Ainsi, le niveau de la dette publique en France devrait passer de 77 % du produit intérieur brut (PIB) avant la crise, à 85,4 % en 2010. Et elle devrait atteindre 55 % du PIB, en 2010, aux États-Unis, contre 35 % il y a 3 ans. « En 1929, la somme des dettes publiques, privées et financières représentait 290 % du PIB aux États-Unis et il a fallu 30 ans pour tout solder. À la fin 2008, la proportion était de 350 % ! Cette dette n’empêche pas de vivre, mais c’est un frein à la croissance, car il va falloir la rembourser tôt ou tard », prédit Romain Boscher. Bref, 2010 risque d’être une année de transition, et, sans anicroche majeure, vous ne devriez pas subir d’importantes moins-values sur votre épargne, mais ne devez pas, non plus, espérer de forts taux de rentabilité. Voici les scénarios qui ont le plus de chance de se réaliser pour chaque type de placement.


Mots-clés :

ACCESSION A LA PROPRIETE , ACTION , ASSURANCE VIE , INVESTISSEMENT LOCATIF , LIVRET D'EPARGNE , OBLIGATION , PLACEMENT BOURSIER




Outils pratiques :

Bannière Choix patrimoniaux

Bien choisir votre assurance vie
Un expert vous accompagne pour optimiser votre fiscalité, anticiper la transmission de votre patrimoine et préparer votre retraite

Recommandé par

Votre adresse est conservée par le Particulier, pour en savoir plus / se désinscrire

Bannière Tous simulateurs 1000*104

Bannière e-Particulier