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Grand Lyon, le soutien actif de l’Agence locale de l’énergie

Septembre 2009
Le Particulier Immo n° 256, article complet.
Auteur : PHILIBERT (Maud)

Qui consulter pour se faire bien conseiller ? Définir un plan d’actions à suivre pour la rénovation de sa copropriété nécessite un accompagnement. Questions à Aurélie Pelade et Samir Boukhalfa, respectivement responsable copropriété et directeur de l’Agence locale de l’énergie (ALE) du Grand Lyon.

Comment l’ALE assiste-t-elle les copropriétés ?

A. P. et S. B.  L’ALE est une structure d’intérêt général qui ne vend rien (association loi 1901). Depuis dix ans d’existence, notre association apporte un regard neutre et objectif à tout porteur de projets privés et publics, ainsi qu’aux décideurs locaux. Notre but est simple : aider à mettre en œuvre des projets d’économie d’énergie, de recours aux énergies renouvelables et faire connaître des pratiques et initiatives respectueuses de l’environnement.
Lorsqu’une copropriété nous sollicite, elle bénéficie d’un conseil et d’une assistance pour aller au bout d’un projet de changement de chauffage, d’isolation, d’installation solaire… Depuis trois ans, la demande est de plus en plus forte. La première étape de l’accompagnement consiste à évaluer les consommations d’énergie et la situation de la copropriété en termes de travaux structurants qui pourraient être couplés avec des économies d’énergie (exemple : isoler la toiture au moment où s’effectue la reprise de l’étanchéité ; isoler les murs à l’occasion d’un ravalement de la façade…). La seconde étape permet la mise en relation avec des professionnels pour concrétiser le projet : maître d’œuvre, bureaux d’études, entreprises, artisans. Par ailleurs, l’ALE assiste les copropriétés pour obtenir des aides publiques ou des crédits d’impôts liés à leurs projets de travaux.

Les professionnels sont-ils enclins à travailler avec les copropriétés, et inversement ?

A. P. et S. B. Le mode de décision dans une copropriété effraie en général la plupart des bureaux d’études et maîtres d’œuvre. Ils ne se tournent donc pas naturellement vers la copropriété et attendent d’être sollicités. Mais c’est une tendance qui change, car tout le monde a conscience des enjeux, et des professionnels commencent à développer des stratégies pour aller vers cette cible.
D’autre part, l’approche des copropriétés est plus structurée : mise en place de commissions ou groupes de réflexion, vote de budget d’études ou travaux.
On constate néanmoins des temps de décisions très lents, parfois de plus de cinq ans, ce qui peut rebuter plus d’un professionnel !

Quel type de financement les copropriétés peuvent-elles obtenir pour faire réaliser un diagnostic ?

A. P. et S. B. En Rhône-Alpes, elles peuvent obtenir un financement à hauteur de 70 % sur les études (40 % venant de l’Ademe et 30 % du Conseil régional). Ces aides, qui ne sont pas réservées aux copropriétés « en difficulté », sont revues chaque année, ce qui implique pour la copropriété de mettre régulièrement à jour ses informations avant d’amorcer toute démarche.

Concrètement, combien de copropriétés viennent vous voir ?

A. P. et S. B. Depuis trois ans, l’ALE a sensibilisé 59 copropriétés et en a accompagné 49 autres pour réaliser des études ou des diagnostics de travaux… Parmi elles, citons notamment « Le Mont- Blanc », « Le Grillon », « Grande Terre des Vignes », qui représentent environ 800 logements et qui ont voté différents travaux (changement de vitrages sur toute la copropriété, isolation thermique par l’extérieur, réfection des toitures terrasses, mise en place d’énergies renouvelables…).
D’autres copropriétés se lancent, à travers des PIG, Opah, OPATB et autres dispositifs existant à l’échelle d’un quartier, dans des démarches de rénovation performante. Il y a aussi, comme dans le quartier Sainte-Blandine à Lyon, des réflexions et des études globales qui devraient permettre de développer des opérations expérimentales « d’écorénovation ».
D’autre part, l’ALE aide le Grand Lyon à identifier les leviers qui permettront aux copropriétés de prendre une décision et donc de faire émerger des travaux rapidement.
Par ailleurs, nous avons contribué à la mise en place d’un réseau : « Le réseau des résidences économes en énergie du Grand Lyon » (http://reggrandlyon.free.fr), dans le but d’informer le plus grand nombre. L’ALE a aussi créé un guide à l’usage des copropriétaires désireux de réduire les consommations de leurs logements, disponible sur demande à l’agence, et qui reprend sous forme de fiches pratiques les informations nécessaires à la mise en place d’une démarche de rénovation performante.

A combien revient la consultationd’un bureau d’études ?

A. P. et S. B. Cela dépend du nombre de logements de la copropriété, mais, pour une centaine de lots, il faut compter 8 000 à 10 000 euros en moyenne pour une étude. Cela peut grimper jusqu’à 12 000 euros si le devis est accompagné d’une étude de faisabilité solaire ou d’une thermographie. Pour l’accompagnement en maîtrise d’œuvre des travaux, le montant des honoraires est calculé au prorata de l’enveloppe de travaux (environ 10 % dans la plupart des cas).


Mots-clés :

COPROPRIETE , ECONOMIE D'ENERGIE , ENVIRONNEMENT , TRAVAUX




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