Toute l’information juridique et patrimoniale
pour prendre les bonnes décisions
Accueil > Argent > Bourse > Placements et crédits : les possibles évolutions des marchés en 2004

Placements et crédits : les possibles évolutions des marchés en 2004

Placements et crédits : les possibles évolutions des marchés en 2004
Janvier 2004
Le Particulier n° 972, article complet.
Qu'attendre de vos placements en 2004 ? Les experts semblent avoir confiance dans la croissance économique aux États-Unis. Déjà vigoureuse fin 2003, elle devrait se maintenir grâce à l'énorme déficit budgétaire fédéral. Cette relance, conjuguant baisses d'impôt et accroissement des dépenses militaires, est destinée à soutenir l'activité jusqu'à l'élection présidentielle américaine, à l'automne prochain. Or, cette reprise est bénéfique pour le reste du monde et notamment pour l'Europe, dont elle relancerait les exportations. De nombreuses entreprises revoient ainsi à la hausse leurs prévisions de chiffre d'affaires et de bénéfices pour 2004.

Une progression modérée des marchés boursiers est prévue en 2004.

Ce contexte crée un climat favorable pour les marchés boursiers. Ils devraient donc continuer à progresser en 2004, mais à un rythme modéré : pas plus de 5 % à 10 % en Europe, selon certains experts. Pour deux raisons. D'une part, l'amélioration des perspectives économiques a déjà été prise en compte, du moins en partie, par ces marchés, et explique la hausse enregistrée en 2003. D'autre part, les performances des Bourses européennes, dues à celles de Wall Street, sont atténuées par la baisse du dollar, qui devrait se poursuivre en 2004. Mais, surtout, les marchés boursiers, qui anticipent les bonnes comme les mauvaises nouvelles, pourraient être sensibles à certaines menaces. Aux États-Unis, après l'élection présidentielle, l'importance des dérapages budgétaires risque de rendre indispensable une politique de rigueur qui ralentirait la croissance économique. Pour certains professionnels, cette crainte pourrait perturber les Bourses occidentales au second semestre.

Les taux d'intérêt pourraient remonter.

D'autres analystes évoquent aussi l'éventualité d'une hausse des taux d'intérêt qui, traditionnellement, freine l'élan des marchés d'actions. En effet, les taux à court terme (c'est-à-dire à un an au maximum), influencés par les taux directeurs des banques centrales, sont aujourd'hui à des niveaux historiquement faibles. Dans l'immédiat, si la croissance repartait trop vite, ces banques (et notamment la banque centrale américaine) seraient tentées de les faire remonter progressivement pour limiter le risque d'un retour de l'inflation. Cette hausse – modeste – des taux à court terme améliorerait légèrement les performances des Sicav monétaires et des placements de trésorerie. Mais elle se répercuterait sur les taux d'intérêt à long terme (à 10 ans, par exemple) qui ont déjà augmenté depuis la mi-2003. Or, une nouvelle remontée de ces taux pèserait sur les performances des placements obligataires. Ceux-ci dégagent en effet des plus-values quand les taux d'intérêt baissent (ce fut le cas ces dernières années) et des moins-values quand ils montent. Pour le marché obligataire (hors fonds en €), si, en 2004, les taux d'intérêt restent stables, les placements obligataires – Sicav et fonds communs de placement (FCP) notamment – ne dégageront ni plus-values, ni moins-values : ils rapporteront peu ou prou seulement les intérêts, en fonction des taux du marché (et des frais du placement). Fin 2003, le rendement d'une obligation d'état à 10 ans, la référence du marché, était de 4,50 % par an, par exemple. En revanche, si les taux d'intérêt remontaient, le gain net serait moindre, les intérêts compensant seulement en partie les moins-values sur les obligations les plus anciennes.

L'emprunt risque de coûter un peu plus cher.

L'évolution des taux déterminera aussi le coût des crédits. Les prêts immobiliers à taux fixe, largement influencés par les taux d'intérêt à long terme, devraient donc, au mieux, rester stables, au pire, devenir un peu plus onéreux (pour les nouveaux emprunteurs) si les taux remontaient. Même principe pour les prêts à taux révisable qui, eux, évoluent en fonction des taux d'intérêt à court terme et seraient donc touchés par une éventuelle remontée des taux directeurs des banques centrales.

Mots-clés :

BOURSE , CREDIT , FCP , PLACEMENT BOURSIER , PLACEMENT FINANCIER , PRET A TAUX VARIABLE , SICAV




Outils pratiques :
 

Bannière Choix patrimoniaux

bannier la lettre des placements

Forum bannière

Préparer votre retraite
Faites appel à un expert pour anticiper et compléter vos futurs revenus

Recommandé par

Votre adresse est conservée par le Particulier, pour en savoir plus / se désinscrire

Bannière Tous simulateurs 1000*104

Bannière Simulateur Assurance vie 300*250

Bannière e-Particulier