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Chasser la mérule en passant les surfaces à la flamme et en ventilant

Septembre 2006
Le Particulier pratique n° 316, article complet.
Auteur : ROUSSILLE (Katia)

Des milliards de spores rousses ; Un développement dans l'obscurité ; Traiter la source de l'humidité .

La mérule, un champignon lignivore, se manifeste dans les endroits obscurs et mal ventilés, mais aussi dans les endroits où il y a eu un dégât des eaux, des fuites de couvertures, de “zinguerie”, des fissures, une forte condensation. On le trouve fréquemment au Nord de la France. Comme les autres parasites du bois, il peut être évité ou du moins amoindri par une bonne ventilation. Sa racine est constituée d'un ensemble de filaments appelé mycélium. C'est lui qui détruit le bois en s'en nourrissant.

Le mycélium se propage dans le bâtiment ou d'un bâtiment à l'autre au moyen de filaments plus épais, les rhizomorphes, qui acheminent l'eau et les nutriments, passant partout, même par les joints de maçonnerie. Ils se développent à la vitesse de 4 minutes par jour, toujours par des voies cachées. Lorsque les conditions idéales sont réunies, le mycélium produit une fructification dans un lieu un peu plus éclairé, qui émettra à maturité les spores reproductrices.

Ce champignon est comparable à de la ouate épaisse, à un amas de mousse compacte, alvéolée et plissée sur son pourtour. Il projette dans son environnement plusieurs milliers de spores rousses qui forment une poussière rougeâtre (caractéristique de la mérule) sur le sol. Ces spores assurent la dissémination de l'espèce par le vent, ou par l'homme via la semelle de ses chaussures. Aucune essence des régions tempérées ne lui ­résiste. Ce champignon détruit le bois par hydrolyse de la ­cellulose. Il se transforme en une substance cassante et sèche, ­clivée selon trois plans rectangulaires. Une “pourriture ­cubique” qui anéantit toutes les propriétés mécaniques du bois. On imagine les conséquences sur les poutres porteuses, les planchers ou la charpente. D'autant que ces bois sont déjà la ­pâture des vrillettes, dont la ­présence est en général visible avant celle des champignons.

Le traitement consistera avant tout à supprimer toute source d'humidité et de condensation, et à réaliser une ventilation de l'ouvrage. Les revêtements imperméables seront déposés. Il s'agira aussi de désencastrer les bois des murs et des maçonneries et de passer ces derniers à la flamme pour détruire toute trace du cham­pignon. Il faudra ensuite les brosser, injecter le produit fongicide et passer un insecticide de surface. Le bois ­subira, lui, le même traitement que celui infligé aux insectes à larves xylophages.

Ces travaux doivent être confiés à des entreprises qui ont une connaissance approfondie de ce parasite et des techniques de construction afin de bien cerner l'étendue des désordres, apparents ou cachés, déclarés ou ­latents.

La mérule : avant d'initier un traitement, il faut trouver la cause de l'humidité. Quand la mousse blanche se voit en surface, le champignon a déjà bien détruit le bois. Katia Roussille


Mots-clés :

BOIS , CONSTRUCTION , MAISON INDIVIDUELLE , PARASITE , TERMITE , TRAVAUX




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