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Face aux fissures extérieures, une surveillance régulière

Février 2007
Le Particulier pratique n° 321, article complet.
Auteur : LOISON (Guy)

Reconnaître les plus dangereuses ; Des travaux importants ; Masquer les fissures courantes.

Une fois par an, inspectez en détail vos façades. Les fissures les plus courantes affectent seulement l'enduit, qui se couvre d'un maillage de fêlures très ­fines, appelé “faēenćage” : loca­lement, il se déforme et se décol­le, un phénomène fréquent dans une maison ancienne. D'au­tres soulignent les encadrements des portes et des fenê­tres. Elles sont bénignes tant qu'elles ne traversent pas l'épais­seur du mur et qu'elles ne deviennent pas visibles à l'intérieur de l'habitation. Il suffit d'en suivre l'évolution (voir ci-contre).

En revanche, lorsqu'une lézarde survient brusquement sur toute l'épaisseur du mur ou de la dalle, il faut réagir. Plus elle s'élargit ­rapidement, plus le risque est grand. Mais il n'y a pas de règle précise. Certaines fissures apparaissent, puis progressent par ­paliers, souvent d'une année à l'autre. D'autres s'écartent de plusieurs centimètres en quel­ques jours. Rassurez-vous : sauf dans des cas exceptionnels, la maison ne risque pas de s'écrouler d'un coup. Toutefois, mieux vaut demander l'avis d'un expert. S'il s'agit de fissures relativement modestes, d'une largeur inférieure au millimètre, qui évoluent peu, prenez les conseils d'un maçon. à l'inverse, si elles s'agrandissent vite, contactez votre assureur. Il nommera un expert chargé ­d'évaluer les dégâts, qui préconisera les remèdes à apporter.

Quelle qu'en soit la nature, il est important de réparer les fissures extérieures, qu'elles soient bénignes ou pas. Car, même si elles sont sans danger pour la stabilité du bâtiment, elles ­occasionnent des désordres, laissant, par exemple, s'infiltrer l'eau de pluie.

Pour les lézardes les plus profondes, les travaux à entreprendre concernent la stabilité de l'ouvrage dans son ensemble. Pour y remédier, on ­enfouit des pieux dans le sous-sol, chargés de soutenir les fondations en traversant le terrain affaissé, ou on injecte de la résine, afin de “regonfler” la zone touchée. Ces techniques, particulièrement onéreuses, sont exclusivement du ressort des professionnels. Il n'est pas rare de devoir compter entre 100 000 et 150 000 € pour une maison. D'autres ­mesures complètent l'opération, comme la mise en place de contrefiches ou d'agrafes en croix de Saint-André sur les murs à traiter. Les habitations qui ont nécessité de telles interventions font ensuite l'objet d'une surveillance régulière.

Fort heureusement, dans la très grande majorité des cas, les fissures qui apparaissent ne signa­lent pas un désordre ­important. Il est tout à fait possible de les réparer soi-même, à moins qu'un maçon ne s'en charge avant un ravalement. Les sillons les plus visibles sont grattés et rectifiés pour obtenir des bords réguliers, puis ils sont ­rebouchés avec un mastic élastomère, acrylique ou polyuréthane (Rubson, Sika, Geb...). Quelquefois, à la liaison entre deux murs par exemple, la répa­ration est recouverte d'une bande en fibre de verre, de­ ­façon à la dissimuler sous la nouvelle finition. Quant aux ­fissures les plus fines, elles disparaîtront sous le produit de ravalement. Les formulations ­actuel­les des peintures et des enduits de ­décoration sont suffisamment souples pour les garnir. à condition, cependant, de choisir une peinture adaptée. Certaines, ­assez épaisses, sont conçues, justement, pour recouvrir un enduit ciment microfissuré sans trop passer de temps aux réparations, alors que d'autres exigent que le fond soit en ­parfait état.

Bien entendu, les maćonneries du jardin ne sont pas épargnées par les fissures. Les solutions que nous avons ­indiquées pour la ­réparation d'une façade conviennent également à celle d'un mur de clôture. Les lézardes super­ficielles sont rectifiées, puis rebouchées au mastic avant ­d'être masquées par le revêtement de finition. Attention 

Les murs anciens, montés sans ­ciment – maçonneries à base de terre crue (pisé, adobe...) ou ­mélangées à du mortier de chaux –, sont sensibles aux infiltrations. Vérifiez ­régulièrement l'état de leur couronnement, la rangée de tuiles qui les protègent de la pluie. Lorsqu'il est endommagé, l'eau s'infiltre dans les brèches, et le mur ne tarde pas à s'écrouler.

Si des fissures apparaissent sur un mur de soutènement, leur évolution est à surveiller de près. En effet, elles sont souvent bénignes et dues au vieillissement de l'ouvrage, mais elles peuvent aussi annoncer un glissement de terrain. Il est donc conseillé de nettoyer régulièrement les orifices de drainage.

En ce qui concerne, les fissures qui sillonnent le dallage de la terrasse ou de l'allée, très fréquentes, leur profondeur varie au fil des saisons, ce qui rend leur réparation illusoire. Pour ­autant, ne laissez pas pousser les mauvaises herbes dans les interstices, car ­elles ne font qu'aggraver les ­dégâts.

L'amplitude d'une fissure variant au fil des saisons ou des années, l'installation d'un témoin est indispensable pour connaître avec précision son évolution. Bandes témoins, jauges (Saugnac ; ci-dessus), déformètres (CEBTP) fournissent des mesures précises. $ Lorsque la fissure est profonde, on l'ouvre pour y déposer un fond de joint en mousse polyéthylène, on la rebouche ensuite avec du mastic polyuréthane ou acrylique. Le mastic seul suffit si elle petite.


Mots-clés :

FISSURE , MAISON INDIVIDUELLE , REPARATION , TRAVAUX




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