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Une mise en oeuvre simplifiée dans le neuf mais des constructeurs encore timides

Janvier 2008
Le Particulier pratique n° 331, article complet.
Auteur : LOISON (Guy)

Des fenêtres au ras des murs ; Un matériau porteur et isolant ; D'autres solutions en préparation.

L'ITE se prête particulièrement bien à la construction neuve. Elle est d'ailleurs très utilisée dans les pays d'Europe du Nord depuis plusieurs dizaines d'années. Mais chez nous, la technique “enduit extérieur, parpaing, isolation intérieure” perdure. Pourtant, les principaux inconvénients rencontrés en rénovation, notamment le traitement des points singuliers, sont éliminés dès l'élaboration des plans. Pour les fenêtres par exemple, il suffit de les installer au nu des murs, c'est-à-dire au ras de la maçonnerie du côté extérieur, et de prévoir un tableau légèrement plus grand, de façon que l'isolant de la façade recouvre le cadre dormant, sans perdre de jour. L'isolation est alors continue, sans traitement particulier et sans créer de ponts thermiques.

Toujours pour le neuf, l'ITE entre en concurrence avec une autre technique, l'isolation répartie, qui consiste à construire avec un matériau à la fois porteur et isolant, comme le béton cellulaire ou la brique Monomur. Dans cette comparaison, l'ITE tire avantage d'une mise en œuvre moins compliquée, qui tolère quelques défauts pour la partie maçonnée sans conséquences sur les performances d'isolation. D'autre part, la conception d'un mur composite, avec une maçonnerie exclusivement porteuse et une protection exclusivement isolante, permet, à performances égales, d'en réduire l'épaisseur. À l'inverse, le temps de mise en œuvre est plus long.

Pour l'avenir, les recherches portent principalement sur la réduction de l'épaisseur de l'isolation. C'est l'objectif des panneaux isolants sous vide (PIV). Leur conception repose sur le constat qu'il n'y a pas de meilleur isolant que le vide absolu. Les PIV tentent de s'en approcher en utilisant différentes techniques qui consistent à emprisonner un matériau spécialement traité entre deux parements hermétiques. Au final, 1 cm de PIV est aussi performant que 10 cm d'isolant standard. Les premières applications concrètes voient le jour. Mais ces produits sont encore expérimentaux, très chers, et des doutes subsistent sur leur efficacité à long terme.

Guy Loison

Mots-clés :

CONSTRUCTION , CONSTRUCTION IMMOBILIERE , FACADE , ISOLATION THERMIQUE , MAISON INDIVIDUELLE , TRAVAUX




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