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Rénover un toit typique

Rénover un toit typique
Septembre 2007
Le Particulier pratique n° 327, article complet.
Auteur : FRANCISCO (Sylvie)

Que seraient ces manoirs, ces bastides, ces maisons de maître, ces bâtisses bourgeoises, ces hôtels particuliers, ces anciens corps de ferme, ces pigeonniers, ces moulins qui jalonnent les villes et les campagnes françaises sans leur toit typique ? Entre autres fonctions, la toiture signe l'appartenance à une région, même si l'on rencontre de nombreuses variantes ou exceptions architecturales.

Une déclinaison de formes, de couleurs et de matériaux

Dans le nord de l'Hexagone, où les pluies sont fines mais persistantes, les toits sont généralement très pentus et reposent sur une robuste charpente en triangle. Dans le Sud, a contrario, la pente est faible. La charpente se résume souvent à un assemblage de chevrons et de pannes soutenu par deux murs maçonnés, mais le profil des tuiles est étudié pour évacuer les pluies rares mais violentes. La palette des couleurs varie elle aussi : le Nord se pare de rouge franc, de brun, de gris et de noir ; le Sud est illuminé d'ocre rose et de jaune clair. Pour ce qui est des matériaux, la tuile en terre cuite l'emporte presque partout : elle est plate au nord de la Loire (excepté en Flandre et dans l'Artois, où l'on en trouve en S, héritage espagnol) ; de type canal dans le Sud. Cela dit, l'ardoise reste prépondérante dans l'Ouest (Bretagne, Pays de la Loire). L'Auvergne et les Alpes demeurent acquises à la lause. Quant au chaume, il occupe une place anecdotique dans le paysage français depuis qu'à la fin du xviiie siècle les autorités en ont interdit l'usage pour lutter contre les incendies.

Une rénovation exige le savoir-faire d'un artisan et un lourd investissement

Le Conseil d'architecture d'urbanisme et de l'environnement (Caue) et le service des Architectes des bâtiments de France, les associations de préservation du bâti traditionnel (telles que Maisons paysannes de France) vous indiqueront des artisans compétents. Vous pouvez aussi consulter le site Internet des grands fabricants de tuiles et d'ardoises. Sachez, toutefois, que dans certaines régions, les artisans sont très sollicités : prévoyez entre trois et six mois de délai pour le lancement du chantier, sans compter les pluies du printemps, qui ont engendré des retards. Par ailleurs, intervenir sur une toiture ancienne n'est jamais bon marché : outre l'achat des matériaux, il faut louer un élévateur (près de 300 ¤/jour), voire un échafaudage (environ 100 ¤/jour)... De toute façon, un toit en bon état est indispensable pour protéger l'ensemble du bâti, et constitue une vraie plus-value en cas de revente, la garantie décennale étant désormais transmissible.

Changer de matériau, une opération parfois hasardeuse

Aucune formalité n'est requise si vous faites refaire votre toit à l'identique. En revanche, si vous remplacez le matériau de couverture, vous devez déposer une déclaration préalable de travaux à la mairie de votre commune. Attention ! Un tel changement peut nuire à l'esthétique, être compliqué techniquement (une adaptation de la charpente est parfois nécessaire), impossible d'un point de vue administratif (compte tenu des règles communales d'urbanisme ou des impératifs imposés par les Architectes des bâtiments de France).


Mots-clés :

TOITURE , TRAVAUX




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