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Une cabane perchée ou suspendue pour une propriété arborée

Février 2009
Le Particulier pratique n° 343, article complet.
Auteur : SARGIS (Marise)

Sur pilotis ou suspendue ; Cerclage ou haubanage ; De 6 000 à 85 000 €.

Deux entreprises s'imposent sur ce petit marché, avec des compétences en charpenterie et plus de 50 réalisations à l'actif de chacune. L'équipe de Rêve de cabane accepte d'établir à distance un avant-projet, qui sera communiqué à la mairie, et le facture seulement après déplacement sur le site. Celle de La Cabane perchée se rend sur les lieux dès le départ pour effectuer une étude, dont le prix sera déduit en cas d'accord.

La visite à domicile d'un spécialiste permet de choisir l'implantation et les techniques de construction. à chaque jardin son histoire, et c'est l'arbre qui décide. Le sujet élu est examiné de près – l'état du feuillage, de l'écorce ; s'il y a un doute, une analyse phytosanitaire est pratiquée. De sa morphologie dépendront les systèmes adoptés.

Les cabanes suspendues combi­nent souvent différents dispositifs (colliers métalliques ou câbles par haubanage). Si le jardin abrite un châtaignier, un pin ou un chêne d'envergure, une implantation monotronc est envisageable. Le tronc, voire quelques branches, passe alors au milieu de la cabane ou de la terrasse. Si le terrain ne dispose que d'un bosquet (épicéas, sapins), on optera plutôt pour la cabane multitronc.

L'imagination des entrepreneurs est sans bornes pour bâtir des habitations perchées sur ce principe, avec même plusieurs structures reliées entre elles et dissimulées dans le feuillage. La cabane peut prendre un appui direct sur les branches ou être soutenue par haubanage : la plate-forme flottante tient en l'air par un ensemble de câbles métalliques, gainés de caoutchouc afin de protéger l'écorce, et de tendeurs avec des pas de vis (des ridoirs). Ce procédé, qui rappelle la construction navale, s'intègre très bien dans l'environnement.

Quel que soit le dispositif choisi, le grossissement du tronc et des branches latérales (l'augmentation de leur diamètre) doit être pris en compte au départ, ainsi que le “flexe” de l'arbre, c'est-à-dire son mouvement. Quelques pièces (colliers) s'ajustent environ tous les 2 ans (de 5 à 6 mm par an).

Si aucun tronc n'est suffisamment solide, ou s'il n'y a que des arbres fruitiers trop cassants, un pilotis peut sauver la situation. Et la moindre végétation alentour servira de décorum, au risque, toutefois, de donner un aspect artificiel. Les troncs de jeunes arbres peuvent passer à travers la terrasse. Le pilotis est le système le plus employé, car le moins contraignant.

La Cabane perchée utilise une technique de cerclage très particulière. Le tronc est enserré d'un collier, gainé d'un caoutchouc pour préserver l'écorce. Au niveau de ce collier se déplient des poutres (à la manière d'un parapluie déployé à l'envers) sur lesquelles repose la plate-forme qui soutient la cabane. Aucun standard n'existe puisque chaque arbre implique un modèle unique, nullement reproductible.

La maison dans les arbres est souvent construite en pin douglas et en mélèze, des conifères disponibles en France. Et pour les constructions à une certaine hauteur, qui nécessitent un bois léger, en red cedar (Canada). Ces essences solides, de classe 3, n'exigent aucun traitement, sont imputrescibles, insensibles aux variations hygrométriques, et résistent bien aux intempéries.

L'escalier, droit ou circulaire, a une importance sur le plan de la sécurité, mais aussi de l'esthétique : c'est lui qui stylise l'habitation. Un chêne de 8 m de haut est idéal pour aménager un escalier en colimaçon lamellé collé serpentant autour du tronc ou trônant à côté. Un escalier droit suppose des volées de 4 m entre chaque palier. Et pourquoi ne pas oser une nacelle, à hisser à l'aide d'un treuil... pour garder un œil sur les arrivants ?

Les maisons arboricoles de Rêve de cabane sont construites sur les mêmes principes que les chalets de haute montagne, avec double vitrage, porte isolée, respect de la norme DTU à ossature bois, tuiles en bois, isolants, membrane sous toiture...

Le prix dépend de la hauteur, de la taille et de l'équipement de la cabane. Il faut compter 20 000 € en moyenne, mais une installation plus sophitiquée peut atteindre 85 000 €. L'adjonction d'une salle de bains et de sanitaires implique un budget plus important. Un seul impératif : l'eau et l'électricité doivent être acheminées jusqu'au pied de l'arbre.

Mots-clés :

BOIS , CONSTRUCTION , CONSTRUCTION IMMOBILIERE , TRAVAUX




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