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Un compost à même le sol pour ceux qui ont de la place

Mars 2007
Le Particulier pratique n° 322, article complet.
Auteur : FRANCISCO (Sylvie)

Une méthode ancestrale ; Petit tas deviendra grand ? ; La fourche pour unique outil.

En l'absence d'engrais chimi­ques et d'usines d'inciné­ration, le monde rural a longtemps recyclé ses déchets. De manière simple puisqu'il lui suffisait de verser ses déchets organiques à même le sol, et de respecter quelques règles (indiquées dans les pages précédentes). Cette méthode, réservée à ceux qui disposent de pas mal de terrain et qui n'ont que peu de temps à consacrer au compostage, présente divers avantages : les détritus étant toujours accessibles et visibles, le processus de décomposition se contrô­le aisément ; il n'y a aucune restriction de volume (le tas est extensible, et l'on peut en faire autant que nécessaire) ; la tenue à l'air libre limite les risques d'asphyxie et de pourrissement ; le défaut d'arro­sage est en partie compensé par les pluies périodi­ques ; l'évaporation naturelle restreint les excès d'eau.

Malgré tout, surveillance et brassage réguliers s'avèrent indis­pen­sables. D'autant qu'avec cet­te méthode le compost est à la merci des animaux (chats, chiens, rats, etc.), attirés par les restes de cuisine et les “auxiliaires” qui participent au travail de décomposition (vers, insectes), et que les conditions climatiques (pluie, vent, ­sécheresse ou froid) peuvent contrarier le processus.

Pour commencer, procurez-vous un bac étanche (un saladier en plastique et un couvercle feront très bien l'affaire) et laissez-le à portée de main dans votre cuisine. Jetez-y au fur et à mesure vos épluchures, fruits gâtés, restes de repas, etc. Hachez les plus volumineux (avec votre ­robot culinaire, par exemple) : l'œuvre des micro-organismes s'en trouvera facilitée.

Dehors, choisissez un endroit adapté pour votre futur tas : ni trop prŹs ni trop loin de la maison, afin de combiner commodité d'accès et discrétion. Un lieu bien drainé, à mi-ombre et ą ­l'abri du vent est idéal. Si le sol est friable ou sablon­neux, creusez une fosse de 10 à 15 cm de profondeur, guère plus, sinon vous rencontreriez des problèmes de drainage et d'aération ; tapissez le fond de branches et faites en sorte qu'une partie du tas dépasse de ce trou.

Une fois que votre bac de cuisine sera plein, videz-le à l'endroit prévu. Versez les déchets à même le sol pour qu'ils soient vite colonisés par les vers de terre et les insectes. Recouvrez-les de débris végétaux secs et ­ligneux. L'azote des déchets de cuisine amorcera la décompo­sition, tandis que le carbone des feuilles mortes, brindilles, ­copeaux de bois, etc., empêchera le mélange de pourrir. Voilà 

Il ne vous reste plus qu'à “alimenter” régulièrement votre tas en associant ­détritus carbonés et azotés, déchets humides et secs, résidus fins et grossiers.

Plus le tas sera important, plus il fermentera et se décomposera rapidement. Cela dit, ses dimensions seront surtout dictées par le nombre de personnes qui vivent au foyer.

Mots-clés :

DECHET , JARDINAGE , TRAITEMENT DES DECHETS




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