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OGM : les européens informés mais toujours pas rassurés

OGM : les européens informés mais toujours pas rassurés
Juin 2004
Le Particulier n° 978, article complet.
Le règlement européen sur l'étiquetage des produits contenant des OGM est entré en vigueur dans tous les pays de l'Union le 18 avril dernier. Cette obligation d'information intervient en pleine polémique sur le bien-fondé des autorisations de mise sur le marché délivrées à certains produits OGM.

L'étiquetage des produits OGM obligatoire.

Tous les produits contenant des OGM ou ayant été fabriqués à partir d'OGM, même s'ils n'en contiennent plus de traces, devront désormais comporter une étiquette mentionnant leur présence dans la liste des ingrédients utilisés. De même, les cartes des restaurants ou des cantines seront tenues de les signaler. Le taux maximal toléré de présence accidentelle d'OGM a été fixé à 0,9 %. Seuls les produits issus d'animaux ne sont pas concernés, bien que des OGM puissent entrer dans l'alimentation de ces derniers.

Désaccords croissants chez les experts.

Les Quinze étaient convenus en 1999 de ne pas autoriser la commercialisation d'OGM tant que cet étiquetage (et la traçabilité qu'il implique) ne serait pas mis en œuvre. Maintenant que cette condition est remplie, Bruxelles doit statuer sur une dizaine d'OGM qui attendent leur autorisation de mise sur le marché. Or, les avis sont assez divergents. Concernant le maïs BT 11 de la firme Syngenta, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments et le conseil consultatif de biosécurité belge ont rendu un avis défavorable à sa commercialisation, estimant que des évaluations toxicologiques complémentaires étaient nécessaires. La Commission européenne avait pourtant donné un premier avis favorable sur ce dossier. Réunis en conseil le 26 avril, les ministres européens de l'Agriculture ne sont pas parvenus à un accord. La décision finale reviendra donc à la Commission. Concernant le maïs Monsanto Mon 863, une association française (Crii-gen), présidée par l'ex-ministre de l'Environnement Corinne Lepage, a découvert que l'avis remis par la commission d'experts chargée d'étudier les demandes d'autorisation en octobre 2003 était défavorable. Pourtant, l'Agence européenne de sécurité alimentaire a donné son feu vert le 19 avril dernier. Là aussi, la Commission devra trancher. Des décisions seront donc prises sans que les scientifiques aient pu se prononcer sur les risques des OGM pour la santé.

Mots-clés :

ALIMENTATION , ETIQUETAGE , OGM , ORGANISME GENETIQUEMENT MODIFIE




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