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Bilan : le retour de la radio numérique

Février 2009
Le Particulier pratique n° 343, article complet.
Auteur : LABEY (Pierre)

Depuis plus de 10 ans, la bande FM est saturée, et l'on cherche à améliorer le son de la radio en passant au numérique. De nouveaux essais démarrent.

Il y a 10 ans, le DAB (digital audio broadcasting) faisait ses premiers pas sur le sol français. Les prix exorbitants des récepteurs pour ce format numérique, et le peu de variété des programmes (essentiellement Radiofrance) sonnèrent vite le glas de cette technologie. Les 82 % de Français qui écoutent la radio tous les jours n'étaient pas prêts à changer de matériel, alors que, en moyenne, un foyer compte 6 postes... Le problème est resté entier : la bande FM demeure saturée (6 000 fréquences attribuées en France), et à moins d'avoir un récepteur haut de gamme, il est difficile de capter distinctement plus d'une quinzaine de stations dès que l'on s'éloigne d'une grande ville. De plus, la qualité audio de la FM est bien inférieure à celle du CD, la référence. Par son mode d'émission, la FM est limitée à 17 000 Hz dans l'aigu, contre 20 000 Hz et plus pour les supports numériques. La radio est, d'ailleurs, le dernier média à ne pas être numérique. Seules exceptions, les radios émises par satellite en MPEG2 (plusieurs centaines sur Astra, dont les principales françaises via CanalSat) ou sur Internet en MP3 (plusieurs milliers). L'ennui, c'est que pour les recevoir, il faut un terminal satellite ou une webradio connectée par wi-fi à une box ADSL. Bref, on est loin de l'universalité du récepteur popularisé avec le transistor.

Après l'échec du DAB, de nouvelles concertations ont donné naissance, chez nous, à une norme radio numérique, le T-DMB (terrestrial digital multimedia broadcasting). Ce dernier est dérivé du DAB, mais pas de son évolution DAB+ ni du DVB-T (digital video broadcasting-terrestrial), lequel pourrait être reçu sur les adaptateurs TNT, qui ainsi mémoriseraient, à côté des chaînes TV, bien des radios. Tout cela s'est fait de façon très politique, le lobbying aidant.

Le T-DMB permettra de mettre en pause une émission de radio, et de la reprendre au même point (elle est stockée sur une mémoire interne), le time shifting, cher aux possesseurs d'un enregistreur avec disque dur pour la TV. Les récepteurs seront aussi équipés d'un écran (notre photo) où s'affichera le nom de la station, voire les informations en direct, les artistes diffusés, les pochettes de disques... Déjà employé par les Coréens et les Américains, le système permet de placer jusqu'à 9 radios sur une même fréquence. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a lancé un appel d'offres : 377 dossiers ont été jugés recevables.

Les émissions se feront sur la bande L, indépendamment donc de la bande FM, qui continuera à être exploitée. à l'arrêt des programmes analogiques de télévision (fin 2011), les fréquences de la bande VHF utilisées par Canal+ seront récupérées pour la radio. Les essais vont s'effectuer dans 19 villes (30 % de la population) durant l'année 2009, afin que tout soit opérationnel pour un lancement en fanfare fin 2009- début 2010. Espérons que d'ici là des récepteurs bon marché seront commercialisés.

Pierre Labeÿ


Mots-clés :

RADIO




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