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Comprendre les étiquettes du thé

Comprendre les étiquettes du thé
Avril 2008
Le Particulier pratique n° 334, article complet.
Auteur : BARRON (Edwige)

En France, le thé rivalise désormais avec le café. Il est l'objet d'un vrai consensus, au croisement de deux courants, celui du bien-être et celui, plus hédoniste, de la gastronomie. Le thé noir, fermenté (technique développée par les Britanniques en Inde et à Ceylan), reste majoritaire, même s'il est de plus en plus concurrencé par le thé vert (chinois ou japonais), non fermenté, porteur de valeurs de santé car riche en antioxydants.

Le consommateur devient un connaisseur

Les amateurs se battent pour réserver, six mois à l'avance, un stage de dégustation à l'école du Palais des thés. La ferveur gagne les adolescents, passionnés de mangas et de thés japonais épais comme des lacs émeraude. On s'intéresse non seulement aux terroirs (les “jardins”, par opposition au blend), mais aussi aux dates de récolte, en privilégiant les primeurs (first flush pour le thé noir, ichibancha pour le thé vert japonais). Les thés japonais de printemps, tel le sincha, au parfum de coquillage, ou chinois, comme le très doux Puits du dragon, à la fois végétal et vanillé, sont impatiemment attendus chaque année.

Primeurs et éditions limitées, les deux tendances des thés de qualité

Le Palais des thés (le plus grand réseau de boutiques) offre beaucoup de primeurs et une production de grands crus confidentiels. Mariage Frères, spécialiste des thés parfumés originaux, privilégie une approche ludique avec, chaque saison, des boîtes collectors. Ce fut un thé “bling-bling” à la feuille d'or pour Noël ; c'est un thé sakura ce printemps, célébrant la floraison des cerisiers. Les leaders de la grande distribution, Lipton et Twinings, suivent... avec un peu de retard : ils en sont au thé vert et au blanc, c'est-à-dire juste séché.

Thé issu de l'agriculture biologique

L'Asie ne s'intéresse pas au bio. Ce sont parfois les jardins les plus médiocres qui sont certifiés, pour trouver un débouché à l'exportation comme au Sri Lanka (ex-Ceylan), où le thé, très moyen, a beaucoup souffert, et ne tient pas toujours la comparaison avec des variétés africaines. On commence, cependant, à trouver du bon thé bio : 90 % de la production de darjeeling, cru indien très réputé, est certifiée. C'est intéressant, car il faut savoir que, consommé non lavé, le thé garde des traces de pesticides (surtout s'il s'agit d'un thé de plaine ; en montagne, les insectes se raréfient). Les récoltes de printemps sont moins traitées que celles d'été.

Thé issu de l'agriculture durable

Nous en avons trouvé un seul, le thé Lipton sous label Rainforest Alliance, une certification américaine travaillant avec les multinationales qui garantit la biodiversité.

Thé relevant du commerce équitable (Max Havelaar)

A la différence du café équitable, le thé ainsi homologué est décevant, car les plantations médiocres – c'est le cas de quelques-unes à Darjeeling – utilisent ce biais pour vendre. De fait, ce label a un sens en plaine, où du thé bas de gamme est produit par des saisonniers errants, comme en Chine. Mais dans les immenses et prestigieuses plantations indiennes, l'état impose, sur place, crèches, éducation, médecins, et le label est inutile.

Edwige Barron


Mots-clés :

ALIMENTATION , ETIQUETAGE , THE




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