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Centre • Massif central

Janvier 2005
Le Particulier n° 984, article complet.

Bien que convoitées, les maisons rurales se vendent encore à prix raisonnable. À condition de s'éloigner des axes autoroutiers et d'explorer des secteurs encore peu prisés.

Pour une maison de terroir à prix doux : visez le Centre A 2 heures de Paris, dans un petit village de la Puisaye, en limite de l'Yonne et de la Nièvre, une fermette au potentiel intéressant, à restaurer entièrement hormis la toiture, est à vendre 55 000 €. "C'est l'exiguïté du terrain qui explique ce petit prix. S'il était trois fois plus grand, ce bien serait vendu 10 000 € de plus", reconnaît l'agent immobilier chargé de le commercialiser. De l'autre côté de l'autoroute A77 Paris-Nevers, le Cher, longtemps oublié, regorge de petits biens à restaurer à des prix qui ont toutefois grimpé de plus de 20 % ces 3 dernières années. Dans le Sancerrois par exemple, les fermettes, dont la partie grange reste encore à aménager, trouvent désormais preneur sans difficulté à 100 000 €. Plus au sud du département, autour de Lignières, et dans la vallée de l'Arnon, il est possible de trouver une longère à restaurer avec plusieurs hectares de terrain et même un étang pour un budget similaire. Dans l'Allier, non loin de Bourbon-l'Archambault, une maison de caractère à restaurer de fond en comble, à proximité d'une forêt de hêtres, sur 3 hectares de terrain, vient de se vendre 95 000 €. La région des Combrailles, à l'ouest du Puy-de-Dôme, est également intéressante : un agent immobilier local fait déjà pourtant remarquer que les Britanniques acquièrent, sans en négocier le prix, granges et fermettes à rénover dès lors qu'elles ne dépassent pas 75 000 €. Mais en Creuse et en Corrèze, "les demandes d'acheteurs étrangers, donc les prix, ont doublé en 4 ans", affirme François Vignal, vice-président de la chambre régionale des notaires. Dans les villages du plateau de Millevaches ou dans ceux du sud de la Creuse, on peut toutefois dénicher une belle bâtisse de caractère, avec gros travaux, pour encore 100 000 €. Mais il faut prospecter... Ce phénomène de hausse touche toute la région, selon Lionel Peynet, président de la Fnaim de l'Auvergne. Et de souligner que "les petits prix se trouvent désormais à 40 km minimum de part et d'autre de l'autoroute A75 qui mène jusqu'à Montpellier, et dans des villages difficiles d'accès l'hiver". Par exemple, à l'est de Saint-Flour, vers le Puy-en-Velay, la vallée de Langeac (43) abrite encore des biens à restaurer entre 50 000 € à 100 000 € selon le nombre de dépendances, la vue et les possibilités d'aménagement ultérieur. À l'ouest, dans le Cantal, du côté du Puy de Sancy comme du Plomb du Cantal, une maison auvergnate de 120 m2, partiellement habitable, franchit aujourd'hui la barre des 120 000 €. Les plus grandes surfaces, rénovées dans les règles de l'art, avec dépendances, four à pain, terrain et piscine se vendent 250 000 € : "Les prix n'arrêtent pas de monter, il est très difficile de savoir jusqu'où ils vont aller. Les propriétaires sont de plus en plus gourmands, mais les acheteurs sont de plus en plus nombreux", reconnaît Julien Poignet de l'agence Immo15000 d'Aurillac.


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