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Faire face à des dépenses ponctuelles

Décembre 2003
Le Particulier n° 971, article complet.

Au décès de mon conjoint, nos enfants ont reçu l'argent provenant de la liquidation de ses placements. Faute de réserves financières, comment puis-je faire face à de grosses dépenses ?

Par souci de facilité et de rapidité dans le règlement de la succession du défunt, on utilise souvent en priorité les liquidités dont disposait le couple pour verser aux enfants tout ou partie de la part d'héritage leur revenant, ou le montant des placements que le défunt détenait à son nom, et automatiquement clos par son décès – plan d'épargne en actions (PEA), plan d'épargne populaire (PEP), épargne salariale... De ce fait, après le règlement de la succession, le conjoint survivant est dépourvu des réserves de trésorerie indispensables pour faire face à des dépenses imprévues, comme des soins de santé ou des travaux dans son logement. On admet en général qu'il faut disposer de sommes facilement mobilisables représentant deux à trois mois de revenus, un ordre de grandeur à adapter en fonction de vos revenus (plus ils sont élevés, moins la trésorerie est nécessaire) et de vos besoins. Pour constituer un tel matelas de trésorerie, une première solution est, si vous le pouvez, de faire un effort d'épargne sur les revenus réguliers que vous percevez. Sinon, il vous faudra revendre une partie de vos biens, pour autant que cela soit possible : si, par exemple, vous n'êtes propriétaire que de votre logement actuel, il vous faudra envisager de le revendre pour en acheter un moins cher et dégager ainsi des liquidités. Quelle que soit la façon dont vous aurez reconstitué une réserve de trésorerie, il n'est pas nécessaire de la laisser sur votre compte bancaire, qui ne rapporte rien. Il est préférable de la placer sur un livret d'épargne (Livret A ou Bleu, Codevi), un compte d'épargne logement (CEL), ou des Sicav monétaires. Cependant, ces placements rapportent peu actuellement, de l'ordre de 2 % nets par an. N'y laissez donc que les sommes dont vous pouvez avoir besoin du jour au lendemain, surtout si vous disposez par ailleurs de placements plus rémunérateurs où votre épargne, sans être disponible aussi vite, peut néanmoins être mobilisée en quelques jours. Notamment une assurance vie en euros, pour peu que le contrat autorise les retraits sans pénalités, à plus forte raison s'il a été ouvert il y a au moins 8 ans et que vos retraits ne sont donc plus imposables, dans certaines limites (voir p. 92). Tant que vous n'avez pas besoin de cet argent, il restera investi et rapportera davantage que s'il est placé dans des instruments de court terme. Si vous avez un plan d'épargne populaire (PEP), il peut également servir de réserve, mais dans une moindre mesure car tout retrait entraîne la clôture du plan s'il a lieu avant son 10e anniversaire, ou, au-delà, l'interdiction de faire de nouveaux versements.

Ce qu'il ne faut pas faire

Evitez de verser sur votre assurance vie des sommes que vous prévoyez de retirer peu après, car tout versement supporte des frais et il faut donc le laisser investi assez longtemps pour amortir ces frais. Ce délai est d'un an pour un contrat où les frais d'entrée sont de 4 % et la performance annuelle de 4 % également. C'est pourquoi il faut garder une partie de l'épargne de précaution sur les livrets, sans frais et sans impôts.


Mots-clés :

CONJOINT , SUCCESSION




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