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PERP : ce qu'il faut vérifier avant de souscrire

PERP : ce qu'il faut vérifier avant de souscrire
Juillet-Août 2004
Le Particulier n° 979, article complet.
Trois mois après le lancement officiel des Plans d'épargne retraite populaire (Perp), il est possible de se faire une idée des premiers produits proposés. Au-delà de quelques caractéristiques communes, en effet, les offres diffèrent sur de nombreux paramètres qui, à terme, peuvent se traduire par des écarts sensibles de rente servie à l'échéance du contrat. La plupart sont des contrats d'épargne investis pendant toute la phase de capitalisation, soit sur un fonds unique en euros (le Perp de La Poste, par exemple), soit sur plusieurs unités de compte permettant d'augmenter le degré de sécurité au fur et à mesure que l'échéance de la retraite approche (la part d'obligation augmentant progressivement au détriment de celle des actions), soit encore gérés librement par l'assuré. La Poste fait exception avec Solesio Horizon, un Perp à points où les cotisations sont immédiatement transformées en points de retraite dont on connaît par avance la valeur de service (base de la rente future). Apparemment plus transparent, ce système se révèle dans les faits fort complexe (la valeur du point varie notamment selon l'âge) et au final peut-être moins intéressant qu'un Perp classique bien géré.

Attention aux différents frais.

Le Perp, dont le seuil d'accès est très variable (versement à l'entrée de 30 à plus de 500 €), est soumis à des frais sur versements élevés (jusqu'à 5 %) par rapport à l'assurance vie. Même constat pour les frais de gestion (autour de 0,9 % pour les fonds en euros), deux fois plus élevés que ceux de l'assurance vie. Quant aux frais d'arbitrage, ils sont nuls pour les Perp proposant de 2 à 4 supports différents, mais peuvent aller jusqu'à 1 % pour les autres. Les frais sur rente, eux, sont de deux types. Au moment du passage de la phase épargne à la phase rente, des frais sur encours peuvent être prélevés chaque année sur le capital accumulé. Les frais sur arrérages, eux, peuvent être prélevés soit en une seule fois sur le capital accumulé au moment du passage à la rente, soit chaque année sur le montant de la rente servie. Mais certains établissements ont fait le choix de ne prélever qu'un seul type de ces frais. En fait, il est préférable d'opter pour les formules qui prévoient des frais d'arrérages prélevés chaque année.

Les critères à surveiller.

Dans notre tableau, sauf à La Poste, le nombre de supports d'investissement varie de 2 (chez Axa) à 50 (à la Société générale). Ce point est important, car la diversification des fonds placés reste souvent un gage de bonne gestion sur le long terme pour l'épargnant. Quant à la distribution des bénéfices réalisés sur les placements des cotisations, elle peut être inférieure aux 100 % obligatoires car certains établissements peuvent tout à fait légalement prélever en amont des frais qui atteignent parfois 15 %. Lorsque c'est le cas, la participation réelle aux bénéfices tombe alors à 85 %. Dans l'ensemble, les nouveaux produits proposés sont tous nettement moins intéressants que les contrats d'assurance vie actuels. Nous reviendrons plus longuement sur les Perp dans notre numéro d'octobre.

Mots-clés :

PERP , PLAN D'EPARGNE RETRAITE POPULAIRE , RETRAITE




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