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Focus : les arbres fruitiers qui poussent sur les terrasses

Focus : les arbres fruitiers qui poussent sur les terrasses
Mai 2011
Le Particulier Pratique n° 368, article complet.
Auteur : RISTE (Christine)

Alliant l’utile à l’agréable, les arbres fruitiers en pot séduisent de plus en plus de consommateurs. Quelques conseils avant de se lancer.

S'ils sont présents dans les jardineries depuis une petite quinzaine d’années, ce n’est que depuis 2 ou 3 ans que les arbres fruitiers en pot s’imposent sur les terrasses. Les raisons de ce phénomène ? “Il est valorisant, à titre personnel, de connaître la nature, d’être capable de produire et de récolter, explique Marc Gueguen, directeur de la recherche et du développement jardin chez Truffaut. Cet engouement pour les arbres fruitiers, y compris quand on n’a pas beaucoup de place, s’inscrit dans la tendance du manger plus sain, sans pesticides, et répond à l’invitation gouvernementale de consommer cinq fruits et légumes par jour. Enfin, ces arbres sont recherchés aussi pour leur aspect déco. Ils sont magnifiques tout autant en fleurs, au printemps, qu’à l’automne, avec les couleurs.”

Les variétés naines sont obtenues par hybridation

Ces arbres nains sont obtenus à partir de porte-greffe (souche sur laquelle la variété est greffée) de faible vigueur. Ces derniers limitent la pousse des arbres en hauteur – les fruitiers nains atteignent généralement 1,50 m –, ainsi que celle des racines. “C’est une création par hybridation. Il n’y a donc pas de bidouillage de la carte génétique”, précise Marc Gueguen. Aujourd’hui se cultivent en pot les pêchers, les abricotiers, les amandiers, les pommiers, les poiriers, les pruniers, les mirabelliers et les cerisiers. Sans compter les citronniers, les orangers, les mandariniers et les clémentiniers, qui ne sont pas à proprement parler des espèces naines.

Les fruits sont comestibles, mais pas toujours savoureux

Toutes ces variétés naines sont autofertiles. Pas besoin, donc, d’une seconde variété pour entraîner la pollinisation. Les fruits sont comestibles et font la même taille que ceux d’un arbre fruitier classique. “Un fruitier nain adulte peut donner jusqu’à 10 kg de fruits par an”, précise Jean-Marc Jaegler, formateur et animateur de réseau Botanic. Mais obtient-on des fruits du nord au sud de la France ? Oui, sauf pour les oliviers, les orangers, les clémentiniers et les mandariniers, qui produisent des fruits essentiellement sur la Côte d’Azur. Ces variétés ont, en effet, besoin d’un été long et chaud. Concernant les qualités organoleptiques, le pêcher, l’abricotier et les agrumes sont les plus réussis. Pour les autres, on attend encore une amélioration de leur goût ou de leur texture. Botanic ne vend, d’ailleurs, pas de cerisiers nains.

Au bout de 10 ans, il faut retailler ou replanter dans un jardin

Les fruitiers nains sont vendus dans des pots de 7,50 l, à environ 40 €. Dès l’achat, il convient de les replanter dans des pots de 20 à 25 l. “On peut mélanger du terreau, de la terre végétale – parce qu’elle comporte de l’argile, qui retiendra l’humidité – et du lombricompost pour favoriser l’enracinement et pour que la plante y puise les oligoéléments et les sels minéraux dont elle a besoin”, explique Jean-Marc Jaegler. Par la suite, il est recommandé de lui apporter, à chaque printemps, une dose d’engrais organique. En été, l’arbre peut aussi être stimulé avec ce même engrais toutes les 3 semaines environ. Au bout de 3 à 4 ans, on doit le rempoter ou “au moins retirer de 3 à 4 cm de terre superficielle et la remplacer par un terreau enrichi d’un amendement organique”, conseille Marc Gueguen.
Ces arbres ont une durée de vie d’environ 10 ans. Au-delà, les racines sont trop à l’étroit dans leur pot – y compris les modèles de 80 x 80 cm – et n’y trouvent plus assez de nutriments. Deux solutions s’offrent alors au jardinier : soit couper les racines à l’automne et retailler l’arbre pour le rééquilibrer, une opération délicate ; soit en faire cadeau à des amis qui ont un jardin afin qu’ils le plantent en pleine terre. En leur précisant qu’il restera nain.

Christine Riste


Mots-clés :

ARBRE , FRUIT , PLANTE




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