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Perp : en points, en euros ou en unités de compte, un cadre contraignant

Février 2011
Le Particulier n° 1058, article complet.
Auteur : LEROUX (Eric)

Ouvert à tous, le Plan d’épargne retraite populaire (Perp) est le seul complément de retraite ouvert à tous. Créé par la loi Fillon de 2003, il a séduit seulement 4 % des ménages, selon l’Insee, et reste assez méconnu. Il est vrai que quasiment plus aucun réseau commercial ne le met en avant. Les récents assouplissements dont il a bénéficié (extension des cas de sortie anticipée et retrait en capital possible à hauteur de 20 %) ne devraient pas changer la donne selon les professionnels.
Fonctionnant comme un contrat d’assurance vie, le Perp souffre de contraintes qui n’incitent guère les établissements financiers à le vendre, en particulier la sortie obligatoire en rente viagère. Et il est, en général, pénalisé par des frais d’entrée qui dépassent souvent 4 % et des frais de gestion de près de 1 %. De plus, les actifs financiers, qui représentent l’épargne et les rentes des adhérents, doivent être cantonnés dans un compartiment indépendant, ce qui entraîne une faiblesse des rendements car ils ne peuvent pas profiter des placements anciens – et plus rémunérateurs – détenus par les assureurs.

Les rendements ont souvent été limités (3 % en 2009, dernier résultat connu)

Et ils ne devraient pas remonter, sauf si les taux d’intérêt des obligations repartaient à la hausse ; scénario qui leur serait très favorable. Il existe heureusement certains produits plus performants que d’autres (voir notre sélection). À noter toutefois que le Perp dispose de certains atouts qui lui sont propres. Ainsi, le ­cantonnement de l’épargne la met à l’abri des créanciers de l’assureur s’il fait faillite. C’est une protection importante. De même, du côté des prélèvements sociaux, qui n’ont cessé d’augmenter pour atteindre aujourd’hui 12,3 %, les Perp échappent à toute ponction : seule la rente (par ailleurs imposable sur le revenu) est soumise, à la sortie, aux cotisations sociales des pensions au taux de 7,1 %. Ensuite, les Perp sont transférables d’un assureur à un autre. Cette opération est toutefois longue (au moins 3 mois) et coûteuse, l’assureur délaissé pouvant prélever jusqu’à 5 % du montant de la valeur transférée du plan à titre de pénalité. Enfin, le Perp – au même titre que la Préfon ou le Corem – offre de larges possibilités de défiscalisation, puisque les cotisations sont déductibles des revenus (voir p. 33).
La vraie force du Perp, par rapport aux autres formules de retraite, réside dans son offre de gestion financière. Les sociétés ont conçu différents systèmes qui répondent à l’ensemble des besoins. Les investisseurs avertis, qui souhaitent piloter au mieux leur capital, peuvent opter pour des plans « multisupports », qui comprennent un fonds en euros garanti et des unités de compte évoluant au rythme des marchés financiers, comme dans une assurance vie (mais avec un moindre choix de fonds). L’épargne y fructifie sous forme de capital jusqu’au départ en retraite, où elle est transformée en rente viagère, en fonction de l’âge atteint à ce moment. D’autres plans s’inspirent des régimes de retraite plus classiques et fonctionnent en « points », comme la Préfon ou le Corem (voir p. 83 et 84). Avantage de ce système : il assure une égalité de traitement entre cotisants et rentiers, puisque les points sont revalorisés de la même manière pour tous. Ce n’est généralement pas le cas dans les autres Perp, où les rentes font l’objet d’une gestion spécifique et risquent de ne pas profiter d’aussi bonnes rémunérations que l’épargne.

La sécurité d’une retraite sans risque

Détail intéressant : ces Perp en points sont les seuls à pouvoir s’engager sur un taux de revalorisation minimal de l’épargne : les points achetés intègrent un taux technique (anticipation des bénéfices futurs) de 1,5 % en général, qui augmente d’emblée la valeur des droits à retraite acquis. En revanche, les revalorisations de ces points sont ensuite inférieures à celles d’un fonds en euros, puisque le bénéfice pris par anticipation en est déduit. Au final, leur performance globale est proche de celle d’un fonds en euros (voir tableau p. 30).


Mots-clés :

ASSURANCE VIE , COMMERÇANT , CRDS , CSG , FONCTIONNAIRE , MUTUELLE , PERCO




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