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L'épargne solidaire donne du sens à vos placements

L'épargne solidaire donne du sens à vos placements
Novembre 2010
Le Particulier n° 1054, article complet.
Auteur : LEROUX (Eric)

L’épargne solidaire permet d’engager votre argent au service de la création d’emplois, de la lutte contre l’exclusion et de la préservation de l’environnement. Certes les gains financiers sont limités, mais la plus-value sociale ou environnementale est au rendez-vous.

Financer des projets à forte valeur ajoutée sociale ou environnementale qui ne sont pas irrigués par les circuits classiques de la finance : tel est le principal objectif de l’épargne solidaire. Celle-ci est mise à l’honneur du 3 au 10 novembre à l’occasion de la 3e semaine de la finance solidaire, organisée par Finansol, une association qui promeut la solidarité dans l’épargne et la finance, et qui labellise certains produits. À l’inverse des placements classiques, dont l’objectif essentiel est la recherche d’une rentabilité financière la plus rapide possible, l’épargne solidaire n’a pas fondamentalement vocation à vous enrichir. Elle permet d’apporter des fonds à des organismes qui vont, directement ou indirectement, les injecter dans des missions à caractère social. Ne confondez pas avec les placements dits « éthiques » tels les fonds socialement responsables qui sélectionnent leurs investissements sur la base de critères financiers et extra-financiers : l’impact de l’entreprise sur l’environnement, la politique sociale, la gouvernance, etc. ; ou les fonds « environnement », dont la gestion ne correspond à aucun engagement précis, mais qui sont investis dans des secteurs liés au développement durable : l’eau, les déchets, le climat, l’environnement, l’énergie renouvelable, etc.

Le choix du domaine de solidarité

L’investissement solidaire finance des organismes couvrant des domaines très variés : le logement des personnes exclues (36 % de l’épargne solidaire selon Finansol), la défense de l’environnement (32 %), l’insertion par l’emploi (26 %) et le microcrédit (6 %). Vous pourrez ainsi apporter votre pierre à la construction de logements mis à la disposition de familles exclues du parc social, de résidences pour personnes âgées démunies, à l’achat de terres agricoles exploitées sans produits chimiques. Mais aussi à l’agrandissement de coopératives de produits biologiques, à la création d’entreprises d’insertion dans le secteur des services à la personne, ou encore à la solidarité Nord-Sud via le microcrédit, pour ne citer qu’une poignée d’exemples. Le choix est vaste et votre générosité y trouvera à coup sûr un moyen de s’exprimer.
Elle le pourra d’autant plus que l’épargne solidaire se présente sous plusieurs formes, avec des implications différentes selon les mécanismes retenus. Il existe ainsi des produits dits « de partage », dans lesquels une partie des frais ou des rendements est donnée à un organisme sélectionné par l’intermédiaire financier, pendant que l’essentiel des capitaux est investi de manière traditionnelle. C’est un peu l’homéopathie du solidaire, pour une approche tout en douceur.
Un cran au-dessus, on trouve les fonds solidaires, que l’on peut acheter chez son intermédiaire habituel ou via certaines assurances vie, mais qui figurent aussi désormais dans tous les plans d’épargne d’entreprise (PEE). Ils consacrent de 5 à 10 % des sommes qui leur sont confiées à des financements solidaires, pendant que les 90 à 95 % restants sont investis sur des marchés traditionnels.
Il est, enfin, possible d’aller encore plus loin en investissant directement au capital d’une entreprise solidaire : ainsi 100 % de la somme placée ira effectivement nourrir des projets solidaires de votre choix. C’est un acte militant, mais il est encouragé par des réductions d’impôt très appréciables, qui apportent une rentabilité attractive.

Combien cela va-t-il vous coûter ?

Rien ! Car si l’épargne solidaire n’a pas vocation à vous enrichir, elle n’est pas non plus faite pour vous appauvrir. Dans le pire des cas, vous retrouverez donc à la sortie la somme que vous avez investie, dans le meilleur, vous aurez engrangé quelques gains, modestes, sur la partie solidaire, et réalisé quelques économies d’impôts.
Lorsque les placements s’appuient sur des produits financiers classiques, comme c’est le cas pour certains produits de partage ou les fonds solidaires, le rendement final dépendra surtout de la performance de cette partie classique. Si elle est investie en actions, le risque est important en échange d’un espoir de gains élevés ; si elle est placée en obligations ou produits de taux (monétaires), rentabilité et risque sont au minimum.
Reste que la finance solidaire, encore méconnue de nombre de nos concitoyens faute de véritables réseaux de commercialisation, occupe une place très modeste sur l’échiquier de la finance globale. Selon Finansol, elle draine 507 millions d’euros vers des entreprises solidaires, au travers de 102 placements labellisés. La généralisation des fonds solidaires dans l’épargne salariale a cependant commencé à donner un coup de fouet à la collecte, qui a augmenté de 47 % l’an dernier, et qui devrait encore progresser dans les années à venir.

Eric Leroux


Mots-clés :

ACTION , ASSURANCE VIE , COMPTE A TERME , EPARGNE SALARIALE , LIVRET D'EPARGNE , OPCVM , PLACEMENT SOLIDAIRE




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