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Comparatif : 5 compacts à objectifs interchangeables, des rivaux pour les reflex

Octobre 2010
Le Particulier Pratique n° 361, article complet.
Auteur : HENRI (Benoit)

Le monde de la photographie numérique vit une petite révolution avec l’arrivée, depuis peu, d’une nouvelle famille d’appareils : les compacts à objectifs interchangeables. Avant cela, chaque catégorie avait sa particularité. Les compacts, comme leur nom l’indique, se distinguent toujours par leur très faible encombrement et par leur grande facilité d’utilisation, la quasi-totalité des fonctions étant complètement automatisée. Il s’agit aujourd’hui du gros du marché de l’imagerie numérique, leur prix étant très abordable. Viennent ensuite les bridges, des modèles plus imposants qui offrent une qualité d’image et des possibilités de réglages plus évoluées. Seule ombre au tableau, l’impossibilité de changer d’objectif, car ce dernier, comme sur les compacts, fait partie intégrante du boîtier de l’appareil photo. Arrive enfin la catégorie reine : les reflex.


L’absence de préréglages automatiques sur les reflex et leur prix élevé les destinent plutôt aux amateurs éclairés, et aux professionnels pour les modèles très haut de gamme. Il existe, certes, des packs – boîtier et objectif – à des prix abordables. Il n’en reste pas moins qu’il faudra se résoudre à un certain investissement financier pour s’offrir la panoplie complète d’optiques et d’accessoires (flash, filtres, batterie…).
Boîtier aux dimensions raisonnables, possibilité de changer les objectifs, réglages automatiques et manuels avancés, capacité de filmer en haute définition, excellent niveau de performances, prix relativement abordable… Les compacts à objectifs interchangeables ont donc tout pour séduire ! À ce jour, une poignée de fabricants – Panasonic, Olympus, Ricoh, Sony et Samsung – s’est lancée sur ce marché. Nous avons comparé ces différents modèles pour vérifier s’ils sont à même de supplanter un reflex classique.

Sans l’encombrante visée reflex

De prime abord, ces nouveaux appareils photo numériques ressemblent beaucoup à des reflex. Ils se composent d’un boîtier, d’objectifs interchangeables, d’une griffe pour installer un flash externe. Seul le viseur manque à l’appel. C’est, finalement, ce dernier point qui fait la différence, car ces compacts sont dépourvus de visée reflex. Ce système demande, en effet, l’intégration d’un complexe et imposant jeu de miroirs, pour que l’utilisateur puisse voir dans le viseur une image identique à celle qui sera enregistrée par le capteur. Le bloc optique des compacts étant placé au même niveau que celui du capteur et la visée s’effectuant sur l’écran LCD situé sur le dos de l’appareil, il n’est plus nécessaire d’intégrer ce volumineux dispositif. Les répercussions sur les dimensions du boîtier sont évidentes.

Objectifs plus petits, capteur aussi grand

Le boîtier n’est pas le seul à profiter d’une miniaturisation. Le diamètre des objectifs est, lui aussi, revu à la baisse. Les appareils y gagnent donc en compacité, sans pour autant faire de réels compromis sur la qualité de l’image, la taille des capteurs étant la même que sur les reflex. C’est important pour la lumière et la profondeur de champ.
Notons que, pour le capteur, Ricoh se démarque. Sur les Panasonic, Samsung, Olympus et Sony, seuls les objectifs sont interchangeables. Sur le Ricoh, ce sont le capteur et l’optique que l’on change. On achète donc un boîtier nu, qui ne comprend que le strict minimum – l’écran, le déclencheur, les boutons de commandes, la poignée, le flash – et l’on y installe les unités de son choix, vendues séparément. Chacune de ces unités dispose de sa propre optique, mais aussi de son propre capteur, qui dépend du modèle choisi : CMOS à 10 mégapixels, CCD à 10 mégapixels ou CMOS à 12,3 mégapixels.

Jusqu’à deux fois moins lourd qu’un reflex

Si l’on compare les cotes de nos modèles à celle d’un reflex grand public, l’EOS 500D de Canon par exemple, on se rend compte que de gros efforts ont été faits tant sur le poids que sur l’épaisseur. Les cinq appareils que nous avons sélectionnés oscillent entre 240 g (NEX-3 de Sony) et 360 g (NX10 de Samsung), contre 500 g pour notre reflex de référence. Si la largeur et la hauteur ont, certes, été revues à la baisse, c’est sur l’épaisseur que les progrès sont le plus flagrants. Sur l’EOS 500D, elle dépasse 6 cm, alors que celle des boîtiers compacts à objectifs interchangeables se situe entre 3 et 4 cm en moyenne. Cela s’explique par l’absence du fameux système de visée reflex.

Juste un écran pour cadrer

Ces nouveaux compacts étant dépourvus de visée reflex, c’est l’écran LCD qui tient le rôle de viseur. Il est donc important d’avoir une surface d’affichage confortable et de qualité. Tous les modèles retenus pour ce test sont sur un pied d’égalité en termes de taille : une diagonale de 3 pouces, soit 7 cm environ. Concernant la qualité de l’affichage, le PEN E-PL1 d’Olympus est légèrement en retrait, tandis qu’une mention spéciale est à attribuer au NEX-3 de Sony et au GXR de Ricoh, qui offrent une image vraiment très nette et un excellent rendu des couleurs.
Au début, la visée par l’écran peut paraître un tantinet déconcertante. Il faudra quelque temps pour retrouver ses habitudes et se faire à cette nouvelle technique de prise de vue. Pour les nostalgiques du viseur, le NX10 de Samsung peut être la solution, car c’est la seule référence, aujourd’hui, à être dotée de cet accessoire en standard. Les autres le proposent en option ; il faudra alors le fixer sur la griffe prévue pour un flash externe. Mais, bien sûr, on n’est pas en visée reflex.

Le boîtier à bout de bras

La conception du boîtier est primordiale pour avoir l’appareil bien en main au moment de la prise de vue, d’autant que, du fait de l’absence de visée optique, il n’est pas collé à l’œil, mais tenu presque à bout de bras pour voir correctement l’écran (c’est pourquoi une bonne surface d’affichage est indispensable). La poignée de l’appareil, ainsi que la disposition des boutons ont donc leur importance dans le choix d’un modèle. Le NX10 de Samsung est celui qui offre la meilleure prise en main, même avec un objectif de grande taille. Rien d’étonnant à cela, vu qu’il s’agit du boîtier le plus imposant de notre sélection et certainement le plus proche d’un reflex classique dans ce domaine. Le Ricoh, qui offre le meilleur compromis entre poids et taille, est, à notre avis, le plus facilement manipulable, suivi de très près par l’Olympus. La compacité du Sony est, certes, un atout pour le transport, mais les grandes mains auront un peu de mal à trouver leur place sur le boîtier. C’est aussi le cas du Panasonic, mais pour des raisons différentes. La poignée, située sur le côté droit, manque de volume. La prise en main n’est pas franche, d’où la sensation de laisser échapper l’appareil. Rien de particulier à dire sur la disposition des touches, si ce n’est la petite originalité conçue par Sony. La molette, placée, en général, sur le haut de l’appareil, qui permet d’accéder aux différents modes de prise de vue (automatique, manuel, vidéo…), disparaît au profit d’une fonction intégrée au menu des réglages.

Peu d’objectifs, pour l’instant

Outre l’excellente qualité des images, le succès des reflex tient principalement au large choix d’objectifs disponibles aujourd’hui à la vente. Cela passe du très grand angle fish-eye au téléobjectif le plus imposant, qui permet de prendre des gros plans à de très longues distances. En est-il de même pour nos compacts de nouvelle génération ? À ce jour, il n’y a que trois références d’objectifs présentées dans les catalogues de Sony (18-55 mm, 18-200 mm, 16 mm pancake) et de Ricoh (28-300 mm, 12-50 mm, 24-72 mm). À l’opposé, Panasonic offre sept blocs optiques : 14-45 mm, 45-200 mm, 14-140 mm, 7-14 mm, 45 mm, 20 mm et 8 mm. Samsung et Olympus en proposent respectivement cinq et six (voir l’encadré ci-dessous). Ce choix restreint, en comparaison de celui offert par les reflex, s’explique par le récent lancement de cette famille d’appareils. Il est certain que l’éventail des références va rapidement s’élargir dans les années à venir. Sachez aussi qu’il existe chez chaque constructeur (sauf Ricoh) des adaptateurs qui permettent d’installer les objectifs de leur gamme reflex.

Vidéo HD poussive et son parasité

Les appareils de notre sélection ne se limitent pas à faire des photos, ils sont aussi capables de réaliser des vidéos en HD, c’est-à-dire des images d’une définition de 1 280 x 720 points. La manipulation pour passer du mode photo au mode vidéo est assez simple. Elle s’effectue par le biais d’une molette (Samsung et Ricoh) ou par un bouton qui déclenche automatiquement l’enregistrement (Panasonic, Sony et Olympus). Comme pour la photo, l’écran s’utilise comme viseur, ce qui est, finalement, bien moins contraignant dans ce cas, vu que c’est une habitude que l’on a déjà prise avec les caméscopes.
La qualité des images est correcte, digne d’une caméra numérique d’entrée, voire de moyenne gamme. Mais, dans la majeure partie des cas, l’autofocus peine à suivre le déplacement de l’appareil et se révèle assez lent dès lors que l’on zoome sur un objet. Seul le NEX-3 de Sony tire à peu près son épingle du jeu dans ce domaine, tandis que le GXR de Ricoh montre de véritables lacunes. Lors de nos tests, nous avons relevé un détail qui peut vite devenir désagréable à l’utilisation : pour enregistrer le son des vidéos réalisées, tous les boîtiers sont équipés d’un microphone intégré ; or, si vous jouez avec le zoom, le bruit de l’optique est immédiatement capté sur le film, avec plus ou moins de puissance selon les modèles. Cette nuisance est assez discrète sur le Panasonic et le Sony, un peu plus audible sur le Samsung, et vraiment dérangeante sur l’Olympus et le Ricoh. Le seul remède est de s’offrir un micro directionnel, disponible uniquement en option. Bref, en matière de vidéo, un vrai caméscope fait mieux l’affaire.

Benoit Henri


Mots-clés :

APPAREIL PHOTO , APPAREIL PHOTO NON REFLEX , MATERIEL AUDIOVISUEL , PHOTOGRAPHIE




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