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Une journée pour apprendre les gestes qui sauvent

Une journée pour apprendre les gestes qui sauvent
Mars 2017
Le Particulier pratique n° 432, article complet.
Auteur : HENRI (Benoit)

Savoir adopter la bonne attitude et prodiguer les premiers soins en cas de catastrophe naturelle, d’attentat, d’accident… peut sauver de nombreuses vies. J’ai suivi la formation Prévention Secours civiques de niveau 1.

Début février, Juliette Méadel, la secrétaire d’État chargée de l’Aide aux victimes, indiquait réfléchir à rendre obligatoire la formation aux premiers secours. En mai 2016, le gouvernement avait décerné aux sapeurs-pompiers de France, à la Croix-Rouge française et à la Protection civile  le label de « Grande cause nationale » pour leur initiative commune baptisée « Adoptons les comportements qui sauvent ». Je me suis rendu au siège parisien de la Protection civile pour suivre la formation PSC de niveau 1.

Protéger la victime

En tant que sauveteur, je ne dois surtout par intervenir s’il existe des risques pour ma propre sécurité. Pour que j’agisse, il faut que le danger soit contrôlable, voire complètement maîtrisable, ou que je puisse l’écarter ou le supprimer définitivement. Après avoir délimité de façon visible la zone où l’accident a eu lieu afin d’éviter un suraccident et tout type d’intrusions (de personnes, de véhicules…), je peux utiliser les différents moyens matériels à ma disposition et me faire aider si je ne suis pas seul. Le dégagement d’urgence (voir photo) ne doit être réalisé qu’en cas de danger réel, immédiat et incontrôlable. 

Alerter les secours

Philippe, notre formateur, veut, tout d’abord, nous prouver que passer un appel d’urgence n’est pas si facile. Il faut être clair et précis, ce qui n’est pas toujours évident en cas de stress intense. Si la victime est inconsciente, pas d’hésitations : je préviens les secours immédiatement. Je dois, en premier lieu, communiquer mon numéro de téléphone, puis l’adresse la plus complète possible (étage, code, interphone, bâtiment…) de l’endroit où se trouve la victime. Il me reste alors à décrire très précisément à l’opérateur le type de blessures et leur cause. C’est lui qui me dira quand raccrocher. Si la victime est consciente, je dois lui poser 4 questions : depuis combien de temps se sent-elle mal ? Est-ce la 1re fois ? Est-ce qu’elle a pris des médicaments ? A-t-elle déjà été hospitalisée ? Cela permet au Samu d’envoyer les moyens de secours les mieux adaptés.

Que faire en cas de malaise ?

Lorsqu’une personne fait un malaise, elle ne perd pas forcément connaissance. Il peut donc y avoir un dialogue, un échange d’informations. Je dois lui demander ce qu’elle a, depuis quand elle ressent les douleurs, son âge, si ça lui est déjà arrivé… Généralement, en cas de malaise, le rythme cardiaque a tendance à s’accélérer. Il faut donc le réduire. La position allongée est préconisée si la victime souffre de douleurs à la poitrine, de maux de tête, si elle présente des troubles de la vision ou du langage. Si elle se plaint de douleurs abdominales, elle doit s’allonger, en gardant les jambes repliées. Si elle a du mal à respirer, elle restera assise.

Identifier la gravité  d’une plaie

Avec du maquillage et quelques accessoires, Philippe a simulé une plaie. Si celle-ci est simple, il faut la nettoyer à l’eau et au savon, après s’être lavé les mains. Je peux éventuellement appliquer un antiseptique avant de mettre un pansement. Lorsque la plaie est grave, la victime doit être allongée avec les jambes fléchies si elle est blessée à l’abdomen ; assise si elle l’est au thorax ; allongée totalement en cas de plaie à l’œil (garder les yeux fermés) et de toute autre lésion. Je peux ensuite prévenir les secours.

Comment agir si un bébé s’étouffe ?

Même avec une poupée, cette intervention est impressionnante. Je pose le bébé à plat ventre sur mon avant-bras, en lui maintenant la bouche ouverte avec les doigts. Je lui applique de 1 à 5 tapes dans le dos avec le talon de la main (sans frapper trop fort). En cas d’échec, je le retourne et j’exerce des compressions abdominales, entre le nombril et le sternum, avec 2 doigts.

… Et si c’est un adulte ?

Je lui tape ferment dans le dos, bien entre les omoplates, avec le talon de la main. Je répète ce geste plusieurs fois. S’il ne retrouve pas une respiration normale au bout de la 5e, je me place dans son dos en l’entourant de mes bras. Je pose un poing entre le nombril et le sternum, au niveau de l’estomac, puis je tire franchement en arrière et vers le haut.

Stopper une hémorragie

Je place la victime en position allongée et j’appuie très fort sur la plaie. L’utilisation d’un tissu propre est recommandée quand cela est possible. La compression des vaisseaux sanguins doit stopper l’hémorragie. Faire un garrot est un geste complexe, qui peut entraîner des séquelles. Il ne doit être effectué qu’en cas d’événement grave avec de nombreuses victimes.

Réanimer  une victime

La réanimation cardio-pulmonaire se compose d’insufflations (bouche-à-bouche) et de compressions thoraciques (massages cardiaques). Pour la 1re, je bascule la tête de la victime en arrière, tout en lui pinçant le nez. Je maintiens sa bouche ouverte et j’y applique la mienne largement ouverte pour éviter les fuites d’air. J’insuffle (durant environ 1 seconde) jusqu’à ce que sa poitrine se soulève. Pour le massage, je place le talon d’une main sur la moitié inférieure du sternum, je pose la 2de dessus et je garde bien les bras à la verticale en verrouillant les coudes. Je réalise alors des compressions de 5 à 6 cm de profondeur à une fréquence de 100 à 120 appuis par min.

Bien réaliser la PLS

La position latérale de sécurité (PLS) permet de maintenir libres les voies aériennes supérieures, d’expulser les liquides (sang, vomissements…) et, surtout, d’éviter que la langue ne tombe dans le fond de la gorge. Il est important de s’entraîner en répétant régulièrement les gestes des différentes étapes de la PLS pour les exécuter correctement le jour venu. La PLS ne diffère que dans 2 cas : pour une femme enceinte, le retournement se fait obligatoirement sur le côté gauche afin que certains vaisseaux sanguins ne soient pas comprimés dans l’abdomen ; pour une victime traumatisée, il se fait du côté atteint de façon qu’il soit le moins mobilisé.

Bilan 

Une formation vraiment complète. Il n’est, d’ailleurs, pas toujours évident d’assimiler tout de suite les exercices. Mais les formateurs  ont eu la gentillesse de répondre à toutes nos questions. Le soir,  en rentrant chez moi, je me suis rendu compte à quel point j’aurais été  démuni en cas d’accident, alors que, jusque-là, je croyais franchement  pouvoir gérer la situation. La formation PSC1 m’aura appris qu’il faut être précis dans ses paroles et dans ses gestes pour ne pas perdre de temps,  car dans la plupart des cas, c’est contre lui que l’on joue. Même si ce n’est pas (encore) obligatoire, je pense que chacun devrait faire cette démarche.

 

 


Mots-clés :

SECURITE




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