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Colocations, les prix s’envolent !

Colocations, les prix s’envolent !
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Auteur : SABARLY (Colette)

Si la colocation a le vent en poupe, elle semble être victime de son succès. Les loyers ont, en effet, une fâcheuse tendance à augmenter. De nouvelles règles pèsent sur le contrat de location et la clause de solidarité entre « coloc ». Elles vont peut-être changer la donne.

Juin 2016, Paris Normandie num 47

 

Si la colocation a le vent en poupe, elle semble être victime de son succès. Les loyers ont, en effet, une fâcheuse tendance à augmenter. De nouvelles règles pèsent sur le contrat de location et la clause de solidarité entre « coloc ». Elles vont peut-être changer la donne.

 

Alors que l’Observatoire Clameur faisait état d’une baisse des loyers des locations vides de -1,1% sur un an à fin novembre 2015, la colocation, elle, voit ses valeurs grimper. Selon le Baromètre de la colocation du site Appartager.com, elles s’envolent de 3% sur un an à fin 2015 (+2,29% en 2014). Et ce n’est pas le succès de ce mode de location en région parisienne qui fait monter les loyers. La hausse n’est, en effet, que de +0,7% à Paris. En revanche, en province, la poussée est plus significative : +2,4%. Il faut désormais compter, en moyenne, 459 € par mois pour se loger en colocation, soit 14 € de plus que l’année précédente. Selon les responsables du site, « les agences immobilières ont une part de responsabilité importante dans la flambée des prix de la colocation. Elles pratiquent les tarifs les plus élevés du marché, avec un loyer moyen de 505 €, bien supérieur au loyer national moyen de 459 € ». En 2015, selon ce spécialiste, leurs prix auraient augmenté de 1,6%. Cependant, les colocataires à la recherche d’un remplaçant ont également demandé un loyer de 1,6% plus élevé sur un an que pour le colocataire sortant. Par ailleurs, les propriétaires sont également responsables de la hausse. En effet, si leurs prix restent actuellement les plus bas (443 € en moyenne), ils ont néanmoins augmenté de 2% en 2015.

 

La colocation reste 30% moins chère

Malgré la hausse des loyers, la colocation demeure (peut-être plus pour longtemps) la solution la plus économique pour se loger. Elle serait 30% moins cher qu’une location traditionnelle, toujours  selon le site Appartager.com. D’où l’affluence de la demande. Pour une offre de colocation, 8 candidats seraient en recherche. « Soit 30% de plus qu’en 2014 et 100% de plus qu’en 2012 », indique le site. Les villes de province sont les plus demandées. En tête du classement, Bordeaux (20 colocataires pour une offre), Nantes et Rennes, respectivement à 14 et 13 candidats pour une chambre. Parmi le Top 5 des villes les plus chères, Paris avec 560 €, Annemasse avec 523 €, Cannes avec 517 € ou encore Nice (490 €) et Aix-en-Provence (462 €).

Devant la montée en puissance de la colocation et son manque de reconnaissance juridique, la loi ALUR du 24 mars 2014 a donné une définition à la colocation. Il s’agit de « la location d’un même logement par plusieurs locataires, constituant leur résidence principale et formalisée par la conclusion d’un contrat unique ou de plusieurs contrats entre les locataires et le bailleur ». La loi Macron du 6 août 2015 en exclut toutefois les époux et partenaires liés par un Pacs, mais pas les concubins.

En colocation, le bailleur peut faire signer un contrat unique regroupant tous les colocataires ou un contrat individuel par colocataire. Dans le premier cas, à chaque changement, un avenant est signé avec le colocataire entrant. Dans le second, un nouveau bail est conclu. Le paiement du loyer, des charges et du dépôt de garantie est partagé entre tous les colocataires

 

À savoir

La clause de solidarité permettant au bailleur de réclamer le loyer, les charges et les éventuelles dégradations à n’importe quel colocataire pour la totalité des sommes dues, même s’il a donné congé et s’il n’habite plus le logement, a été modifiée par la loi ALUR.

 

À retenir

Pour tout bail conclu depuis le 27 mars 2014, le colocataire sortant est libéré du paiement du loyer et des charges à la date d’effet du congé si un nouveau colocataire le remplace. À défaut, la solidarité continue à jouer, mais seulement pour une durée de 6 mois.


Mots-clés :

COLOCATION , IMMOBILIER , PRIX




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