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Fin de vie : le médecin peut décider d'arrêter le traitement d'un patient

Fin de vie : le médecin peut décider d'arrêter le traitement d'un patient
10/08/16 à 08:42 par ALEXANDRE (Stéphanie)

Lorsqu'une personne n'est plus en état d'exprimer sa volonté et qu'un arrêt de traitement est souhaitable pour éviter qu'elle se retrouve en situation d'acharnement thérapeutique, le médecin peut, après une procédure collégiale, lui délivrer une sédation profonde et continue, jusqu'à son décès.

Désormais, toute personne dont le pronostic vital est engagé à court terme peut indiquer, dans des directives anticipées, son choix sur l'arrêt des traitements destinés à le maintenir en vie. Il est également possible d'exprimer ce choix, à l'avance, alors que l'on est en bonne santé. À cet effet, le gouvernement propose deux formulaires de "directives anticipées" : l'un pour les personnes atteintes d'une grave maladie ou en fin de vie, l'autre pour les personnes qui n'ont pas de problème de santé au moment de la rédaction du document. 

En l'absence de ces consignes, la volonté de la personne hors d'état de s'exprimer peut être relayée par une personne de confiance. Mais, encore faut-il que le patient ait expressément désigné par écrit cet individu (proche, famille, médecin traitant). À défaut, le praticien doit se tourner vers le médecin traitant du malade, la famille ou les proches pour rechercher "la volonté" du patient.

Hormis le cas où le malade s'était manifesté en ce sens contraire, le médecin peut "renoncer à entreprendre ou à poursuivre des traitements qui lui paraissent inutiles, disproportionnés ou qui n'ont d'autre effet que le seul maintien artificiel de la vie". Cependant, cette décision ne peut être prise qu'en cas "d'obstination déraisonnable", par l'équipe de soins (et non le médecin seul), et après consultation de la personne de confiance ou de la famille.

Lorsque l'arrêt des traitements a été décidé, le médecin peut ainsi recourir à une sédation profonde et continue, provoquant une altération de la conscience, jusqu'au décès. Concrètement, il s'agit d'administrer au patient un analgésique, tout en arrêtant les traitements le maintenant en vie, comme l'hydratation et l'alimentation.

L'utilisation de la sédation profonde peut également être engagée à la demande de la personne de confiance, ou, à défaut, de la famille ou d'un proche.

Stéphanie Alexandre

Liens externes :
  • Décret n° 2016-1066 du 03/08/2016 modifiant le code de déontologie médicale et relatif aux procédures collégiales et au recours à la sédation profonde et continue jusqu'au décès prévus par la loi n° 2016-87 du 02/02/2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie, JO du 5 Contenu accessible uniquement aux abonnés
  • Décret n° 2016-1067 du 03/08/2016 relatif aux directives anticipées prévues par la loi n° 2016-87 du 02/02/2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie, JO du 5 Contenu accessible uniquement aux abonnés
  • Arrêté du 03/08/2016 relatif au modèle de directives anticipées prévu à l'article L. 1111-11 du code de la santé publique, JO du 5 Contenu accessible uniquement aux abonnés

Mots-clés :

MALADE , MEDECIN




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