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Le travail de nuit est risqué pour la santé

Le travail de nuit est risqué pour la santé
23/06/16 à 10:54 par ALEXANDRE (Stéphanie)

Prise de poids, diabète, cancer... Le travail de nuit fait encourir des risques pour la santé, selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail. Face à ce constat, l'organisme demande aux pouvoirs publics de confronter les coûts sociaux liés au travail nocturne aux bénéfices liés à cette pratique.

Un salarié sur six travaille la nuit, habituellement ou occasionnellement (ministère du Travail 2012). Très répandue dans le tertiaire, cette pratique concerne 30 % du personnel de la fonction publique et 42 % de celui des entreprises privées de services. Parmi les professions les plus concernées, on retrouve les conducteurs de véhicules, les policiers et militaires, les infirmières, les aides-soignantes et les ouvriers qualifiés des industries de process. Selon l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail), les personnes qui travaillent entre 21 heures et 6 heures du matin sont soumises à̀ des facteurs de pénibilité physique plus nombreux que les autres, à une pression temporelle plus forte (manque de sommeil, horaires, contraintes de rythmes, délais, etc.) et à davantage de tensions avec leurs collègues ou le public. 

Des salariés plus exposés aux maladies

D'après l'expertise menée par l'Anses, le travail de nuit comporterait des risques avérés sur la somnolence et la qualité de sommeil. Il y aurait également des effets probables sur la santé psychique, les performances cognitives, l'obésité et la prise de poids, le diabète de type 2, les maladies coronariennes (ischémie coronaire et infarctus du myocarde), l'hypertension artérielle et sur le risque de développer un cancer du sein. D'après l'Agence, le travail de nuit augmente aussi la fréquence des accidents sur les lieux professionnels et, de facto, des arrêts maladie.

Avant de préconiser la suppression totale du travail de nuit, l'Anses recommande aux pouvoirs publics de réaliser un état des lieux des pratiques de terrain visant à protéger la santé des travailleurs de nuit (durée maximale de travail quotidienne, temps de pause, repos quotidien minimal, repos compensateur...). Elle réclame aussi une évaluation des coûts sociaux associés au recours au travail nocturne (arrêts de travail, maladies professionnelles, absentéisme, etc.) au regard des bénéfices potentiels de cette pratique.

Stéphanie Alexandre

Lire aussi : Liens externes :
  • Avis et rapport de l'Anses du 22/06/2016 sur l'évaluation des risques sanitaires liés au travail de nuit Contenu accessible uniquement aux abonnés

Mots-clés :

MALADIE , SALARIE , TRAVAIL DE NUIT




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