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Des dérives tarifaires sur le prix des prothèses auditives

Des dérives tarifaires sur le prix des prothèses auditives
29/09/15 à 10:26 par ALEXANDRE (Stéphanie)

Alors que le projet de loi de financement de la sécurité sociale prévoit de réduire le budget des soins auditifs des Français, l'UFC - Que Choisir dénonce la dérive des prix des prothèses auditives pratiqués par les audioprothésistes.

Sur les 6 millions de malentendants français, seuls 1,5 million sont équipés en prothèses auditives. Selon l'association de consommateurs UFC Que choisir, 2,1 millions de personnes y renoncent pour des raisons financières car le reste à charge moyen d'un patient est d'environ 2 200 €, après la partie remboursée par l'Assurance maladie et la mutuelle. Les aides auditives sont effectivement mal remboursées par l'Assurance maladie et les complémentaires santé.

Il faut dire que le prix moyen d'un appareil auditif est de 1550 €, soit une dépense de plus de 3000 € pour un équipement des deux oreilles. Pour l'UCF, l'origine de ces tarifs dissuasifs est à chercher du côté des audioprothésistes, profession qui a le monopole de la distribution des prothèses auditives.

Des surcoûts entretenus par les audioprothésistes

Selon l'UFC que choisir, les audioprothésistes profiteraient de leur situation de monopole pour revendre leurs appareils 4,5 fois leur prix d'achat, réalisant une marge nette moyenne, entre 15 % et 18 %, une fois les divers frais et salaires déduits. D'autant que le prix à régler par le patient inclut l'appareil lui-même et des prestations indissociables comme les réglages initiaux et le suivi pendant la durée de vie du produit de cinq ans. Ce qui revient à payer d'avance une prestation qui ne sera parfois pas utilisée, en cas de cessation de l'activité de l'audioprothésiste, d'arrêt du port de l'appareil ou de décès de l'acheteur.

Par ailleurs, ces professionnels profiteraient aussi du fait qu'ils sont peu nombreux à exercer en France. "En raison de leur faible nombre (3 091 pour des besoins estimés par l'étude à 7 150 professionnels), ils sont en position d'obtenir des salaires deux à trois fois plus élevés que les professions de santé comparables (infirmières ou kinésithérapeutes, à niveau de formation équivalent)", souligne l'UFC.

Pour assainir le marché de l'aide auditive, l'UFC proposer d'augmenter le numerus clausus des études d’audioprothésiste ce qui permettrait de faire face à la pénurie et d'enclencher un "cercle vertueux" qui ferait baisser les prix. L'association souhaite également que l'achat de l'appareil soit dissocié des prestations associées, une mesure déjà acquise depuis l'entrée en vigueur de la loi Macron, reste désormais à l'Assurance maladie doit encore adapter son processus de remboursement, qui aujourd'hui encore lie le matériel etle suivi.

Pour sa part, le syndicat national des audioprothésistes juge l'analyse de l'UFC "biaisée", car truffée de "données incomplètes ou erronées".  Il suggère plutôt d'améliorer le remboursement des appareils auditifs, "dont les tarifs pour adultes n'ont pas été revus depuis 1986".

Stéphanie Alexandre

Liens externes :
  • Étude de l'UFC Que choisir sur le prix des audioprothèses du 28/09/2015 Contenu accessible uniquement aux abonnés

Mots-clés :

MALADE , PRIX , PROTHESE AUDITIVE




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