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Vaccins contre le cancer de l'utérus : un bilan en demi-teinte

Vaccins contre le cancer de l'utérus : un bilan en demi-teinte
14/09/15 à 12:27 par ALEXANDRE (Stéphanie)

Fréquemment pointés du doigt, le Gardasil et le Cervarix, deux vaccins contre le cancer du col de l'utérus, présentent des risques plutôt faibles, selon l'Agence nationale de sécurité du médicament. Cependant, une relation entre l'injection de ces produits et le syndrome de Guillain-Barré, a néanmoins été retrouvée.

7 cancers du col de l'utérus sur 10 sont dus à certains Papillomavirus Humains(HPV). Pour se prémunir de cette infection, les jeunes filles de 11 à 14 ans et, sous conditions, jusqu'à 19 ans, peuvent se voir prescrire du Gardasil et du Cervarix, deux vaccins indiqués pour diminuer les risques de cancer du col de l'utérus, de la vulve et du vagin, mais également des verrues génitales causées par les HPV.

Après le dépôt de plusieurs plaintes déposées par des adolescentes s'estimant victimes d'effets secondaires graves suite à l'injection de l'un de ces vaccins, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) s'est, une nouvelle fois, penchée sur la  relation entre ces produits et la survenue de maladie auto-immune. Selon l'organisme, la réponse est sans appel : les bénéfices attendus du Gardasil ou du Cervarix restent bien plus importants que les risques auxquels ces produits peuvent exposer les jeunes filles. En revanche, la relation entre la vaccination et la survenue du syndrome de Guillain-Barré, une affection neurologique rare et grave, a néanmoins été retrouvée.

Risque de syndrome de Guillain-Barré

Après avoir mené une étude spécifique sur l'incidence des maladies auto-immunes dans la population vaccinée, l'ANSM a estimé que l'association entre l'injection du Gardasil ou du Cervarix et le risque de développer le syndrome de Guillain-Barré est multiplié par quatre après vaccination, ce qui pourrait correspondre à 1 à 2 cas pour 100 000 jeunes filles vaccinées.

Pour rappel, le syndrome de Guillain-Barré est une atteinte des nerfs périphériques caractérisée par une faiblesse voire une paralysie progressive, débutant le plus souvent au niveau des jambes et remontant parfois jusqu'à atteindre les nerfs respiratoires voire ceux de la tête et du cou. Ce syndrome est fréquemment précédé d'une infection et a été rapporté après d'autres vaccins. Il évolue favorablement sans séquelles neurologiques dans la grande majorité des cas chez l'enfant et l'adolescent.

Stéphanie Alexandre

Lire aussi : Liens externes :
  • Rapport de l'ANSM du 01/09/2015 : Vaccins anti-HPV et risque de maladies autoimmunes : étude pharmacoépidémiologique Contenu accessible uniquement aux abonnés

Mots-clés :

PRODUIT DANGEREUX , VACCIN , VACCINATION




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