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Crédit revolving : le danger subsiste pour les consommateurs

Crédit revolving : le danger subsiste pour les consommateurs
11/09/15 à 10:24 par ALEXANDRE (Stéphanie)

La Répression des fraudes pointe du doigt les établissements qui attirent les clients vers des cartes de fidélité assorties de crédits renouvelables. Cette technique,destinée à détourner l'attention du consommateur sur son engagement, engendre des problèmes financiers pour celui qui adhère.

Lors de l'achat d'un réfrigérateur ou d'une télévision, les clients se voient souvent proposer un crédit renouvelable par le vendeur du magasin. Une souscription quasi instantanée, de petites mensualités, et surtout une réserve d'argent permanente sont mis à sa disposition. Le mécanisme a de quoi séduire les clients.

En réalité, le crédit renouvelable, également appelé "crédit revolving", se révèle être un facteur important de surendettement car les mensualités sont facturées à des taux d'intérêt vertigineux. Pour contrer ce phénomène, la protection des emprunteurs s'est nettement renforcée depuis l'entrée en vigueur des lois Lagarde et Hamon. Dorénavant, les professionnels ont l'obligation de proposer un crédit amortissable à la place du crédit revolving, dès que le prix d'achat du bien dépasse 1 000 €. Les contrats de crédit renouvelable qui ne font l'objet d'aucune utilisation pendant 12 mois sont désormais suspendus et ne sont réactivés qu'à la demande de l'emprunteur. En pratique, les offres proposées par les établissements manquent très souvent de clarté, selon les enquêteurs de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence de la consommation et de la Répression des fraudes). Au total, un établissement distribuant ce type de crédits sur dix ne respecte pas la réglementation.

Des offres obscures

Le plus souvent, les professionnels contournent la réglementation en produisant des documents conformes mais les conditions de souscription du prêt restent floues pour les clients. Depuis le développement des tablettes et autres supports numériques, les documents commerciaux sont de moins en moins édités. Quand ils le sont, ces pièces sont données au client en même temps que le contrat, ce qui est tardif pour comparer efficacement les offres.

Le respect des règles en matière de publicité soulève aussi quelques difficultés. Là encore, la DGCCRF dénonce le manque de clarté des offres sur la nature des contrats réellement proposés ainsi que sur les allégations laissant à penser que la souscription de ces produits favoriserait les économies. Le choix du consommateur peut aussi s'avérer difficile devant la diversité des options de crédit qui lui sont proposées. Concrètement, certaines enseignes n'hésitent pas à présenter non pas 2 options de paiement (comptant et à crédit) mais 4 options. À cela s'ajoutent parfois des espaces dédiés à la souscription des contrats trop proches les uns des autres et donc inadaptés à la confidentialité des échanges entre consommateurs et professionnels.

La répression des fraudes indique qu'elle maintiendra sa vigilance pour assurer au consommateur la meilleure information possible en matière de crédit renouvelable.

Lire aussi :

Mots-clés :

CARTE DE CREDIT , CREDIT AFFECTE , SURENDETTEMENT




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