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Le paludisme, le moustique responsable pique seulement la nuit

Juin 2015
Le Particulier Pratique n° 413, article complet.
Auteur : DELFAU (Vincent)

Les risques

Cette maladie parasitaire, transmise par la piqûre de moustiques du genre anophèle, “est potentiellement très grave, voire mortelle selon le type de parasite, si elle n’est pas traitée, avertit le Pr Bouchaud. En Afrique subsaharienne, le risque d’être contaminé, si l’on ne prend pas de précautions, est de 2 à 3 %, soit 1 000 fois plus élevé que dans les autres régions impaludées.” Les pays où le paludisme est présent sont répartis en 3 groupes, selon la fréquence de résistance aux médicaments antipaludiques (renseignements sur les sites mentionnés p. 59). Seul un médecin peut prescrire le médicament antipaludique le plus approprié à votre état de santé et à votre destination. Consultez, de préférence, un praticien ayant une compétence en médecine des voyages, au fait des particularités des pays que vous voulez visiter. Lui seul saura vous indiquer qu’un traitement est indispensable pour un voyage “routard” dans la province chinoise du Yunnan, mais que vous n’en aurez pas besoin si vous restez à Pékin.

La prévention

“En vous mettant à l’abri des moustiques, vous éviterez le paludisme, mais aussi d’autres maladies comme le chikungunya et la dengue, souligne le Pr Bouchaud. Protégez-vous en permanence : le moustique responsable du paludisme ne pique que la nuit, mais celui de la dengue pique toute la journée, surtout en fin d’après-midi.” Portez des vêtements couvrants (pantalons, manches longues, chaussures fermées) éventuellement imprégnés d’insecticide, dormez sous une moustiquaire (elle aussi imprégnée) et badigeonnez-vous de répulsif. Il en existe 3 grandes familles : “Le DEET est efficace, mais corrosif pour les plastiques, il risque d’abîmer lunettes ou bijoux, indique le Pr Bouchaud. L’IR 35/35 est un cran au-dessous en termes d’efficacité. Reste l’Icaridine (ou KBR 3023), qui, grâce à sa nouvelle formulation, a maintenant une texture moins grasse que celle des autres répulsifs.”

Le traitement

Plusieurs molécules peuvent être prescrites pour prévenir le paludisme.
La Malarone (association d’atovaquone et de proguanil) est bien tolérée. Le traitement (un comprimé par jour) ne doit être poursuivi qu’une semaine après le retour. Elle existe en générique, moins cher.
Le Lariam (méfloquine) a l’avantage de ne demander qu’une prise hebdomadaire, poursuivie 3 semaines après le retour. “Les effets secondaires psychiques du Lariam sont souvent évoqués, reconnaît le Pr Bouchaud, mais ils sont, en réalité, très surestimés. Dès lors que les indications sont bien respectées, le risque est faible.”
Les médicaments à base de doxycycline sont, eux aussi, efficaces, et bon marché, mais ils exigent une observance sans faille : un seul comprimé oublié (à prendre une fois par jour jusqu’à 4 semaines après le retour), et l’efficacité de la protection est compromise.


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