Toute l’information juridique et patrimoniale
pour prendre les bonnes décisions
Accueil > Vie pratique > La tourista : l’eau, moins à risque que la viande et le poisson

La tourista : l’eau, moins à risque que la viande et le poisson

Juin 2015
Le Particulier Pratique n° 413, article complet.
Auteur : DELFAU (Vincent)

Les risques

Les symptômes de la tourista sont ceux d’une gastro-entérite classique : selles non moulées et fréquentes, douleurs abdominales, vomissements… Tous les ans, environ 1,50 million de touristes français sont atteints de cette pathologie gênante, mais qui guérit en quelques jours sans complication, dans l’immense majorité des cas. “Sa survenue est directement liée au niveau d’hygiène du pays d’accueil, précise le Pr Bouchaud. C’est en Asie que les risques sont le plus élevés, davantage qu’en Afrique ou en Amérique tropicale : les germes sont différents, et, dans les pays asiatiques, les bactéries sont très virulentes et très résistantes aux antibiotiques. De plus, le comportement des touristes n’est probablement pas le même sur tous les continents. On prend moins de précautions en Asie qu’en Afrique.”

La prévention

Le lavage systématique des mains avant chaque repas et après chaque passage aux toilettes est “le seul moyen de prévention dont on a démontré l’efficacité. Le contrôle de l’alimentation et l’éviction de certains mets sont inopérants, car les voyageurs ne maîtrisent généralement pas ce qu’ils mangent”, précise le Pr Bouchaud. S’il faut éviter les buffets froids, la viande mal cuite et les coquillages, “aucune étude ne prouve que se passer de crudités permet de diminuer la fréquence de la tourista, reprend le spécialiste. Une idée reçue accuse l’eau plus que les aliments alors, que c’est l’inverse. Les bactéries préfèrent la viande et le poisson à la salade et aux légumes, même si ceux-ci ont été lavés à l’eau du robinet. De fait, l’eau courante n’est pas aussi dangereuse qu’on le croit. Là encore, c’est un a priori difficile à bousculer. Par conséquent, il faut dédramatiser : pas de panique si on avale une gorgée d’eau sous la douche, et rien ne s’oppose au lavage des dents”. Privilégiez l’eau en bouteille capsulée, mais si vous devez boire celle du robinet, prenez le temps de l’observer. “Pour que les bactéries soient infectantes, il leur faut s’agréger les unes aux autres. Pour cela, elles ont besoin d’un support. Si l’eau est trouble, avec des éléments en suspension, le support est présent et la consommation est risquée. En revanche, si l’eau est limpide, il y a très peu de risque.”

Le traitement

La réhydratation, essentielle, en alternant liquides sucrés et salés. “N’attendez pas d’avoir soif. Si vous avez soif, c’est que vous êtes déjà déshydraté”, met en garde le Pr Bouchaud.
Les antidiarrhéiques antisécrétoires (Tiorfan) sont utiles pour limiter les symptômes, mais “il faut se méfier de l’Imodium et de ses dérivés, qui peuvent causer une constipation réactionnelle plus gênante que la diarrhée du voyageur”, précise le spécialiste.
Les antiseptiques intestinaux sont sans efficacité démontrée.
Les antibiotiques, souvent inutiles, peuvent contribuer à sélectionner des bactéries très résistantes, que vous rapporterez ensuite en France. Ils doivent être limités.


Mots-clés :

NO INDEX




Outils pratiques :

Réduisez vos impôts
Un professionnel vous accompagne dans vos démarches pour défiscaliser, valoriser votre patrimoine et faire les meilleurs choix de placements

Recommandé par

Votre adresse est conservée par le Particulier, pour en savoir plus / se désinscrire

Bannière Tous simulateurs 1000*104

Bannière Choix patrimoniaux

Forum bannière

 

Bannière e-Particulier