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Des moteurs de recherche pour les plus jeunes

Des moteurs de recherche pour les plus jeunes
Mai 2015
Le Particulier Pratique n° 412, article complet.
Auteur : DELFAU (Vincent)

A peine a-t-on ramassé les œufs de Pâques que, déjà, les grandes vacances se profilent. Bientôt, parents et grands-parents vont déployer des trésors d’inventivité pour occuper les enfants pendant les congés d’été. Nombreux sont les gamins qui demanderont à utiliser la tablette ou l’ordinateur familiaux pour surfer sur internet. En effet, l’étude Junior Connect’ 2015, réalisée par Ipsos, montre que les petits de 1 à 6 ans passent, en moyenne, 3 h 40 sur le Net chaque semaine et les 7-12 ans, 5 h 30. Face à des juniors toujours plus “connectés”, parents et grands-parents sont parfois dépassés, ne sachant comment s’assurer que leurs bambins ne tombent pas sur des contenus choquants lorsqu’ils se divertissent ou préparent un exposé en ligne.

Les filtres des moteurs traditionnels sont peu probants

Les grands moteurs de recherche permettent de trouver quantité d’informations, mais c’est aussi par leur intermédiaire que les enfants  peuvent avoir accès à des images ou des propos inadaptés à leur âge. Pour éviter cela, ces moteurs ­proposent des filtres de recherche qui bloquent, théoriquement, les contenus réservés aux adultes : SafeSearch, sur Google (page google.com/preferences) et Yahoo! (dans le menu Préférences, accessible en cliquant sur la roue crantée dans le coin supérieur droit) ; le filtre “adulte”, sur Bing (bing.com/account/general). Cependant, ces fonctions ne filtrent que les pages contenant des éléments à caractère sexuel explicite. Par exemple, malgré l’activation de ces outils, une recherche avec le mot-clé “Syrie” mène à des images d’atrocités guerrières. Il faut donc se tourner vers d’autres solutions. 

Les moteurs pour enfants sont plutôt des portails de contenu

Les moteurs de recherche destinés aux enfants promettent un Web expurgé de tout contenu inadapté aux petits internautes. Les 5 acteurs principaux de ce marché (voir ci-contre) ne référencent que les sites inclus dans une liste blanche. “Avant d’ajouter un site dans notre base, nous naviguons dessus, nous le notons et le résumons. Et quand un contenu est modifié, le site repart à l’analyse”, assure Grégory Véret, le président de Xooloo. De ce fait, il est matériellement impossible de proposer des millions de références. Xooloo recense environ 12 000 sites ; Takatrouver, 10 fois moins. Dans ces conditions, parler de moteur de recherche semble exagéré. Il s’agit, en réalité, de portails de contenu pour enfants, incapables de rivaliser avec Google, Yahoo! ou Bing. Lorsqu’on lance une requête, le portail n’explore que les pages qu’il a préalablement indexées. Il fournit donc souvent des résultats qui manquent d’à-propos, voire sèche complètement : aucune proposition sur Takatrouver pour les mots-clés “château de Chambord” ; pas davantage sur Kidadoweb avec “Maldives” ni sur Xooloo avec “Botswana”. 

Les moteurs de recherche pour enfants ont connu un engouement il y a une quinzaine d’années. Aujourd’hui, le paysage s’est clairsemé faute d’audience : les 5 références que nous citons sont les seules rescapées. Dans quelques mois, ce secteur devrait accueillir un nouveau venu, Qwant Junior, créé par le français Qwant. Ce moteur exclura les sites inappropriés recensés sur la liste noire établie par l’université de Toulouse et proposera une “liste blanche” de sites éducatifs, enrichie par les équipes de l’éditeur. Il devrait être testé par l’Éducation nationale dans certaines classes de primaire à la rentrée prochaine. Parallèlement, Google a annoncé une déclinaison de ses services : une version destinée au moins de 13 ans. Le géant californien n’a, toutefois, pas communiqué davantage de détails ni indiqué de date de lancement.

Les logiciels de contrôle parental sont les plus efficaces

Les moteurs de recherche, aussi sélectifs soient-ils, ne remplacent pas les garanties apportées par les logiciels de contrôle parental. Ceux-ci fonctionnent sur tous les navigateurs, sont capables de surveiller à la volée et de bloquer le contenu qui apparaît à l’écran. À vous de décider ce que vous voulez laisser accessible et de choisir des plages horaires pendant lesquelles l’utilisation de l’ordinateur ou de la tablette est autorisée. Un système de rapport d’activité vous permet de garder un œil sur les sites visités par votre bambin en votre absence. Reste qu’il est toujours possible qu’un site échappe à cette belle machinerie, que votre enfant devine votre mot de passe et désactive le contrôle… Certes, tous ces outils sont une aide, mais seule votre présence auprès de vos internautes en herbe est réellement efficace. Vous leur apprendrez ainsi à profiter des ressources pléthoriques qu’offre le Web, en toute sécurité.

Vincent Delfau


Mots-clés :

ENFANT , INTERNET , SECURITE




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