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Assurance vie : même moins rentable, elle reste un placement incontournable

Janvier 2015
Le Particulier n° 1104, article complet.
Auteurs : FERRON (Aurélien), LEROUX (Eric), VALIN-STEIN (Valérie)

Poids lourd de 1 500 milliards d’euros, l’assurance vie reste le placement préféré des Français. Mais, pour doper la performance de votre contrat, il est temps de vous intéresser aux fonds en euros de nouvelle génération, voire de diversifier votre investissement dans des unités de compte, plus risquées.

L’érosion des fonds en euros devrait se poursuivre

Les fonds en euros garantis, qui recueillent la majorité des sommes investies en assurance vie, continuent à voir leurs performances s’éroder. Après avoir rapporté 2,80 % en moyenne en 2013, leur rendement moyen devrait s’établir entre 2,20 et 2,40 % en 2014 (les taux ne seront connus qu’en février ou mars). Les assureurs continuent à souffrir de la baisse des taux des obligations dans lesquelles ils investissent. La plupart choisissent également de ne pas distribuer l’intégralité des revenus et plus-values encaissés pour gonfler leurs réserves. L’objectif ? Être en mesure de soutenir les performances des fonds en euros dans les années à venir et affronter une éventuelle remontée des taux d’intérêt obligataires qui pourraient pousser les épargnants à sortir des fonds en euros aux rendements inférieurs et, donc, contraindre les  assureurs à vendre leurs obligations à perte. C’est le message qu’a fait passer aux assureurs Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, en leur demandant de mettre en réserve une partie des gains procurés par les fonds en euros en 2014 pour préserver l’avenir (voir Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France : une assurance vie au plancher).

Mais les fonds en euros resteront des placements attractifs en 2015, d’autant qu’il en existe des versions encore performantes (voir Quelle allocation choisir pour ne pas être perdant sur 5 ans ?). Les épargnants ont aussi pris la mesure de l’érosion du rendement des fonds en euros et commencent à se tourner vers les supports en unités de compte. Certes, le capital n’est plus garanti, mais ils sont potentiellement plus rentables. L’année 2015 sera aussi marquée par la distribution de nouveaux fonds, les « euro-croissance » (voir Fonds euro-croissance : ne vous précipitez pas sur ces tout nouveaux produits).

Fiscalité. Aucune modification à signaler cette année. Les plus-values des contrats d’assurance vie sont taxées à l’impôt sur le revenu ou, au choix de l’épargnant, à 35 % pour un retrait avant la fin de la 4e année suivant l’ouverture du contrat ; à 15 %, de la 5e à la 7e année. Après 8 ans, elles bénéficient d’un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple marié), l’éventuel excédent étant taxé au taux réduit de 7,50 %. S’y ajoutent les prélèvements sociaux de 15,50 %. L’assurance vie bénéficie aussi d’avantages lors des successions (voir tableau de bord).

Nos conseils

◗ Continuez à privilégier les fonds en euros traditionnels pour leur sécurité. Même si leur rentabilité risque de descendre autour de 2 % en 2015, il n’existe pas de produits d’épargne offrant la même sécurité, avec une disponibilité permanente et une fiscalité aussi douce. Mieux vaut vous recentrer sur les fonds en euros les plus rentables. Sont attendus en haut de la fourchette les contrats gérés par des associations ou distribués par internet, ceux proposés par les banques et les assureurs traditionnels restant, vraisemblablement, à la traîne. Nous ferons un point complet sur les rendements 2014 des fonds en euros dans le numéro de mars du Particulier.
◗ Intéressez-vous aux fonds en euros dits « opportunistes » qui cherchent à investir dans des placements alternatifs (actions, produits structurés, obligations à haut rendement) pour dégager des rendements supérieurs à ceux des fonds en euros traditionnels. Ils sont surtout proposés par des assurances vie en ligne (Suravenir Opportunités chez Fortuneo Vie, LinXeAvenir, Euro Exclusif chez Boursorama Vie) et en gestion de patrimoine.
◗ Découvrez les fonds en euros immobiliers. Relativement récents, ces fonds en euros jouent la carte de la pierre, plutôt que celle des obligations. Ils figurent depuis 3 ans sur le podium des fonds les plus rentables, tout en apportant la sécurité et la disponibilité propre à ce type de supports. Le plus performant est jusqu’ici Sérénipierre, de Primonial et Suravenir, qui a rapporté 4,15 % en 2012 et 2013. Ces fonds immobiliers devraient conserver une longueur d’avance, car l’immobilier d’entreprise rapporte historiquement plus que les obligations. Ces fonds sont, cependant, assez rares et la plupart d’entre eux sont proposés en gestion de patrimoine, avec des frais élevés. Une exception : le fonds Netissima, présent dans de nombreux contrats en ligne assurés par Generali. Pour y accéder, l’épargnant doit cependant, en parallèle, investir un minimum de 20 % en unités de compte sans garantie sur le capital.
◗ N’abandonnez pas les fonds à gestion active. Ces fonds en euros (Eurocit’ de La Mondiale, Elixence de Generali, Euro Dynamique chez Neuflize Vie…) placent, chaque début d’année, de 20 à 30 % de leurs encours dans des actions ou des placements diversifiés et gèrent cette partie selon la méthode dite du « coussin ». Ces positions sont maintenues ou augmentées tant que les marchés progressent ; elles sont réduites, voire soldées, en cas de baisse. Leur résultat dépend donc principalement de la bonne ou de la mauvaise tenue des marchés boursiers, mais sans faire courir de risque aux épargnants, car le capital est toujours garanti, tout comme les intérêts cumulés au fil du temps. Après avoir brillé en 2013 (jusqu’à 4,7 % de rendement), la plupart des fonds à gestion active ont souffert en 2014, mais cela ne remet pas en cause leur intérêt à long terme. Reste que, comme les fonds immobiliers, ils sont encore peu répandus et sont surtout proposés dans des contrats de gestion de patrimoine, lourdement chargés en frais.
◗ Diversifiez prudemment. La baisse des fonds en euros traditionnels est inéluctable. Les épargnants qui cherchent à valoriser leur épargne à moyen ou long terme ont donc intérêt à s’intéresser aux supports en unités de compte de leur contrat, sans garantie. Le choix est vaste, avec des niveaux de risque très variables : il faut donc bien examiner le niveau de risque des supports proposés dans votre contrat, et choisir ceux qui correspondent à vos attentes et à la durée de votre investissement. Si vous avez 5 ans devant vous, vous pouvez reproduire l’allocation présentée dans l’encadré p. 28. Une alternative est de s’intéresser aux fonds « patrimoniaux », investis prudemment en Bourse, et en mesure de rapporter de 4 à 6 % par an, sans prise de risque excessive (voir Assurance vie : 12 fonds patrimoniaux pour doper votre contrat).

◗ Intéressez-vous aux contrats « Vie génération ». Ces tout nouveaux contrats peuvent permettre d’alléger les futurs droits de succession. Mais ils s’adressent seulement aux détenteurs de gros patrimoines âgés de moins de 70 ans (voir Vie-génération : un allégement de la fiscalité grâce à trois nouveaux contrats d’assurance vie).

À découvrir
Les fonds en euros « opportunistes », investis en immobilier ou à gestion active.

À tenter
La diversification de son contrat via la souscription d’unités de compte risquées, mais potentiellement performantes.

À éviter
Les fonds en euros traditionnels les moins rentables (aux taux inférieurs à 2,20 %
en 2014).

Mots-clés :

ASSURANCE VIE , BOURSE , COMMERCE , DUFLOT , FCP , FONDS A FORMULE , FONDS A PROMESSE




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