Toute l’information juridique et patrimoniale
pour prendre les bonnes décisions
Accueil > Immobilier > Location > Immobilier : le marché locatif reste en berne

Immobilier : le marché locatif reste en berne

Immobilier : le marché locatif reste en berne
10/09/14 à 11:03 par ALEXANDRE (Stéphanie)

65 % des 20 plus grandes villes de France par le nombre des habitants voient les loyers pratiqués en baisse ou lorsqu'ils progressent, c'est à un taux inférieur à l’inflation. En résumé, le parc locatif se dégrade, les propriétaires bailleurs n'étant pas incités à faire des travaux de rénovation.

Les loyers du secteur privé ont progressé en moyenne de 0,7 % depuis janvier 2014, sur l'ensemble du territoire selon l'observatoire Clameur. Un taux équivalent à celui de l'inflation. Toutefois, à y regarder de plus près, dans la plupart des grandes villes, la hausse des prix à la location est inférieure à l'inflation, à commencer par Paris, Bordeaux, Marseille ou Montpellier. Seules Lyon, Le Mans et Nice tirent leur épingle du jeu avec une progression des loyers proche de 1 %.

Cet état de fait, notamment dû à une baisse des loyers pratiqués pour les studios et les "1 pièce" (-0,6 % sur un an), n'est pas compensé par la légère hausse des prix des 2 pièces (+0,5%). En revanche, les quatre et cinq pièces enregistrent une hausse de 2,6 et 2,9 %, respectivement.

De moins en moins de déménagements

Face à la montée du chômage et à un pouvoir d'achat en panne, les ménages renoncent à changer de logement. Paris (17,1%) et Marseille (14,8%) affichent même des taux de mobilité particulièrement bas. Et si la limitation des frais d'agence insérée dans la loi Alur pourraient changer la donne, ce ne sera qu'après le 15 septembre, date d'entrée en vigueur de la mesure,  soit deux semaines avant la rentrée universitaire. Par ailleurs, le nouveau dispositif d'encadrement des loyers ne devrait être appliquée qu'à Paris, selon le plan de relance du logement présenté par Manuel Valls, Premier ministre.

Même si les loyers progressent peu, ils restent particulièrement élevés pour les plus jeunes. Le dernier bilan de l'Unef (Union nationale des étudiants de France) montre que le poids du logement représente 55 % du budget étudiant, ce qui oblige un tiers d'entre eux à travailler à temps plein.

Au final, la tendance est défavorable avec une dégradation de l'ensemble du parc locatif (voir : Le marché immobilier de la location est en berne).

En conséquence, les bailleurs, qui peinent déjà à trouver des locataires, sont de moins en moins enclins à réaliser des travaux sur leurs biens. Pour preuve : après des gros travaux, les loyers sont revalorisés de plus de 13 % en moyenne, alors que sans rénovation, le logement présenté au nouveau locataire est loué à un prix 2,5% inférieur à celui payé par l'ancien occupant.

 Stéphanie Alexandre

Lire aussi : Liens externes :
  • Etude de Clameur du 09/09/2014 : les loyers à fin août 2014 Contenu accessible uniquement aux abonnés

Mots-clés :

LOCATION , LOYER , TRAVAUX




Outils pratiques :

Bannière Choix patrimoniaux

Bien choisir votre assurance vie
Un expert vous accompagne pour optimiser votre fiscalité, anticiper la transmission de votre patrimoine et préparer votre retraite

Recommandé par

Votre adresse est conservée par le Particulier, pour en savoir plus / se désinscrire

Bannière Tous simulateurs 1000*104

Bannière e-Particulier