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Forêts, un nouveau souffle

Forêts, un nouveau souffle
Juin 2014
Le Particulier Immobilier n° 309, article complet.

Selon le dernier indicateur portant sur les forêts, ce produit de niche, valeur refuge par excellence, reprend des couleurs.

La valeur des forêts hexagonales a gagné 1,6 % en 2013, pour reprendre ce qu’elle avait perdu un an plus tôt, selon le bilan dressé fin mai par la Société forestière de la Caisse des dépôts et la Fédération nationale des Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (FNSafer). Un rebond explicable en partie par le redressement de la filière bois française, qui a vu son cours grimper de plus de 10 % en 2013. Le coût d’un hectare de forêt frise désormais en moyenne les 4 000 €. Mais toutes les parcelles ne se valent pas : la fourchette des prix s’échelonne entre 620 € et 11 100 € l’hectare, plus fréquent pour les forêts se trouvant au nord du Bassin parisien, les plus chères (plus de 6 000 € en moyenne). Quant aux volumes, les ventes progressent (+ 1,8 % en 2013), dopées par l’engouement pour les petites surfaces (moins de 10 hectares), qui ont connu, depuis 2007, une envolée de 20 %. En 2013, ce sont 1 200 hectares qui ont ainsi changé de mains dans l’Est, près de 2 500 hectares dans le Sud-Ouest, soit une croissance de 9 % dans ces deux régions. « C’est la recherche de bois de chauffage qui explique en partie ce phénomène. Et non pas, comme on pourrait le supposer, l’instauration en 2010 d’un droit de préférence au profit des propriétaires forestiers voisins. Ce droit est applicable aux parcelles boisées de moins de 4 hectares. Or, les transactions réalisées depuis cette date ont surtout porté sur des biens dont la superficie est comprise entre 4 et 10 hectares », relèvent les auteurs de l’étude. En revanche, les grosses parcelles d’au moins 100 hectares pâtissent d’une contraction importante des ventes, en recul de 30 % en un an, leurs propriétaires préférant jouer la carte de la valeur refuge. Au total, 106 500 hectares ont trouvé preneur en 2013, soit l’équivalent de 1 % du parc privé français. Un niveau qui reste soutenu sur un marché peu liquide. Le profil des acquéreurs ? En majorité des personnes physiques, agriculteurs et particuliers. Mais le créneau est de plus en plus convoité par des institutionnels, des banques et des assurances, dont la part a gagné 10 % depuis 2005 pour atteindre 41 % des acquisitions.


Mots-clés :

FORET , PLACEMENT FONCIER , PRIX , TERRAIN AGRICOLE , TERRE AGRICOLE




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