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Louer votre résidence principale pour financer vos vacances

Juin 2014
Le Particulier n° 1098, article complet.
Auteurs : ERB (Patricia), VALIN-STEIN (Valérie), ARTINIAN (Ariane)

Un aspect de la loi Alur est passé presque inaperçu. Il s’agit d’offrir aux propriétaires de résidences principales, habitant dans les communes de plus de 200 000 habitants et celles de la première couronne parisienne (départements 92, 93 et 94) la liberté de louer leur logement. « Les propriétaires peuvent louer tout ou partie de leur résidence principale à des touristes sans avoir à demander d’autorisation de changement d’usage, ni à faire de déclaration en mairie », explique Maud Velter, directrice associée de Lodgis, un réseau d’agences immobilières spécialisées dans la location meublée. Ce qui a le mérite de clarifier une situation sur laquelle la législation demeurait, jusqu’à présent, assez floue. Les bailleurs désirant louer des logements meublés dans les zones citées ci-dessus, mais qui ne constituent pas leur résidence principale, restent, en revanche, soumis à un formalisme strict (voir Locations meublées de plus en plus encadrées, mais encore intéressantes).

Louer de longues durées est préférable

La loi vous autorise désormais à louer votre résidence principale (art. 2 de la loi du 6.7.89)jusqu’à 4 mois par an. Dans la mesure du possible, si vous êtes, par exemple, retraités et que vous passez tout l’été dans votre résidence secondaire, mieux vaut louer pour de longues périodes. Les tarifs sont, certes, un peu moins élevés (de 15 à 20 % en moyenne) que ceux demandés pour de courts séjours, mais le risque de dégradations est bien moindre ! Pour trouver des locataires, adressez-vous à une agence spécialisée ou inscrivez-vous sur un site d’annonces comme Abritel ou Homelidays (comptez 150 € pour 4 mois de parution).

Un formalisme juridique réduit

Les locations meublées saisonnières ne sont pas soumises à l’encadrement des loyers. Vous pouvez, par conséquent, fixer librement vos tarifs. Cependant, n’oubliez pas que, même pour une location saisonnière, vous devez signer un contrat de location et fournir certains documents : le diagnostic de performance énergétique (DPE), l’état des risques naturels et technologiques (ENRT) ainsi que les diagnostics amiante (pour les appartements uniquement) et plomb. Enfin, prévenez systématiquement votre assureur. Et vérifiez que vos locataires, via leur contrat multirisque habitation (MRH), bénéficient de la garantie dite « villégiature ». C’est souvent le cas des Européens. Sinon, demandez-leur d’en souscrire une pour le séjour. Une fois ces formalités accomplies, vous pourrez, par exemple, louer un appartement avec 2 chambres autour de 900 à 1 000 €/mois aux portes de Paris et de 1 500 à 2 000 €/mois dans la capitale.

Ariane Artinian, Patricia Erb, Valérie Valin-Stein


Mots-clés :

GESTION LOCATIVE , INTERNET , INVESTISSEMENT LOCATIF , LOCATION , LOYER , MARCHE IMMOBILIER , PLACEMENT IMMOBILIER




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