Toute l’information juridique et patrimoniale
pour prendre les bonnes décisions
Accueil > Vie pratique > Consommation > Bilan : des débouchés pour les petits objets de collection

Bilan : des débouchés pour les petits objets de collection

Bilan : des débouchés pour les petits objets de collection
Février 2014
Le Particulier Pratique n° 398, article complet.
Auteur : POZNANSKI (Roselyne)

Pas question de jeter une collection, même sans grande valeur marchande. D’autant qu’il existe de nombreuses pistes pour s’en séparer.

Faute de place ou lorsque la passion s’émousse, une collection, même composée de petits objets (capsules de bouteilles de champagne, fèves, dés à coudre, pin’s, étiquettes de boîtes de camembert, taille-crayons, jetons de caddie, cartes de téléphone…), peut vite devenir encombrante. Comment faire pour s’en séparer avec dignité, eu égard aux heures passées à la constituer ou à la mémoire du proche qui l’a léguée ? En effet, s’il est relativement facile de céder à des professionnels spécialisés ou à de fervents collectionneurs des objets prisés – pièces de monnaie, timbres ou figurines anciennes en porcelaine, par exemple –, il n’en va pas de même des collections qui n’ont ni cote ni valeur autre que celle que leur accordent des passionnés.

Se faire une idée du prix en furetant sur les sites internet

La première stratégie consiste à mettre à profit internet pour évaluer le prix global de sa collection ou celui de quelques pièces que l’on pressent recherchées pour leur rareté, leur intérêt historique… C’est, il est vrai, un travail de fourmi tant les sites d’annonces accueillant des collections sont nombreux. Il faut les explorer un à un pour tenter de trouver des objets ressemblant le plus possible à ceux dont on souhaite se séparer : même éditeur, même thème, même année de fabrication, etc.
Parfois, on a une bonne surprise ; par exemple, des flacons de parfum miniatures, y compris de fabrication récente, s’échangent aux alentours de 10 €, voire davantage s’ils sont accompagnés de leur emballage d’origine en parfait état. Quelquefois, on est déçu : la plupart des pin’s qui s’arrachaient au début des années 1990 ou des télécartes qui faisaient florès dans les années 1980 connaissent aujourd’hui une désaffection. Ils sont proposés à la vente sur des sites généralistes (leboncoin.fr, notamment) ou spécialisés (delcampe.fr, par exemple) à quelques centimes d’euros à peine. D’autres fois, il y a très peu de propositions de ventes. C’est le cas des étiquettes de camembert, pour lesquelles l’échange entre tyrosémiophiles prime encore.

Mettre sa collection en vente sur plusieurs portails en ligne

Seconde étape : repérer les circuits les plus opportuns pour céder sa collection. Certes, on peut choisir de faire ses débuts sur un site généraliste, d’envergure nationale, où il n’y a rien à débourser pour passer une annonce (leboncoin.fr, ebay.fr, priceminister.com…), mais il ne faut pas s’en tenir là. En effet, en moins d’une semaine, une annonce est noyée sous le flot incessant des nouvelles propositions : leboncoin.fr enregistre, chaque jour, 900 000 annonces dans l’onglet réservé aux collections. Par conséquent, pour que l’annonce reste visible le plus longtemps possible, il faut également la publier sur des portails spécialisés, tels delcampe.fr, multicollect.com ou info-collection.fr. On peut aussi la passer sur des sites thématiques – consacrés aux auto-collants, aux buvards, aux boîtes d’allumettes, aux jeux à gratter… –, à condition de sélectionner ceux qui présentent un réel intérêt. En effet, beaucoup n’étant pas mis à jour régulièrement, ils ne sont consultés que par un nombre de visiteurs relativement modeste. Le portail inter-collections.com permet de repérer plus facilement ceux qui “tournent”. Il fonctionne à la manière d’un annuaire ; y sont regroupés par thèmes de nombreux sites de collectionneurs particuliers et de professionnels, aussi bien revendeurs que fabricants.

Aller à la rencontre des amateurs dans les salons 

Pour multiplier ses chances de céder sa collection à un aficionado, il faut aussi fréquenter les salons thématiques (vieux papiers, cartes postales…), ainsi que les bourses et les rencontres multicollections qui se tiennent un peu partout en France. Quelques sites, comme francecartophilie.fr ou brocorama.com, les répertorient. Pour y exposer sa collection, on doit réserver, des semaines à l’avance, une table ou quelques mètres linéaires (parfois payants) auprès des organisateurs. Il peut être intéressant de participer également aux brocantes et aux vide-greniers régionaux (vide-greniers.org). Ici, tout est affaire de rencontres : on y croise des collectionneurs, mais aussi toutes sortes de professionnels. Ainsi, une collection de sous-bocks ou de bouchons en liège de grands crus, dès lors qu’elle est mise en valeur, peut séduire un restaurateur qui souhaite apporter une touche originale à la décoration de son établissement. Il en est de même de collections très visuelles : porte-clés, magnets, etc. Enfin, moyennant une cotisation annuelle modique (25 € par exemple pour le Club tyrosémiophile de France), il est possible d’adhérer à un club ou à une association de collectionneurs, ce qui permet d’être en relation directe avec les passionnés.

Roselyne Poznanski


Mots-clés :

JEU , LOISIR




Outils pratiques :

Vous aimerez aussi
Préparer votre retraite
Faites appel à un expert pour anticiper et compléter vos futurs revenus

Recommandé par

Votre adresse est conservée par le Particulier, pour en savoir plus / se désinscrire

Bannière Tous simulateurs 1000*104

Bannière Choix patrimoniaux

Forum bannière

 

Bannière e-Particulier