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Focus : taxi traditionnel ou voiture avec chauffeur

Focus : taxi traditionnel ou voiture avec chauffeur
Novembre 2013
Le Particulier Pratique n° 395, article complet.
Auteur : HENRI (Benoit)

Apparues il y a quelques années, les voitures de tourisme avec chauffeur menaçaient le monopole des taxis dans les villes. Le gouvernement a tranché. Le client va-t-il tirer parti de la nouvelle réglementation ?

En 2012, la France occupait la première place du classement mondial des destinations touristiques, Paris et ses monuments y étant pour beaucoup. Paradoxe à la française, notre capitale est certainement l’une des villes qui offrent le plus faible nombre de véhicules de transport – taxis et voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) confondus –, de deux à trois fois moins que Londres ou New York. Notre pays compte pourtant quelque 50 000 chauffeurs de taxi (artisans, indépendants, locataires et salariés), dont plus d’un tiers (entre 17 000 et 18 000) à Paris. Seulement, leur effectif évolue très peu, les taxis français étant soumis à une réglementation stricte, qui les oblige à acheter une licence pour exercer. Elle coûte entre 200 000 et 400 000 €, suivant les villes, et est attribuée avec parcimonie, la corporation défendant un numerus clausus afin d’éviter la dilution de la clientèle. Malgré plusieurs tentatives d’ouverture du marché, notamment celle préconisée par le rapport Attali en 2008, il n’y a eu que très peu d’avancées, les taxis professionnels voulant conserver leur chasse gardée. Néanmoins, contournant le monopole, les sociétés de VTC sont apparues en 2009. Elles proposent des véhicules avec un service haut de gamme, réservables sur un smartphone grâce à la géolocalisation, à un tarif, en moyenne, supérieur de 20 à 30 % à celui d’une course de taxi.

Des mesures favorables aux taxis

D’un côté, les taxis, qui doivent s’endetter pour acquérir leur licence. De l’autre, de jeunes entreprises – n’ayant, certes, pas les mêmes droits – qui n’ont qu’une centaine d’euros à débourser pour être en conformité avec la loi. Le cocktail est explosif. Les deux protagonistes se livrent une véritable guerre de communication depuis des mois.
Les ministères de l’Intérieur et du Tourisme viennent de trancher, largement en faveur de la corporation des taxis. À partir du 1er janvier 2014, les VTC devront observer un délai de 15 minutes entre la réservation et la prise en charge du client, même s’il s’agit d’un abonné (voir : Fin de l’attente pour les voitures avec chauffeur). Une première version prévoyait l’annulation de ce délai si l’usager était enregistré auprès d’un service de voitures avec chauffeur. Le texte final ne l’admet que si le client est pris en charge devant un hôtel haut de gamme ou un salon professionnel.
Cette mesure va mettre un coup d’arrêt au secteur des VTC, d’autant qu’elle est accompagnée de la création d’un délit de racolage : une VTC “chargeant” un client qui l’a hélé sur la voie publique est passible d’une sanction. Dans le même temps, le ministère de l’Intérieur a validé la mise en circulation de 1 000 nouvelles licences de taxi pour la région parisienne. Ces chauffeurs devront travailler principalement durant les moments de très forte demande.

» 3,9% de hausse sur le prix des taxis en 2014 (Le Particulier)

Benoit Henri


Mots-clés :

TAXI




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